Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport de Sofia vers 14h30 avec Wizz Air, un vol direct depuis Lyon. Pas de douane compliquée, mais la file d'attente pour le contrôle d'identité nous a fait perdre 20 minutes. Taxi jusqu'à l'hôtel Balkan Garni (Rue Neofit Rilski, 16€ pour 7km). La chambre sentait fort la cigarette froide, malgré le panneau « non-fumeurs ». Nous l'avons changée sans problème. Le premier jour, levés tard, nous avons traîné dans la vieille ville. Nous nous sommes perdus en cherchant la Basilique Sainte-Sophie (entrée gratuite, construite en 527). En passant devant la Cathédrale Aleksander Nevski, un homme nous a proposé des faux billets d'entrée pour le musée : galère numéro un. Nous avons continué. La place devant la cathédrale sentait bon le mais grillé et le charbon de bois — des vendeurs ambulants en proposaient pour 3 BGN pièce. Nourriture et MarchésLe Marché aux Femmes (Zhenski Bazar) nous a époustouflés. C'est vraiment chaotique, bruyant, avec des vendeurs qui crient les prix en bulgare. Nous y avons mangé un Banitsa (pâte feuilletée aux œufs et fromage frais) chez une vieille femme, encore chaude à 1,50 BGN. Ensuite, à la Taverne Hadjidraganov (Rue Lavele, 34), nous avons commandé un Shopska Salad (tomates, concombre, oignon, fromage blanc — 6 BGN) et une Kebabcheta (brochette grillée de viande hachée — 12 BGN). La viande était juteuse, assaisonnée fortement au paprika. Le prix du vin était étonnamment bas : un verre de Mavrud (rouge du sud) coûtait 4-5 BGN au bar. Nous avons dîné au restaurant Panorama (étage supérieur, vue sur la ville) : steak de porc avec sauce aux champignons, frites et salade — 35 BGN pour deux plats. Qualité honnête, portion généreuse. Transport et CôteBus régulier n° 84 depuis la gare routière Avtogara Serdica jusqu'à Nessebar (20 BGN, environ 3h30 de trajet). Le bus était climatisé mais malheureusement il s'est arrêté une heure à Stara Zagora pour une « raison mécanique » jamais expliquée. Moment gênant : nous avons dû avancer notre réservation d'hôtel par SMS. À Nessebar, petite ville côtière, nous avons loué une chambre chez Anya Guesthouse (Rue Meshta, 50 BGN/nuit). La propriétaire parlait un anglais approximatif mais était chaleureuse. Nous nous sommes baignés à la Plage du Vieux Nessebar : eau à environ 21°C en septembre, ciel gris. Une douzaine de touristes seulement. Nous avons mangé du poisson frais grillé dans une petite taverne sans enseigne officielle (le propriétaire nous l'a recommandé depuis la plage) : dorade entière — 28 BGN. Goût iodé intense, chair délicate, pressée de citron local. Monastères et Détails de la RouteNous avons visité le Monastère de Rila depuis Sofia en excursion organisée par notre hôtel (60 BGN par personne). Levés à 5h du matin. La route de montagne serpente et sent l'épicéa. Le monastère date de 927, les murs sont couverts de fresques représentant des scènes bibliques en couleurs vives — rouge, bleu, or. L'atmosphère était recueillie, silencieuse. Un moine nous a dit quelques mots en français : occasion rare et touchante. Nous avons payé l'entrée 5 BGN. La galère numéro deux : notre bus de retour s'est trompé à une bifurcation et nous a laissés à Sofia à 19h30 au lieu de 18h. Le chauffeur s'en fichait. Nous avons raté notre réservation au restaurant Lavash (19h30). Vie Nocturne et Impressions FinalesLe bar Oblak (Rue Tsar Shishmain, 13) avait de la bière locale Zagorka à 4,50 BGN. Atmosphère jeune, rock en fond sonore. La piste de danse sentait la sueur et la bière renversée. Rien de transcendant, mais sympa pour parler avec des locaux. La Bulgarie nous a frappés par ses contradictions : une ville en transition (bâtiments neufs près de ruines communistes), des gens réservés au premier contact mais sincères ensuite, une cuisine généreuse et bon marché. Nous n'avons pas vu les arnaques touristiques majeures qu'on redoutait — sauf cette tentative de faux billets.
Les bons plans repérés sur place.
Monastère de Rila au lever du jour (5h du matin) — fresques du IXe siècle intactes, accès 5 BGN
Marché aux Femmes (Zhenski Bazar) pour des fruits secs et banitsa fraîche : chaos garantis, 1,50-3 BGN
Taverne Hadjidraganov, Rue Lavele : kébabcheta grillée vraiment savoureuse, 12 BGN
Nessebar vieille ville : musée archéologique dans une maison ottomane, 10 BGN, vue mer depuis la rue pavée
Bar Oblak pour Zagorka locale (4,50 BGN) et conversations en anglais approximatif avec étudiants
Photos — Sofia / Nessebar
Et au final.
Dix jours trop courts pour vraiment connaître. Sofia est une capitale en chantier, pas aussi radieuse qu'on l'imagine, mais Nessebar et Rila nous ont laissé des souvenirs concrets. Bémol : la fiabilité des transports est approximative, et l'anglais n'est pas systématique en dehors des zones touristiques.
