Comment ça s'est passé.
Levé à 6 h 30 à l'hôtel Radisson Blu Sofia pour attraper le bus 84 vers la Cathédrale Sainte-Sophie avant la foule. Il faisait déjà 28 °C et l'odeur de café turc s'échappait des petits kiosques le long du boulevard Tsar Osvobuditel. À l'intérieur, silence presque complet—juste le bruit de mes pas sur le marbre. Les icônes byzantines nous ont fixés pendant une bonne demi-heure. Moment étrange, serein. Sofia, c'est petit, chaotique, avec des façades soviétiques à côté de cafés branchés. On a mangé un grillé de porc (shopska pljeskavica, environ 8 euros) au restaurant Banya Bashi, installés dehors au comptoir. Les Bulgares à côté de nous parlaient fort, on ne comprenait rien, on riait de nos mines perdues. Le lendemain, bus de nuit vers Plovdiv avec Flixbus (20 euros, trajet de 2 h 30). Arrivée à 8 h du matin, épuisés mais le ciel était rose au-dessus de la Vieille Ville. Odeur de pain chaud partout—les boulangeries ouvraient. Plovdiv nous a plu davantage que Sofia. Plus petite, moins touristique, les rues pavées de la Vieille Ville (Starata Varoš) grimpaient sec. On a grimpé jusqu'à la Mosquée Jumaya (fermée ce jour-là, galère), mais l'amphithéâtre romain juste à côté valait le coup. Beaucoup de monde, oui, mais on pouvait s'asseoir sur les gradins et regarder les toits s'étendre jusqu'aux montagnes. Déjeuner chez Trakiya—miseria maison, feuilles de raisin farcies au riz et à la viande, parfait contre la chaleur, 6 euros avec un verre de rakia (eau-de-vie locale, très forte, attention). Le coup dur : on avait réservé un bus pour Nessebar le 15 août (Assomption), jour de congé bulgare et jour où toute la côte devient folie. Le bus a été annulé sans prévenir. On s'est retrouvés à la gare routière de Plovdiv en essayant de trouver une alternative, l'air conditionné en panne, des familles entières qui criaient après les chauffeurs. Finalement, on a pris un minibus privé (14 euros par personne, double du prix normal), route en zigzag pendant 4 h. Le chauffeur écoutait une chanson techno bulgare en boucle. Nessebar, c'était quand même beau malgré la foule. Petite presqu'île avec des maisons aux façades colorées, certaines datant du XVe siècle. On dormait à l'Apollonia Hotel (chambre étriquée, 50 euros la nuit). L'Église de St-Étienne sentait l'encens et la poussière, vitraux à moitié cassés mais intact. Plage de Sunny Beach juste à côté : sable gris, eau trop chaude (31 °C en surface), et des parasols de location tous les 2 mètres. On a pris un café au bar de la plage, un vrai rip-off (6 euros pour un expresso), mais la terrasse était sympa, vent de mer. Le soir, restaurant de poisson Kapitanska Sreshta, moules à l'ail (midii s cheshn) vraiment savoureuses, 10 euros, on a mangé dehors en regardant les gens passer. À Sofia, avant de partir, on a traîné au marché des femmes (Zhenski Bazar), mélange dingue de vendeurs, odeur de fruits écrasés et de détergent. On y a acheté du lokum (pâte de fruits turque) de mauvaise qualité pour 2 euros, juste pour faire. Le Musée d'Art national de Sofia méritait une visite (7 euros), mais c'était un peu vide le mercredi après-midi. Gare centrale (Centralna Zheleznodorna Gara), architecture pseudo-noble des années 1960, quand on est repartis en train pour l'aéroport.
Les bons plans repérés sur place.
Cathédrale Sainte-Sophie à Sofia, arriver avant 7 h du matin pour éviter les groupes
Amphithéâtre romain de Plovdiv (accès libre depuis la rue, Starata Varoš)
Restaurant Trakiya, Plovdiv : miseria maison et rakia locale (6-7 euros)
Presqu'île de Nessebar, les églises byzantines et les ruelles du XIVe siècle
Marché des femmes (Zhenski Bazar) à Sofia, pour voir la vie locale, tôt le matin
Photos — Sofia, Plovdiv, Nessebar
Et au final.
La Bulgarie, c'est pas ce que tu découvres en 10 jours de circuit. Sofia manque de charme urbain comparé à d'autres capitales des Balkans, les attractions principales restent un peu éparpillées. Mais Plovdiv et les gens qu'on a croisés valaient vraiment le voyage—moins chers, moins touristiques que la Grèce ou la Croatie. La côte en été : à éviter.
