Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Budapest le 3 novembre par le vol Wizz Air W64521, arrivée 14 h 45 à l'aéroport Ferenc Liszt. Première galère : la navette blanche censée nous conduire à l'hôtel Léopold (District VII, Kazinczy utca) a été annulée. On a dû prendre le bus numéro 100E, un vieux machin bruyant qui oscillait sur les pavés du Vieux Buda. Quarante minutes au lieu de vingt promis. L'hôtel était correct mais exigu. Chambre 312, fenêtre sur une cour intérieure où résonnaient les bruits de construction dès 7 h du matin. On s'est levé à 5 h 30 pour rejoindre le Széchenyi Thermal Bath en fin de matinée. L'eau jaune-ocre sentait le soufre, une odeur forte qui s'accroche aux cheveux. Température de 38°C dans le grand bassin central, complètement dingue : on y croisait des Hongrois qui jouaient aux échecs sur des planches flottantes. Entrée 6800 HUF (18 euros environ), ouvert de 6 h à 22 h. On est resté deux heures. Les rues de Pest et le marché centralLe marché central (Vásárcsarnok Nagycsarnok), c'est le poumon touristique du centre-ville. On y a acheté du langos (pain frit garni de fromage frais et ail) à 1200 HUF chez un vendeur au comptoir nord. C'était chaud, gras, excellent. Mais j'ai voulu négocier le prix avec une vendeuse de souvenirshungarian folk — elle a mal compris et a cru qu'on la soupçonnait de triche. Malentendu classique. Elle s'est fermée d'un coup. On s'est éclipsé rapidement. On a trainé dans les petites rues de District VII (Kazinczy, Dob utca) où se concentrent les restaurants et les « ruin bars ». On a dîné au Menza une nuit : goulash hongrois (gulyás) pour 3200 HUF, une soupe épaisse avec du bœuf et des carottes, un peu salée. Le restaurant lui-même occupe les murs d'un vieux bâtiment jaune détérioré, l'atmosphère était bruyante mais vivante. La terrasse était fermée à cause du froid d'automne (8°C en fin de journée). On sentait l'humidité montrer du Danube, à cinq rues de là. Balade sur la rive gauche et restes du Moyen ÂgeOn a pris le tram numéro 2 qui longe le Danube sur la rive de Buda. Deux euros le ticket à l'unité. De là, accès facile à la Citadelle et au Château de Buda. On s'est arrêtés à la Fisherman's Bastion vers 16 h, quand la lumière baissait. Les touristes s'entassaient déjà pour les photos de fin d'après-midi. On a ressenti une légère fatigue à ce moment-là — trop de monde, trop de selfie-sticks. On a skippé la visite intérieure et on est repartis par les escaliers qui descendent vers Vizivàros. L'Église Matthias (Mátyás-templom) était fermée pour restauration ce jour-là. Déception. On l'a vue seulement de l'extérieur avec ses tuiles vertes caractéristiques qui brillaient sous la pluie froide de fin d'après-midi. Entrée affichée à 2500 HUF en temps normal. Récit d'une nuit en ruin bar et découverte culinaireOn a passé une soirée au Szimpla Kert, le ruin bar le plus connu de Budapest. Installé dans une ancienne usine de la deuxième cour (District VII, Kazinczy utca 14). Une bière locale (Dreher) coûtait 900 HUF (2,40 euros). L'atmosphère était chaotique, pleine de graffitis, de meubles cassés répurposés, une basse de musique électro qui secouait les vieux murs en brique. On y a croisé des touristes français, des backpackers suédois, des couples hongrois. On a parlé une bonne heure avec un gars du Québec qui travaillait dans l'IT à Budapest depuis trois ans. Il nous a conseillé le resto Karaván le lendemain. On y est allés. Street food hongroise de qualité : langos revisité à 1500 HUF, pörkölt (ragoût de porc) dans un petit verre à shot pour goûter, 800 HUF. La texture était tendre, le goût riche en paprika sans être écrasant. Karaván se situe dans le District VII aussi, c'est une petite roulotte stationnée près de la rue Kazinczy. On a mangé debout, froid de 7°C qui piquait les doigts et le nez. Les derniers jours et le retourOn a consacré une journée à la Grande Synagogue (Dohány utcai Zsinagóga), la plus grande d'Europe. Entrée 3500 HUF. Le bâtiment rouge brique datait de 1859. À l'intérieur, l'escalier central et les balcons en or ont vraiment été forts. L'exposition historique sur le quartier juif était dense mais malheureusement en hongrois et anglais seulement, pas de français. On a dû utiliser Google Traduction sur notre téléphone pour comprendre des panneaux. Vol retour Wizz Air dimanche matin, 9 h 15 depuis Ferenc Liszt. Là encore, les bus du terminal étaient en retard de quinze minutes. L'aéroport était aussi confus que le jour de l'arrivée — des files d'attente peu claires, du personnel qui parlait à la fois en hongrois et en anglais sans transitions. Mais on a attrapé l'avion.
Les bons plans repérés sur place.
Széchenyi Thermal Bath : piscine extérieure à 38°C en novembre, parties d'échecs flottantes incluses
Marché central (Vásárcsarnok) : langos frit à 1200 HUF, comptoir nord (attention aux vendeurs de souvenirs méfiantes)
Szimpla Kert ruin bar rue Kazinczy 14 : Dreher 900 HUF, atmosphère de friche industrielle réelle
Tram 2 le long du Danube : vue sur le Château de Buda, deux euros le ticket
Karaván food truck (District VII) : pörkölt dégustation 800 HUF, mange debout en hiver, qualité
Photos — Budapest
Et au final.
Budapest vaut le coup, surtout pour les thermes et l'atmosphère des rues bohèmes. Mais ne vous attendez pas à être seul : les spots touristiques ressemblent à des fourmilières. Les thermes m'ont vraiment déplu le jour surpeuplé (dimanche), à préférer plutôt en semaine. La nourriture était bonne, pas franchement révolutionnaire.








