Comment ça s'est passé.
Arrivé à l'aéroport Ferenc Liszt mercredi 2 octobre vers 14h après un vol Wizz Air depuis Lyon (54 euros l'aller, c'était bon marché). Taxi jusqu'à l'hôtel Papillon Budapest dans le quartier VII, rue Kazinczy : 4500 forints pour 25 minutes, le chauffeur parlait très peu anglais, on s'est perdu deux fois. La chambre sentait l'humidité et la vieille moquette, mais le prix était raisonnable (45 euros la nuit). Déjà déçu par ce détail bête. Premier jour, on a traîné dans le quartier juif. Froid surprenant le matin (9 degrés), j'ai dû acheter un pull au marché Piac Utca. La Grande Synagogue sur Dohány utca fermait à 16h — première vraie galère : on y est allés à 16h10 et le gardien a refusé qu'on entre. À l'intérieur du restaurant Kex Bistro (juste à côté, on l'a vu par la vitre), les gens mangeaient des langues de porc braisées et des langos gratinés. Arôme de graisse chaude, très riche. On a mangé ailleurs : chez Paprika, un vrai trou, goulash à 1200 forints (4 euros) mais pas assez sucré. Les thermes : un soulagement physique mais léger chaosJeudi, on s'est levé à 6h30 pour les bains Széchenyi. Bus 107 depuis la place Blaha Lujza (prix du ticket : 350 forints, guichet à côté du Lidl). L'eau était dense, chaude (38 degrés), très sulfureuse — cette odeur jaune, caractéristique. Les bassins extérieurs fumaient. On y est resté 2h30. C'était effectivement reposant, contrairement à ce qu'on pensait avant le voyage. Mais l'air froid dehors quand on sortait trempé, dégoulinant, c'était presque douloureux. Deuxième baignade dimanche, aux thermes Rudas (côté Buda), plus calmes. Là, vue sur le Danube depuis le bassin circulaire : c'était bien, pas « magique » comme disent les blogs, juste bien. Buda, Pest, trop de touristesLe pont des Chaînes, mercredi en fin d'après-midi, était blindé de groupes de touristes avec selfie-stick. On a traversé vite. Côté Buda, on a monté jusqu'au château de Buda à pied (40 minutes depuis la gare Keleti). Vue sur les toits rouges, les clochers. Je m'attendais à une foule — effectivement, on avait raison. Couloir des souvenirs, 200 personnes qui sortaient des magasins de neige à 5 euros pièce. Pest : rue Váci (commerciale), on a évité. On a préféré Andrássy út, où on a bu un café au Grand Café Promenade (3 euros pour un espresso) en regardant les façades austro-hongroises un peu fatiguées. Samedi matin, marché couvert (Központi Vásárcsarnok), le plus ancien de Budapest : c'était dense, bruyant, on s'y est perdu. Paprika en poudre à 800 forints le sachet, mangalitsa (jambon cru hongrois) excellent, goût de noisette. On a acheté 200 grammes. Derrière, dans la petite ruelle, restaurant sans nom, on a mangé un poulet aux cerises pour 1800 forints (6 euros environ). Très bon. Là, on s'est senti moins dans le circuit touristique. Détails qui restentLundi, on a pris le train pour Egerszalók (thermes naturelles en gradin, village au nord). Gare Keleti, guichet 7, on a acheté deux tickets directs Eger (2800 forints par personne, trajet 2h15). À Eger, une petite fille nous a demandé en français « où vous allez », on n'a pas compris ce qu'elle vendait. Train très vieux, mais efficace. Les escaliers thermaux de Egerszalók étaient fermés le jour où on y était — on a juste vu l'eau rouge-blanc qui dégoulait sur la colline, impressionnant sur photo. Retour déçu. Dernière nuit à Budapest, mardi soir, on a dîné au Café Gerbeaud (pâtisserie historique, le gâteau 1200 forints). Puis un verre au ruin bar Szimpla Kert — pour voir. Ambiance de squatter chic, beaucoup de bruit, bière locale Dreher à 800 forints. Pas terrible, trop « à faire ». On a préféré un petit bar de rue trouvé au hasard, plus vide, où un mec nous a raconté ses histoires de Budapest en 1989 pendant qu'on prenait un Unicum (digestif à 700 forints). Là, on a senti qu'on avait un vrai moment avec quelqu'un, pas une séance photo.
Les bons plans repérés sur place.
Bains Széchenyi : arriver à l'ouverture (6h) pour ne pas avoir 500 personnes dans les bassins extérieurs
Marché couvert (Központi Vásárcsarnok) : étage supérieur pour goûter le mangalitsa sans queue
Petite ruelle derrière le marché, sans panneaux : restaurant poulet-cerises, 1800 forints, pas listé sur TripAdvisor
Gare Keleti, ligne direction Eger : villages moins touristiques le long du Danube coude nord
Szimpla Kert à minuit c'est grégaire ; préférer les bars de quartier III ou XIII
Photos — Budapest
Et au final.
Budapest, c'est solide : thermes vrais, nourriture riche mais pas chère, architecture impressionnante. Les gens sont fermés, l'anglais fait l'effort seulement si tu montres que tu essaies. Mais c'est aussi massifié, toute la rive gauche de Pest crawle de touristes qui refont les mêmes photos. On reviendrait, mais peut-être en avril ou septembre, pas octobre peak-season.








