Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport international de Tahiti-Faa'a un mardi matin à 7h30. L'air était déjà chaud et humide, saturé par l'odeur de frangipani blanc qui pousse un peu partout. Après deux heures de récupération bagages et formalités, nous avons pris le bus blanc numéro 8 (300 XPF pour deux) direction Papeete centre-ville. Le chauffeur conduisait comme un fou sur la route côtière—première galère : nous avons raté l'arrêt de notre hôtel, le Tahiti Arue Seaside Lodge, et devions rebrousser chemin. Papeete nous a déçus. Nous imaginions une capitale tropicale pittoresque. C'est une ville coincée entre béton gris et circulation chaotique. Cependant, le marché du quai (ouvert tôt le matin) reste vivant : femmes vendant des noix de coco fraîches à 200 XPF pièce, fruits à pain entassés sur les tables, le tout baignant dans une chaleur moite. Le poisson cru à base de citron frais, le poisson cru du marché, coûtait 1500 XPF (12 euros) pour une assiette copieuse. C'était bon, mais nous nous attendions à mieux pour ce prix. Nos trois jours sur Tahiti principal ont surtout servi de préambule. Nous avons loué une Renault Clio chez Avis (120 euros la journée—arnaque locale bien connue) et roulé jusqu'à la baie de Fautaua où l'eau était effectivement claire comme du verre. Le bruit des vaguettes contre la barrière de corail, c'était apaisante. Nous avons pique-niqué avec du pain de la boulangerie Boulangerie Mariposa (avenue du Général de Gaulle) : une baguette croustillante à 350 XPF. Le moment qui nous a marqués : à 16h, un orage tropical violent s'est abattu. Les feuilles des cocotiers se levaient tout d'un coup, l'eau du lagon devint gris sale en 30 secondes. Sublime et flippant à la fois. Bora-Bora : la vraie surpriseVendredi, vol Air Tahiti (45 minutes) pour Bora-Bora. La vue aérienne du lagon turquoise entourant l'île—c'était différent de ce qu'on voit en photo, plus chaotique, des bateaux partout, du bruit de moteur. À Bora-Bora, l'accueil chaleureux de Merike, notre propriétaire de bungalow chez Pension Bora Sunset (chambres doubles 85 euros la nuit), compense un peu l'isolement. Pas de restaurants « touristiques » proches, mais une petite épicerie locale appelée Magasin Anau vendait du jambon de spécialité française et de la bière Hinano à 600 XPF la bouteille. Nous avons fait du snorkeling le samedi matin depuis la plage de Matira Beach vers 6h (avant la canicule). L'eau était froide au premier plongeon—17 degrés peut-être—puis on s'y habitue. Les poissons-perroquets gris et vert mordaient les coraux avec un bruit de craquement étrange. Pas de crise de panique, pas de requins, juste du poisson normal. Lunch au Vaimiti Beach Club : tartare de tuna à 2200 XPF (18 euros), bien garni. Lundi matin, déception majeure : notre vol retour Air Tahiti était retardé de 4 heures pour « problème mécanique ». Nous avons attendu à l'aéroport exigu de Bora-Bora. Pas de climatisation, juste des ventilateurs qui brrassaient l'air moite. Personnel peu réactif, zéro compensation proposée. Finalement décollage à 14h au lieu de 10h. Marché central de Papeete : ouvrir à 5h du matin pour voir les pêcheurs décharger le thonBaie de Fautaua, Tahiti : eau cristalline, pas de foule si on y va avant 10hRestaurant Skyline Villas à Bora-Bora pour le coucher de soleil : poisson grillé à 2500 XPFSnorkeling à Matira Beach le matin avec masque de location (800 XPF)Bus n°8 à Papeete pour économiser (300 XPF vs 30 euros en taxi)
Les bons plans repérés sur place.
Marché du quai de Papeete à l'aube : poisson cru frais pour 12 euros
Baie de Fautaua, Tahiti : eau transparente et calme en fin d'après-midi
Snorkeling à Matira Beach, Bora-Bora : départ à 6h pour éviter les groupes
Restaurant Vaimiti Beach Club pour le tartare de tuna du jour
Bus local numéro 8 (300 XPF) plus fiable que les taxis surchargés
Photos — Papeete, Tahiti et Bora-Bora
Et au final.
La Polynésie française est belle, mais c'est cher et touristique. Tahiti nous a déçus, Bora-Bora a sauvé le voyage. Le retard aérien et les prix gonflés sur place (2 euros une baguette) nous ont rappelé que ce n'est pas un paradis pas cher. Nous reviendrons pour explorer les îles moins touristiques comme Tuamotu.
