Sibiu et les Carpates : entre églises fortifiées et route du retard
CarnetRoumanie202610 jours

Sibiu et les Carpates : entre églises fortifiées et route du retard

Arrivée à l'aéroport Henri Coandă de Bucarest avec trois heures de retard sur le vol Wizz Air (compagnie locale bon marché, mais à éviter en été). Taxi jusqu'à la gare de București Nord : 45 RON, soit environ 9 euros.…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport Henri Coandă de Bucarest avec trois heures de retard sur le vol Wizz Air (compagnie locale bon marché, mais à éviter en été). Taxi jusqu'à la gare de București Nord : 45 RON, soit environ 9 euros. Le train Regio vers Sibiu part à 14h45, compartiment non-climatisé où la température atteint 38°C. Huit heures de trajet à travers la Transylvanie, paysages de champs à perte de vue, quelques petites gares où montent des fermiers avec des sacs de toile. L'odeur du pain blanc chauffé au soleil dans les mains des vendeurs à quai. Arrivée à Sibiu vers 22h30. Premier matin : réveil à 5h45 dans notre chambre de la Pensiunea Dumbrava (rue Păpii, 18 RON/nuit, petite maison blanche avec volets bleus). Café amer à la Cofetăria Hermania, place Huet, devant l'église fortifiée Sf. Maria. Cappuccino à 4 RON, les yeux fermés en contemplant les quatre tours d'angle de la fortification médiévale qui se dressent encore intactes après 600 ans. Le barista, Andrei, nous parle du quartier. Son accent montagnard rend certains mots difficiles à comprendre. Galère majeure : l'arnaque à la place Piața Mică Vers midi, nous nous arrêtons manger à la Terasa Thalia, terrasse bondée. Poulet grillé avec mamaliga (polenta roumaine) et salade de tomates : 32 RON (6 euros). Service lent, serveur qui ne note pas la commande. Puis café à côté, au bar Hertz. Le serveur demande 50 RON pour deux espressos. Nous réclamons, il réduit à 35 RON sans expliquer. Moment de tension. Après avoir consulté d'autres clients, on nous confirme qu'on nous a arnaqué. Ne plus revenir à ce bar. Après-midi : montée à pied jusqu'à la tour d'observation (Piatra Mare) depuis les remparts. Murs épais de plus d'un mètre, escalier en pierre usée sous nos pieds. Vue à 180° sur Sibiu et les pentes des Carpates au sud. L'air est sec, odeur de pin et de poussière calcaire. Retour par la rue Centrul Istoric, petites boutiques de souvenirs, un atelier de poterie traditionnelle où travaille une femme de 70 ans. Elle nous offre un verre d'eau fraîche sans rien demander. Jour 3-4 : randonnée vers Păltiniş Bus local numéro 10 (1.50 RON le ticket), direction les Carpates. Arrêt à Păltiniş, village de montagne à 1400 m. Nuit à la cabane Căciula Mare (gérée par le club de montagne, 25 euros la chambre). Randonnée sur le sentier balisé bleu jusqu'au refuge Porțile Sibiului. Température à 7h du matin : 8°C. Mains figées, brouillard qui nous enveloppe. Trois heures de marche. Boulot, la vraie fatigue dans les jambes. Refuge surpeuplé (groupe touristique espagnol bruyant). Repas : soupe d'orge avec lard, brochet fumé, pain noir de 500 g. 28 RON. Moment marquant : au coucher de soleil, les nuages se déchirent, on voit les pics rocheux émerger. Silence complet sauf le vent dans les épicéas. Larmes aux yeux, pas d'exagération. Jour 5 : visite à Brașov (35 km au sud). Train régional, 15 RON. Arrivée à la gare de Brașov. Visite de la Piața Sfatului, église noire, marché avec fruits et fromage de chèvre. Acheté du brynza (fromage local blanc) à 18 RON le kilo chez un marchand du nom de Valentin qui nous explique que sa famille élève les chèvres depuis trois générations. Retour à Sibiu en fin d'après-midi. Derniers jours : exploration des villages saxons voisins. Mediaş à 40 km, ligne de bus lente. Village figé dans le temps, église protestante du 15e siècle, vignes alentour. Dégustation chez Jidvei Winery : Fetească Albă, vin blanc sec, 2 euros le verre. Véhicule de location loué (Dacia Sandero, 45 euros/jour, garagiste près de la gare, numéro de tél noté sur un post-it rose). Route cahoteuse jusqu'à Saschiz, petite église fortifiée perchée, 40 marches pour y accéder, vue sur les champs de maïs qui ondulent. Gastronomie globale : nourriture roumaine simple mais efficace. Ciorbă de burtă (tripe) goûtée une fois, plat piquant au curcuma et vinaigre blanc, pas réitéré. Mici (petites saucisses) tous les jours presque, excellent rapport qualité-prix. Raki maison offert par une habitante, alcool à 40°, brûle la gorge. Boulangeries fermées entre 14h et 16h, prévoir. Wi-Fi aléatoire, réseau Vodafone généralement correct.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Église fortifiée Sf. Maria à Sibiu (rue Centrul Istoric, porche voûté de 8 m, entrée 3 euros)

2

Sentier bleu Păltiniş–Porțile Sibiului (5h aller-retour, refuge au sommet, soupe chaude)

3

Vignoble Jidvei avec dégustation (Fetească Albă à 2 euros, route secondaire entre Mediaş et Brașov)

4

Marché Piața Mică le mercredi matin (fromage brynza, fruits locaux, marchands qui parlent peu anglais)

5

Train Regio Bucarest–Sibiu (8h, compartiment rustique, paysages Carpates, à réserver à l'avance : 12 euros)

Conclusion

Et au final.

Dix jours bien employés en Transylvanie. Paysages montagneux cohérents, gens abordables, nourriture correcte. Points négatifs : infrastructure routière dégradée, transport en commun peu fiable avec retards systématiques, une arnaque touristique à Sibiu qui laisse un goût amer. Pas aussi spectaculaire qu'attendu, mais sincère.

En résumé

Avis Sibiu, Transylvanie : carnet de voyage de 10 jours par marietraverse

Destination
Sibiu, Transylvanie →
Pays
Roumanie →
Durée
10 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marietraverse →
L'essentiel

Sibiu, Transylvanie en bref

Pourquoi choisir Sibiu, Transylvanie

  • Églises fortifiées médiévales exceptionnelles conservées depuis 600 ans
  • Randonnées aux Carpates accessibles avec cabanes montagne conviviales
  • Villages saxons préservés datant des 15e-16e siècles, figés dans le temps
  • Gastronomie authentique à petits prix, mici et brynza artisanale
  • Paysages montagneux dramatiques avec pics rocheux et vues panoramiques

Pour qui ?

  • Randonneurs cherchant montagnes accessibles et refuges pas chers
  • Amateurs d'architecture médiévale et patrimoine saxon
  • Voyageurs en petit budget acceptant transport peu fiable
  • Photographes quête paysages montagneux bruts et authentiques
  • Couples recherchant escapade rurale loin du tourisme de masse

À éviter si…

  • Vous exigez transports ultra-ponctuels et confortables
  • Vous ne tolérez pas arnaque touristique et surcoûts
  • Vous préférez vacances balnéaires à paysages montagneux
  • Vous cherchez infrastructure routière moderne et bien entretenue
À découvrir aussi
CarpatesPăltinişRefugio Porțile SibiuluiBrașovMediaşSaschizJidvei WineryPiața SfatuluiPiatra MareAéroport Henri CoandăGara de SibiuBiserica Sf. Maria

Photos communautaires : Sibiu, Transylvanie

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Sibiu: Astra Park
Sibiu: Astra Park
© Daniel ENGELVIN (4 Millions thanks)
Sibiu , Podul Minciunilor
Sibiu , Podul Minciunilor
© Daniel ENGELVIN (4 Millions thanks)
Timisoara: Biserica ortodoxă Sf Ilie
Timisoara: Biserica ortodoxă Sf Ilie
© Daniel ENGELVIN (4 Millions thanks)
Questions fréquentes

FAQ — Sibiu, Transylvanie

Quel est le meilleur moyen de se rendre de Bucarest à Sibiu ?

Le train régional Regio est l'option principale (8 heures, environ 45 RON). Prévoir une climatisation insuffisante en été avec des températures jusqu'à 38°C. Les vols Wizz Air sont possibles mais sujets aux retards systématiques selon le récit. Le taxi de l'aéroport à la gare coûte environ 9 euros.

Quels sont les prix moyens pour se loger et manger à Sibiu ?

Petite pension : 18 RON/nuit (env. 3,60 euros). Repas : 32 RON pour poulet-mamaliga (6 euros), café 4 RON. Attention aux arnaques au bar Hertz et similaires qui gonflent les factures d'espressos.

Qu'y a-t-il à voir absolument à Sibiu ?

L'église fortifiée Sf. Maria avec ses quatre tours d'angle intactes depuis 600 ans, la Piața Mică (place centrale), la tour d'observation Piatra Mare avec vue 180° sur Sibiu et les Carpates. Les remparts offrent des murs épais de plus d'un mètre à explorer.

Combien de temps faut-il pour randonner vers Păltiniş ?

Le bus local 10 (1,50 RON) monte à Păltiniş en montagne à 1400m. Le sentier bleu jusqu'au refuge Porțile Sibiului prend 3 heures. Prévoir vêtements chauds : 8°C le matin avec brouillard, températures sèches en altitude.

Quels villages saxons visiter près de Sibiu ?

Mediaş à 40 km propose une église protestante du 15e siècle et vignobles (Jidvei Winery, 2 euros le verre). Saschiz offre une église fortifiée perchée avec 40 marches et vue sur les champs de maïs. Louer une Dacia Sandero (45 euros/jour) est recommandé.

Quel est le meilleur transport local à Sibiu ?

Bus locaux et trains régionaux sont peu fiables avec retards systématiques. Location de voiture autonome préférable pour explorer les villages saxons. Envisager le co-voiturage ou groupes organisés pour les randonnées.

Qu'est-ce qu'on mange traditionnellement en Transylvanie ?

Mici (petites saucisses roumaines, excellent rapport qualité-prix), mamaliga (polenta), ciorbă de burtă (tripe épicée au curcuma), brynza (fromage blanc de chèvre local à 18 RON/kg), pain noir. Les boulangeries ferment entre 14h et 16h.

Quelle est la meilleure période pour visiter Sibiu et les Carpates ?

Juin-septembre pour les randonnées, mais éviter l'été pour les vols low-cost qui accumulent retards. Les nuits en montagne peuvent être froides (8°C). L'automne offre probablement moins de brouillard que le printemps en montagne.