Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Fès le 12 novembre en fin d'après-midi, après un vol Royal Air Maroc depuis Paris-CDG. Arrivée à l'aéroport Saïss, le taxi jusqu'à la médina nous a coûté 120 DH (environ 11 euros), mais le chauffeur s'est trompé d'adresse trois fois. On s'est retrouvés dans le quartier Ziat au lieu de Dar Batha. Petite galère déjà qui nous a mis de mauvaise humeur. On a choisi l'hôtel Riad Myrtles comme base. C'était un riad traditionnel avec patio en zellige bleu, chambre au premier étage avec lit de 1m60 (étroit pour deux), 350 DH la nuit. Le patron était bavard mais gentil. D'ailleurs, il nous a sauvés le deuxième jour en nous disant d'éviter les guides improvisés du Bab Boujloud, qui proposaient des « vraies » épices. C'est là qu'on a compris : s'il insiste trop fort, c'est qu'il veut t'entraîner chez son cousin avec 40 % de commission. Les souks et le chaos olfactifLe Souk el-Attarine (marché des épices) c'est à 200 mètres du riad. On y est allé le matin à 7h30 pour éviter la foule. L'odeur frappe d'un coup : cumin, coriandre, safran et une espèce de poussière épicée qui te brûle le nez et les yeux. Ça sent fort, vraiment. J'ai trouvé ça fascinant les deux premiers jours, claustrophobe le troisième. On a acheté du curcuma à 45 DH le kilo chez un marchand qui ne parlait que l'amazigh et l'arabe. Aucune chance de négocier. On a mangé à la Fonda del Fez, un restaurant de la rue Talaa Kebira, un couscous aux sept légumes pour 85 DH par personne (un peu touristique, mais la viande était tendre). Meilleur repas du séjour : un tajine d'agneau aux pruneaux et amandes au Café Medina, petit établissement sans enseigne, recommandé par une habitante. 70 DH. Le goût était sucré-salé, savoureux, la température encore brûlante à 20h quand on l'a reçu. La tannerie : beauté et réalitéJour 4, visite de la tannerie Chouara. C'est vrai que les teintes sont dingues : le bleu indigo, le rouge de la cochenille, le jaune du henné. Mais qu'est-ce que ça pue. Un guide nous a collés (pas payé d'avance, mauvaise décision) et au final il a demandé 150 DH « pour l'accès » alors que c'était déjà compris. On a refusé, il s'est vexé. Ambiance gâchée. On a quand même pris des photos du haut de la tannerie voisine. Les couleurs dans les bacs circulaires, c'était effectivement étrange, pas beau, juste étrange. Jours 5-8 : Monotonie des impassesLa médina compte 9 000 ruelles selon les guides. On en a exploré peut-être 50. Rapidement on se rend compte qu'il y a une limite à compter les portes en bois peint et les passages voûtés. Jour 6, on s'est perdus pendant deux heures en cherchant la Karaouine (mosquée). On l'a jamais trouvée de l'intérieur (fermée aux non-musulmans). Frustrant mais légitime. On a pris un bus CTM (Compagnie de Transports au Maroc) le jour 7 pour Meknès (35 DH par personne, 1h de trajet). La ville nous a paru déjà plus vivable que Fès : moins labyrinthique, plus d'espace. La Porte Bab Mansour était fermée pour travaux. Jours 9-10 : Les détails qui restentOn a acheté du thé à la menthe dans un café près du Bab Boujloud (8 DH le verre) à 17h. Le serveur l'a préparé en versant de haut, avec un geste sec. Le thé était brillant, sucré comme du miel, et ça nous a ramenés. C'est peut-être le meilleur moment du séjour : assis sur un tabouret trop bas, à regarder les gens passer, sans rien faire d'autre. Jour 10, départ à 6h30 pour l'aéroport. Grand taxi blanc (partagé), 100 DH la place.
Les bons plans repérés sur place.
Souk el-Attarine (marché des épices, Rue Talaa Kebira) : y aller à 7h30 du matin, avant les groupes
Riad Myrtles : patio en zellige, patron local, bon conseil, 350 DH/nuit
Café Medina (rue Talaa Kebira) : tajine agneau-pruneaux 70 DH, sans panneau, chercher bien
Tannerie Chouara : vue gratuite depuis le riad voisin, les teintes réelles (pas meilleures que sur photos)
Grand taxi CTM Fès-Meknès : 35 DH, 1h, départ gare routière Bab Mahrouk

