Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport de Séville-San Pablo le 14 mars à 11 h 45. Vol avec Iberia depuis Lyon, aucun problème. J'ai loué une Fiat 500 blanche chez Europcar — grosse erreur pour circuler dans les ruelles du barrio Santa Cruz, les rétros s'en prenaient plein les murs peints à la chaux. Première nuit à l'hôtel Las Casas de la Judería, chambre 304, fenêtre sur une cour intérieure étouffante malgré la clim. La réceptionniste m'a conseillé le restaurant El Rinconcillo pour le dîner. Séville dégage une chaleur sèche intense même en mars. Les pavés de la Cathédrale Métropolitaine vous brûlent les chaussures passé 14 h. J'ai montré les escaliers du clocher Giralda tôt le matin — levé à 5 h 30 — pour éviter la foule et surtout la température. Les 34 paliers offrent une vue sur l'Alcázar royal, ces tuiles vert menthe sous le soleil qui éblouit. Odeur d'anis et de poussière dans les couloirs étroits. Le marché Triana, près du pont, vend des oranges à 2,50 € le kilo. J'ai pris un gaspacho (soupe de tomate froide) chez une vendeuse ambulante, 3 € le petit verre. Goût aigre et minéral, parfait après deux heures de marche. Les touristes chinois photographiaient tout ; un groupe s'est battu pour une place de photo. La vraie galère : le samedi 18 mars, j'ai voulu assister à une représentation de flamenco au tabernacle Casa de la Fundición. Billet acheté 45 € via Ticketmaster. La danseuse avait une heure de retard, la salle était humide à 28 °C, les chaises en plastique dur. Pendant 90 minutes, des touristes allemands ont filmé au flash en continu. J'ai dû partir après 45 minutes, aucun remboursement. Moment franchement décevant. Jeudi 16, trajet en bus jusqu'à Huelva (ligne 01 depuis la gare routière Prado de San Sebastián, 12 € l'aller, 2 heures). Petite ville côtière, très calme. Plage de Moguer à 15 km : sable gris, eau à 16 °C, presque personne en mars. Mur de vent du Levante. J'ai mangé des crevettes (gambas a la plancha) au restaurant Mariscos El Portón pour 18 €. Assiette généreuse, saveur de sel marin brut. Le serveur fumait entre les tables — détail qui m'a choqué. Le Quartier Santa Cruz mérite deux jours complets. Labyrinthe de ruelles blanches où on se perd facile. Plaza Santa Cruz avec sa fontaine en fer forgé, bancs à l'ombre d'orangers. Les fleurs d'oranger sentent miel et poivre à la fois. J'ai pris des mojitos au bar Eslabón de la Cadena (4 € pièce, forte dose de rhum). Bruit constant des guitares depuis les bars à touristes. Alcázar palace : 13,50 € l'entrée. Salles de céramique azulejos bleu-vert usées par 500 ans de pas. Les bassin de fontaines reflètent le ciel andalou. Les groupes scolaires criaient comme dans un marché. Visite du musée des Beaux-Arts le dernier jour. Toiles de Murillo, salles presque vides à 10 h. Lumière rasante du matin sur les dorures des cadres. J'ai rarement vu autant de silence dans un musée. Retour à l'aéroport en taxi depuis Triana (25 €, trajet 20 minutes). Vol de retour décalé d'une heure. Arrivée Lyon 21 h 15.
Les bons plans repérés sur place.
Cathédrale Métropolitaine et clocher Giralda : monter avant 7 h du matin pour éviter le monde et la chaleur
Restaurant El Rinconcillo (rue Gerona n°42) : rabo de toro (queue de taureau braisée) à 14 €, portions énormes
Plage de Moguer, Huelva : sable tranquille, 20 km d'Huelva, bus direct depuis gare routière
Marché Triana le jeudi : fruits frais, poisson du matin, prix locaux (pas touristiques)
Plaza Santa Cruz avant 8 h : fontaine en fer, ombre des orangers, zéro foule
Photos — Séville (Andalousie)
Et au final.
Séville vraiment belle mais épuisante, il faut s'organiser tôt le matin. L'affluence touristique à la Giralda gâche un peu l'expérience. Côté Huelva m'a plu pour sa tranquillité, même si le paysage n'y est pas spectaculaire. Je retournerais en avril-mai, pas mars.








