Transylvanie en octobre : châteaux, galères routières et vraie popara
CarnetRoumanie202612 jours

Transylvanie en octobre : châteaux, galères routières et vraie popara

On a décidé de la Roumanie un peu au hasard, attirés par les photos des châteaux. Ce qu'on ne savait pas : les routes secondaires de Transylvanie demandent du courage. On a loué une Dacia Sandero chez Hertz à l'aéroport…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a décidé de la Roumanie un peu au hasard, attirés par les photos des châteaux. Ce qu'on ne savait pas : les routes secondaires de Transylvanie demandent du courage. On a loué une Dacia Sandero chez Hertz à l'aéroport Henri Coandă de Bucarest pour 45 euros/jour, un choix qu'on a regretté le deuxième jour quand le GPS nous a guidés sur un chemin de montagne non goudronné avec 30 cm de nid-de-poule. Trois heures pour faire 80 km. La voiture sentait le plastique surchauffé et le moteur s'est mis à tousser. Brașov a été notre base. Hôtel Aro Palace, pas donné (120 euros), mais la vue sur le centre-ville médiéval depuis la chambre 312 valait le coup. La Piața Sfatului est entourée de façades XVe siècle en pastel délavé, avec des cafés où on buvait des cafés turcs (4 lei, soit 0,80 euro) en regardant les murs anciens s'effriter lentement. À 19 h le soir, on entendait les cloches de l'Église Noire sonner, un bruit métallique qui résonnait entre les ruelles pavées. C'était presque trop beau pour être vrai, jusqu'à ce qu'on marche dans un nid-de-poule invisible et qu'on se foule la cheville. Le château de Bran, c'est LE piège touristique. On y est allés quand même, trajet de 40 minutes en voiture. L'intérieur est vide, meublé de façon qui donne l'impression qu'on visitait le showroom d'un antiquaire roumain des années 90. L'odeur de bois ancien mélangé à la cire de meubles était écrasante. Mais la cour extérieure, les remparts de pierre noire contre un ciel gris, ça, c'était réel. 12 euros l'entrée. Trop cher pour ce qu'on a vu, honnêtement. Sighișoara a été le moment marquant. La Citadelle en fin d'après-midi (on y est arrivés à 16 h 30, levés à 5 h 45 pour éviter les tour-buses). Les petites maisons de couleur (jaune, rose, bleu poudré) construites direct contre les murs de pierre du XIVe siècle. On a trouvé une table au Méd Pub, rue Școlii, et on a commandé une popara (pain frit garni de fromage frais et ail) avec une bière Ursus. La popara avait un goût de fast-food roumain des années 2000 mélangé à quelque chose d'authentiquement fait maison. 8 euros les deux. Le soleil basculait derrière les toits. Les touristes avaient disparu. Là, on s'est dit qu'on comprenait pourquoi les gens restaient. Sibiu nous a déçus. La Grande Place est bien (Piața Mare), mais bondée de chaînes de cafés internationales. On a pris le bus 12 depuis le centre (2 lei) pour aller à la Galerie d'Art Brukenthal. Intéressant, mais fermé de 12 h à 14 h « pour cause d'inventaire ». Une heure et demie d'attente sous le froid d'octobre (9 degrés, on grelottait). Un couple d'Allemands a engueulé l'employée à la réception. Très inconfortable. Le musée en lui-même était bien organisé, des peintures flamandes du XVIIe siècle, mais on en avait un peu marre. Nourriture : qu'à Brașov, à la Pizzeria Italiana (restaurant pour touristes, on assume), on a trouvé un lieu décent. Mici (brochettes de viande) à 18 lei (3,50 euros), ciorba de burtă (soupe d'abats) à 12 lei, trop riche et bizarre au goût, mais c'est leur truc. Le vin rouge de la région (Cramele Recas) était très bon, 5 euros la bouteille. Supermarché Carrefour partout, prix français. Les trajets en transport collectif : une seule expérience, le bus Blablacar de Brașov à Sibiu (23 euros, 2 h 30). Chauffeur impeccable, routes correctes, mais on a attendu 40 minutes un passager qui n'est jamais venu. Le chauffeur a juste attendu, sans expliquer. On a vu de la vraie montagne transylvanienne, des forêts de sapins qui respiraient l'humidité, des villages avec des maisons en bois noir qui semblaient figées en 1950. Pas photogénique, plutôt déprimant pour certains. Mais réel.

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Les bons plans repérés sur place.

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Piața Sfatului à Brașov : assis au Café Dani (angle sud-ouest), café turc et murs du XVe siècle

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Popara et Ursus au Méd Pub, Sighișoara : moins cher et meilleur qu'au restaurant d'hôtel

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Route 1 entre Brașov et Sibiu : si vous louez une voiture, partez tôt et prenez la version goudron, pas le raccourci montagne

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Galeria de Artă Brukenthal, Sibiu : intéressant mais vérifiez les horaires avant (12 h-14 h fermeture)

Conclusion

Et au final.

La Roumanie, c'est moins ce qu'on attendait et plus ce qu'on a trouvé en cours de route. Pas de révélation spirituelle, mais du vrai. Les routes sont difficiles, les touristes saturent les lieux populaires, et le système touristique n'est pas aussi fluide que celui de l'Europe de l'Ouest. Par contre, on reviendrait, mais avec plus de temps et sans voiture de location.

En résumé

Avis Brașov (base) + Sibiu, Sighișoara, Bran : carnet de voyage de 12 jours par marievoyageest

Destination
Brașov (base) + Sibiu, Sighișoara, Bran
Pays
Roumanie
Durée
12 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marievoyageest
L'essentiel

Brașov (base) + Sibiu, Sighișoara, Bran en bref

Pourquoi choisir Brașov (base) + Sibiu, Sighișoara, Bran

  • Citadelles médiévales authentiques et préservées du XIVe-XVe siècle avec architecture unique
  • Paysages montagneux de Transylvanie hors des circuits touristiques commercialisés
  • Cuisine locale authentique à bas coûts : popara, mici et vin régional excellent
  • Base idéale à Brașov pour rayonnement vers Bran, Sighișoara et Sibiu en 40 minutes
  • Atmosphère préservée loin du tourisme de masse en fin d'après-midi et soirs

Pour qui ?

  • Voyageurs cherchant l'authenticité loin des circuits packagés
  • Couples tolérants aux routes difficiles et imprévus
  • Amateurs d'architecture médiévale et histoire transylvanienne
  • Photographes en quête de paysages montagneux et villages figés dans le temps
  • Voyageurs avec temps flexible et patience pour les transport collectif

À éviter si…

  • Vous cherchez confort et infrastructures de classe mondiale
  • Vous n'êtes pas à l'aise avec les routes de montagne ou les trajets longs et imprévisibles
  • Vous préférez les musées avec horaires constants et sans interruptions
  • Vous attendez une révélation spirituelle ou une expérience transformatrice
À découvrir aussi
Piața SfatuluiÉglise Noire de BrașovCitadelle de SighișoaraChâteau de BranPiața Mare de SibiuGalerie d'Art BrukenthalAéroport Henri CoandăCarpatesForêts de sapins de TransylvanieRoute montagne Brașov-SibiuRue Școlii à SighișoaraCarrefour Roumanie
Questions fréquentes

FAQ — Brașov (base) + Sibiu, Sighișoara, Bran

Les routes de Transylvanie sont-elles vraiment en mauvais état ?

Oui, particulièrement les routes secondaires de montagne. L'auteur rapporte avoir passé 3 heures pour 80 km sur un chemin non goudronné avec nids-de-poule importants. Les routes principales (bus Blablacar Brașov-Sibiu) sont correctes, mais la location de voiture demande prudence et flexibilité.

Combien coûte une location de voiture à Bucarest ?

Environ 45 euros par jour chez Hertz à l'aéroport Henri Coandă. C'est économique, mais à préférer pour les routes principales. L'auteur conseille de louer uniquement si vous avez du temps et n'êtes pas pressés.

Château de Bran : en vaut-il vraiment la peine ?

Mitigé. L'intérieur (12 euros) est peu meublé et peu immersif, avec une atmosphère de showroom des années 90. La cour et les remparts offrent cependant des vues impressionnantes. À faire surtout pour les photos et l'atmosphère extérieure, pas pour le contenu intérieur.

Quelle est la meilleure heure pour visiter Sighișoara ?

En fin d'après-midi (dès 16h30) pour éviter les bus de tourisme. L'auteur recommande une arrivée très tôt (levés à 5h45) puis visite vers le coucher de soleil. Les petites maisons colorées du XIVe siècle sont magnifiques quand la foule diminue.

Que manger en Transylvanie ?

Popara (pain frit garni de fromage et ail, 8 euros pour deux), mici (brochettes de viande, 18 lei soit 3,50 euros), ciorba de burtă (soupe d'abats riche). Les cafés turcs coûtent 4 lei (0,80 euro). Le vin rouge local Cramele Recas (5 euros) est excellent.

Sibiu vaut-il le détour depuis Brașov ?

Partiellement. La Piața Mare est belle mais envahie par les chaînes internationales. La Galerie Brukenthal mérite le coup (peintures flamandes XVIIe), mais elle ferme de 12h à 14h. Prévoyez plus de temps que les 2h30 de trajet en bus.

Quel est le meilleur hôtel à Brașov ?

L'Aro Palace (120 euros par nuit) offre une vue spectaculaire sur le centre médiéval depuis certaines chambres (auteur logeait en 312). Dépensier mais stratégique. La Piața Sfatului avec ses façades XVe siècle et l'Église Noire offrent une ambiance unique en fin de journée.

Combien de jours faut-il prévoir ?

12 jours semblent généreux mais justifiés pour les trajets routiers lents. L'auteur conseille plus de temps que prévu et recommande d'éviter une voiture de location si possible (trajets en bus plus flexibles et moins stressants).