Comment ça s'est passé.
Dimanche 12 avril, 5 h 30 du matin à Roissy. Vol Iberia IB6250 avec 45 minutes de retard avant même le décollage—on croise les doigts pour la correspondance à Madrid. On arrive à Séville vers 12 h 30. La gare Santa Justa sent le café bon marché et les toilettes mal aérées. On prend le bus urbain ligne 32 direction le centre-ville (1,40 €). L'air y est déjà chaud, sec, presque poussiéreux. L'hôtel Amadeus, calle Farnesio, s'avère un choix avisé : chambre sans fenêtre, mais on paie 65 € la nuit et le staff parle un anglais acceptable. On dépose les sacs et on fonce vers la Plaza de España. À 14 h, c'est blindé de touristes. On mange les premières croquetas de jamón (4 € pour trois) dans un bar miteux rue Betis, juste face au fleuve Guadalquivir. Le goût salé du jambon ibérique, on le sent encore dans la bouche deux jours après. C'est dingue. Les galères commencent à CórdobaLundi matin, train Renfe Avant à 8 h 00 de la gare Santa Justa. Deux heures jusqu'à Córdoba. On paye 28 € l'aller simple. On arrive gare-gare à 10 h 15, et là, première déception : le taxi qu'on a réservé (Uber) ne se pointe pas. On appelle quatre fois, message d'erreur, puis c'est un gars qui refuse notre destination. Résultat, on traîne les valises à pied 30 minutes sous 26 °C en plein midi pour trouver l'hostal. Les pieds en compote avant midi, franchement c'était bête. Mais la Mosquée-Cathédrale de Córdoba, c'est fou. On y passe trois heures. Pas de mots pour vraiment décrire la sensation quand on entre dans la forêt de colonnes rouges et blanches—juste le son des pas qui résonne, des touristes qui chuchotent, l'odeur d'encens qui flotte. Entrée 15 €. Le soir, dîner au Taberna Salinas (calle Tomás Conde), espèce de repaire traditionnel avec des murs jaunes caca-d'oie. On commande un rabo de toro (queue de taureau braisée), 16 €. C'est gélatineux, intense, un truc qu'on ne mangerait pas chez soi mais qu'on respire d'avaler ici. Málaga et la côte méditerranéenneMercredi, bus Flixbus vers Málaga, 4 heures, 12 € le trajet. On arrive vers 14 h 30. Playa de la Malagueta est à 20 minutes à pied du centre. On loue deux transats à 8 € chacun pour l'après-midi. La mer est glaciale pour fin avril (16 °C), mais on y va quand même. On sort après 15 minutes, trempés et complètement secoués par le froid. Le moment marquant ? Jeudi matin, café au Café con Alma (calle Álamos), un coin tenu par une vieille dame qui sert un café con tostada pour 3,50 € et qui vous dit « mira, cariño » en posant votre tasse. Elle a 80 ans facile, des rides partout, et elle se souvient de nos commandes la veille. On reste assis une heure juste à regarder la rue s'animer. Pas de wifi, pas de téléphone. Just deux personnes et du café serré. Le Musée Picasso (Málaga) vaut le détour, entrée 9 €. Mais attention : vendredi et samedi soir c'est gratuit après 19 h, donc bondé. On a croisé une horde de couples qui prenaient des selfies devant les toiles. Pas notre truc. Les marchés sont une vraie bonne surprise. Marché Atarazanas, côté port, vendredi matin à 9 h : boquerones en vinagre (petits anchois marinés, 8 € la barquette), moules fraîches, une odeur iodée et saline qui vous prend à la gorge. On achète trop, on en mange que la moitié à l'apéro le soir à l'hostal. Retour et fatigueDimanche matin, vol retour Ryanair FR4532 à 10 h 45, aéroport de Málaga. On dort mal la veille, on se réveille à 5 h 30 panique. Vol sans encombre. On rentre le dimanche vers 18 h à la maison.
Les bons plans repérés sur place.
Mosquée-Cathédrale de Córdoba (calle Torrijos, entrée 15 €) : les colonnes rouges-blanches et l'odeur d'encens, franchement transcendant
Gare Santa Justa à Séville : prendre le bus 32 direction centre, 1,40 €, plus facile que de chercher un taxi
Bar Taberna Salinas, Córdoba (calle Tomás Conde) : le rabo de toro à 16 €, test culinaire assumé
Playa de la Malagueta, Málaga : gratuit d'accès, transats 8 € l'unité, eau froide mais vue sur la montagne sympa
Café con Alma, Málaga (calle Álamos) : 3,50 € le café-tostada, tenir les vieux cafés de quartier c'est important
Photos — Séville et Andalousie
Et au final.
Dix jours en Andalousie, c'était la bonne durée. On a eu le temps de respirer entre les villes, de marcher sans courir. Mais franchement, si on refaisait, on prendrait un chauffeur depuis le début plutôt que de se battre avec Uber et les taxis locaux. Málaga, c'est moins spectaculaire qu'on pensait ; Séville et Córdoba valent vraiment le coup.



