Séville en octobre : ruelles blanches, tapas tardives et une arnaque au faux taxi
CarnetEspagne20268 jours

Séville en octobre : ruelles blanches, tapas tardives et une arnaque au faux taxi

Nous avons atterri à Séville un mardi matin à 7 h 30 à l'aéroport de San Pablo. Levé trop tôt, fatigue déjà là. Le vol Iberia était correct, un peu d'attente au débarquement mais rien d'anormal. Nous avons pris le bus…

MA
Publié le · mis à jour le
8 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à Séville un mardi matin à 7 h 30 à l'aéroport de San Pablo. Levé trop tôt, fatigue déjà là. Le vol Iberia était correct, un peu d'attente au débarquement mais rien d'anormal. Nous avons pris le bus EA1 jusqu'à la gare Santa Justa (3,50 euros par personne), ce qui nous a pris 40 minutes avec les bouchons. L'hôtel Becquer, calle Bequer, nous attendait. Chambre simple, lit ferme, une petite terasse qui donnait sur une venelle étroite. Le patron parlait un français hésitant et nous a conseillé d'éviter la Triana la nuit. À 14 h, nous avons quitté l'hôtel avec faim. La température approchait 28 degrés, encore étouffante pour octobre. Premiers jours : la cathédrale, les tapas et l'erreurLundi, direction la Catedral de Sevilla. 9 euros d'entrée, nous avons fait la queue pendant une heure sous le soleil. À l'intérieur, l'odeur de l'encens ancien s'est mélangée à la poussière des siècles. Les voûtes imposent le silence. Nous avons grimpé à la Giralda en fin d'après-midi : 34 marches, pas d'escaliers, juste une rampe montante. La vue depuis le sommet vaut chaque coup de fatigue aux jambes. La ville s'étale en carreaux orange et bleu. Nous avons diné ce soir-là à El Rinconcillo, la plus vieille taverne de Séville, fondée en 1670 selon la façade. Montaditos de jamón, gazpacho, espresso à 4,50 euros la part. Le serveur nous a oublié notre commande pendant une heure. Pas d'excuse, juste un sourire. C'est comme ça ici. Mercredi, la galère : nous avons pris un taxi blanc à la gare pour le centre. L'homme demandait 25 euros alors que le forfait officiel depuis la gare est de 14 euros. Nous avons refusé, avons marché 20 minutes sous la chaleur jusqu'à notre hôtel, énervés. Ça a gâché le début de la journée. Plus tard, nous avons appris du réceptionniste qu'il y a des faux taxis qui font ça. Marché, vitraux, bière fraîcheLe marché des Floras, le jeudi matin. Oranges rouges empilées, odeur d'agrumes écrasés et de menthe fraîche. Nous avons acheté une livre d'amandes grillées pour 7 euros. Un vieil homme vendait des fleurs coupées. Son chariot était jaune canari, ses mains tachées du pollen. L'église Santa Catalina nous a fermé ses portes le jour prévu. Travaux. Pas cool. Nous avons changé nos plans, direction l'Alcazar à la place. Les patios intérieurs sont peints en turquoise et blanc. Les fontaines crépitent doucement. C'est calme, trop calme. Nous avons traîné trois heures là-dedans, assis sur un banc en faïence, à regarder les carrelages géométriques. Un moment marquant : l'eau froide d'une fontaine sur les mains après quatre heures de marche dans la ville. Nous avons bu des Cruzcampo froides (1,80 euro au bar du coin) en fin d'après-midi. La bière était glacée, presque trop. Nous avons regardé des hommes jouer à la balle dans une petite plaza. Pas de match structuré, juste des passes, des rires. Triana, río Guadalquivir et départLe quartier de Triana, vendredi. Plus bohème, plus jeune. Les tablao flamenco nous ont tapé 45 euros d'entrée plus 15 euros de consommation minima. La danseuse avait 60 ans, elle dansait depuis quarante ans. Ses pieds frappaient le sol avec une précision de métronome. Ses cris étaient rauques, vrais. Pendant une heure, nous avons regardé ses mains qui semblaient crier aussi. Samedi, nous avons longé le Guadalquivir à pied. Le fleuve est moins majestueux qu'on l'imagine. Brun, lent, indifférent à la ville. Sur la rive, des restaurants de chaîne avec des touristes qui payaient 35 euros pour du poisson basique. Nous avons continué, trouvé une petite table de bar à côté d'un petit pont. Un verre de vino blanco sec (3 euros) et un morceau de queso semicurado nous ont suffi. Dimanche matin, levés tôt pour le vol de retour à 11 h. Le bus EA1 à 8 h 15. Séville s'endormait encore. Les palmiers bordaient les rues, immobiles. L'odeur du café frais sortait des bars fermés.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Cathédrale et Giralda : grimper sans escaliers, vue panoramique du centre depuis le sommet

2

Palais Alcazar : patios en carrelage bleu turquoise, fontaines intimes, patio des jeunes filles

3

Taverne El Rinconcillo (depuis 1670) : montaditos et gazpacho, service lent mais ambiance brute

4

Marché des Floras le matin : amandes grillées 7 euros la livre, odeur d'agrumes écrasés

5

Triana de nuit : tablao flamenco avec vraies danseuses andalouses, bords du Guadalquivir pour le vin blanc

Album · 6 photos

Photos — Séville, Andalousie

Séville en octobre : ruelles blanches, tapas tardives et une arnaque au faux taxi
Séville, Andalousie — 2
Séville, Andalousie — 3
Séville, Andalousie — 4
Séville, Andalousie — 5
Séville, Andalousie — 6
Conclusion

Et au final.

Séville nous a marqués pour ses détails plus que pour ses monuments : une fontaine froide, une danseuse de 60 ans qui s'en fichait de nous, l'arnaque du taxi qui rappelle que les villes ne sont pas des parcs à thème. Moins cher qu'on aurait cru, moins foule que Paris, un rythme différent. La chaleur en octobre était limite supportable. Nous y retournerions, mais en avril.

En résumé

Avis Séville, Andalousie : carnet de voyage de 8 jours par marcogabriel75

Destination
Séville, Andalousie
Pays
Espagne
Durée
8 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcogabriel75
L'essentiel

Séville, Andalousie en bref

Pourquoi choisir Séville, Andalousie

  • Monuments historiques majeurs : cathédrale du XVe siècle et Giralda avec panorama exceptionnel
  • Tapas authentiques et bière fraîche à bas prix, expérience gastronomique locale
  • Quartiers bohèmes comme Triana avec spectacles flamenco de danseuses expérimentées
  • Moins cher et moins surpeuplé que les destinations touristiques mainstream européennes
  • Atmosphère andalouse authentique loin des circuits touristiques balisés

Pour qui ?

  • Couples en quête d'authenticité et d'ambiance bohème
  • Voyageurs passionnés d'histoire médiévale et d'architecture religieuse
  • Amateurs de flamenco et de culture espagnole traditionnelle
  • Backpackers et voyageurs au budget serré cherchant le rapport qualité-prix
  • Voyageurs souhaitant explorer au-delà des attractions touristiques principales

À éviter si…

  • Vous recherchez un climat frais : octobre est encore étouffant à 28 degrés
  • Vous ne tolérez pas les services lents ou les arnaqueurs touristiques potentiels
  • Vous préférez les sites touristiques parfaitement organisés et sans attente
À découvrir aussi
Aéroport de San PabloGare Santa JustaCatedral de SevillaGiraldaEl RinconcilloAlcazarIglesia Santa CatalinaMarché des FlorasQuartier de TrianaRío GuadalquivirParc María LuisaPlaza de España

Photos communautaires : Séville, Andalousie

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Sevilla - Andalucia - España
Sevilla - Andalucia - España
© guymoll
Sévilla - Andalucia - España - Metropol parasol
Sévilla - Andalucia - España - Metropol parasol
© guymoll
Sous les arches de l'Alcazar
Sous les arches de l'Alcazar
© Gwen Fran
Lili against the Lion
Lili against the Lion
© Gwen Fran
Sous les arches de l'Alcazar
Sous les arches de l'Alcazar
© Gwen Fran
Giralda & Friends
Giralda & Friends
© Gwen Fran
Sous les arches de l'Alcazar
Sous les arches de l'Alcazar
© Gwen Fran
Cathédrale de Séville
Cathédrale de Séville
© Gwen Fran
Questions fréquentes

FAQ — Séville, Andalousie

Quel est le meilleur mois pour visiter Séville ?

Avril est recommandé plutôt qu'octobre. Bien que octobre offre moins de foule qu'en haute saison, la température approche encore 28 degrés et peut être étouffante. En avril, le climat est plus agréable et la ville moins surpeuplée que pendant l'été.

Comment se rendre de l'aéroport de San Pablo au centre-ville ?

Le bus EA1 est la solution la plus économique : 3,50 euros par personne jusqu'à la gare Santa Justa en 40 minutes avec les bouchons. Attention aux faux taxis à la gare qui demandent 25 euros au lieu du forfait officiel de 14 euros.

Combien coûte la visite de la Cathédrale et de la Giralda ?

L'entrée coûte 9 euros. Prévoyez environ une heure de file d'attente sous le soleil. La montée de la Giralda par une rampe (pas d'escaliers) offre une vue spectaculaire sur la ville avec ses carreaux orange et bleu.

Où manger les meilleures tapas de Séville ?

El Rinconcillo, fondée en 1670, est la plus vieille taverne de Séville. Les montaditos de jamón et gazpacho coûtent environ 4,50 euros. Les Cruzcampo froides coûtent 1,80 euro au bar. Service lent mais authentique.

Que faire dans le quartier de Triana ?

Triana est un quartier bohème et jeune idéal pour découvrir le flamenco. Les tablao proposent des spectacles autour de 45 euros d'entrée plus 15 euros de consommation minima. La danse y est authentique et impressionnante.

Le Guadalquivir vaut-il le détour ?

Le fleuve est moins majestueux qu'on l'imagine : brun, lent et indifférent à la ville. Le long de ses berges, on trouve des restaurants de chaîne touristiques surpayés. Préférez les petits bars locaux à côté des petits ponts pour déguster du vin blanc (3 euros) et du fromage.

Quels sont les pièges touristiques à éviter à Séville ?

Attention aux faux taxis blancs à la gare qui surfacturent les trajets. Certains restaurants de chaîne au bord du Guadalquivir sont surpayés (35 euros pour du poisson basique). L'église Santa Catalina peut être fermée pour travaux.

Quel budget prévoir pour 8 jours à Séville ?

Séville est moins cher que Paris. Comptez 3,50 euros pour les bus, 9 euros pour la cathédrale, 1,80 euro pour une bière fraîche, 3 euros pour un verre de vin blanc. Les tapas et montaditos coûtent 4,50 euros. L'hostellerie offre un bon rapport qualité-prix.