Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Barcelone un mardi matin à 7 h 30 à l'aéroport El Prat sur un vol Ryanair depuis Lyon. Trajet direct en train R2 Nord jusqu'à Plaça de Catalunya : 5,15 euros, 25 minutes, wagons pleins de touristes avec leurs valises énormes. La première odeur qui m'a frappé en sortant de la gare, c'était le mélange du café et des croissants chauds du Starbucks voisin. On avait réservé un petit hôtel rue Còrsega à l'Eixample, l'Hostal Gràcia, 65 euros la nuit avec petit-déjeuner basique. Les trois premiers jours, on a fait le tour classique : Sagrada Familia mercredi matin à 9 h (18 euros l'entrée réduite, files d'attente déjà monstrueuses). C'est vrai que c'est impressionnant en vrai, les murs ondulants, la lumière par les vitraux. Mais l'intérieur est encore en chantier et ça gâche un peu le ressenti. On n'a pas eu ce moment d'émerveillement attendu, plutôt une sensation de chantier monumentalisé. Jeudi, on a pris le bus 24 pour descendre vers le Parc Güell. Grosse galère : le chauffeur n'a pas vu notre demande d'arrêt, on a dû descendre deux stations trop loin et remonter à pied sur 400 mètres en montée. Mon mollet s'en souvient encore. Mais une fois en haut, vers 11 h 30, le parc était encore relativement vide et on a pu traîner un peu. Les mosaïques turquoises des bancs, c'était beau, même si touristique à mourir. Entrée 14 euros avec réduction. Les soirs, on a mangé dans les petits restaurants autour du Mercat de la Boqueria. Vendredi soir, on a testé un bar à tapas rue Petritxol, juste à côté de la cathédrale : 12 petites assiettes, environ 4 euros chacune, du jamón serrano qui fondait dans la bouche, des croquetas de jamón encore chaudes. C'était bruyant, serré entre les coudes des autres clients, l'odeur de l'huile d'olive et du chorizo grillé prenait tout l'air. Moment vraiment sympa, pas Instagram, juste réel. Samedi matin, première vraie galère : le métro L3 était en perturbation. On a attendu 20 minutes pour aller à la Plaça Reial. Du coup on s'est perdu en cherchant des raccourcis dans les petites rues du Barri Gòtic et on a raté le restaurant où on avait réservé. Le gérant nous a dit « désolé, c'est complet » avec un haussement d'épaules très catalan. On a mangé des sandwichs de montaditos chez un vendeur ambulant à 2 euros pièce. Dimanche, on a visité la Basilica Santa Maria del Pi, rue Montcada. Gratuit l'entrée, et honnêtement moins overwhelming que la Sagrada. Les voûtes gothiques, les vitraux en vrai (pas en construction), c'était plus en accord avec ce qu'on attendait. On s'est assis 30 minutes dedans juste pour respirer, c'était frais et silencieux. À 15 h 30, il faisait 18 degrés à l'intérieur. Le dernier jour, on a pris le funiculaire qui monte à Montjuïc (ligne rouge, 3,55 euros). Vue sur toute la baie. On a mangé un bouillon (caldo de verduras) à la cafétéria d'un musée, 7,50 euros. Il faisait gris ce jour-là, la mer s'embrumait au loin. C'était moins spectaculaire que les photos, mais c'était comme ça qu'on l'a vu.
Les bons plans repérés sur place.
Mercat de la Boqueria : arriver avant 12 h, goûter les fruits rouges frais chez le vendeur du coin nord-ouest (4 euros les 500 g)
Restaurante Can Culleretes rue Quintana : plus vieux restaurant de Barcelone (1786), suquet de peix à 18 euros, réserver obligatoire
Montjuïc funiculaire : 3,55 euros, meilleure vue sur la baie, y aller l'après-midi quand la lumière baisse
Barri Gòtic petit matin : 7 h 30, avant les groupes, rues vides, bruits de volets qui s'ouvrent
Parc de la Ciutadella : gratuit, lac avec canots, endroit moins connu que le Parc Güell, plus calme vers 16 h
Photos — Barcelone, Catalogne
Et au final.
Barcelone, c'est Gaudí et des petites rues où se perdre, des gens qui parlent catalan sans faire semblant, des coudes qui se cognent dans les bars. On a aimé, mais c'était moins « magique » que prévu. Trop touristique aux endroits clés, trop de groupes. Revenir en septembre serait mieux.








