Moroni et Anjouan : plages vides, épices étouffantes et ferry en retard de 8 heures
CarnetComores202612 jours

Moroni et Anjouan : plages vides, épices étouffantes et ferry en retard de 8 heures

Arrivée à Moroni le 14 mars à 16 h 30 après un vol Air Austral depuis La Réunion. L'aéroport Hahaya est minuscule, pas de climatisation. Première odeur en franchissant la porte : mélange de sel marin et de diesel des…

SA
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12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à Moroni le 14 mars à 16 h 30 après un vol Air Austral depuis La Réunion. L'aéroport Hahaya est minuscule, pas de climatisation. Première odeur en franchissant la porte : mélange de sel marin et de diesel des générateurs. Les toilettes à l'arrivée ne fonctionnaient pas. Nous avons pris un taxi collectif (300 KMF, environ 0,65 euro) jusqu'à notre guesthouse, l'Hôtel Coelacanth rue Abdou Djohar. Le conducteur a changé de route trois fois sans explication. La ville ressemble à Moroni n'existe pas vraiment comme centre urbain : il y a le port, quelques rues avec des épiceries, puis des maisons dispersées. Le bruit des motos Yamaha usagées envahit chaque minute du jour. Premiers jours : marché et déception côtièreLe 15 matin, nous avons visité le marché de Moroni (9 h 30 - 13 h, fermé samedi). Vrai marché chaotique, pas de folklore : tomates, bananes plantains, sachets de vanille séchée empilés sans ordre. Un vendeur nous a arrêté cinq fois pour nous revendre la même vanille à prix différents. Nous avons acheté une tige de vanille pour 2 500 KMF (5,50 euros), ce qui semble exorbitant ensuite. Plage de Moroni : mauvaise surprise. Le littoral près du port est jonché de plastique. Les Comoriens se baignent ailleurs, nous le comprenons vite. Eau tiède (29 °C en mars), mais cristalline une fois les 50 premiers mètres passés. Nous avons vu un pêcheur ramener une prise pathétique : trois petits poissons, deux heures de travail. Restaurant le Lagon Bleu (rue de la Corniche) : brochettes de requête à 2 000 KMF chacune, salade de tomates molles, pain sec. Le propriétaire avait oublié notre commande pendant 45 minutes, puis a servi la salade sans vinaigrette. Goût fade, mais la bière Comores était froide. Anjouan : le ferry cauchemarLe 17 mars, départ pour Anjouan via le ferry public. Traversée programmée à 8 h. Arrivée à 7 h 30 au port de Moroni. Le ferry, un vieux bateau bleu « Comores Star », n'était toujours pas là. À 10 h 15, il est apparu au loin. Attente supplémentaire : problème moteur mineur. Embarquement chaotique, pas de numéros de siège. Nous nous sommes assis sur des bancs métalliques, 250 personnes sur un bateau construit pour 180. Traversée 4 heures annoncées, 6 heures réelles. Mer agitée, odeur de vomi et de gasoil mélangée dans les entrailles du navire. Un homme à côté vomissait depuis le départ, nul ne bougea. Arrivée à Mutsamudu (capitale d'Anjouan) à 18 h 45. Anjouan : vanille et randonnéeHôtel Dar Salaam à Mutsamudu : petite maison convertie, 40 euros la nuit avec petit déj inclus. La cuisinière Fatima cuisinait un riz à la vanille sucré chaque matin (7 h 30 service). Goût sucré bizarre au premier repas, puis on s'y fait. Eau chaude 20 minutes par jour, entre 6 h et 6 h 20. Visite plantation Ijumaa vanille (12 km de Mutsamudu, accessible en taxi payant 1 500 KMF l'aller). Guide local Saïd nous a montré les plants en spirale, expliqué la récolte manuelle (6 mois de séchage). Senteur de vanille naturelle si forte que ma nez s'est saturé après deux heures. Le responsable nous a proposé d'acheter 100g pour 8 euros. Arnaque probable. Randonnée au Pic de la Grille (1 100 m) le 20 mars. Levés à 5 h 15 depuis Dar Salaam. Piste boueuse, végétation dense. À mi-parcours, guide a disparu 30 minutes (pause, refus de payer plus). Brume totale au sommet, impossible de voir les autres îles. Descente en deux heures, douleurs aux genoux. Derniers jours à MoroniRetour ferry le 22, cette fois à l'heure (17 h). Plage d'Itsandra au nord de Moroni les 23-24 mars : eau plus claire, sable blanc sec (33 °C, trop chaud pour marcher pieds nus). Petit restaurant « Chez Mama Zakia » sert un curry de poisson (pulpe locale) à 1 800 KMF, bien relevé, riz blanc collant. Dernière nuit à l'Hôtel Coelacanth, départ 16 h 30 pour l'aéroport. Retard de bus collectif 1 h 15. Avion Air Austral parti à l'heure malgré notre arrivée à 16 h 20.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plantation Ijumaa vanille à Anjouan : senteur de vanille vrai, pas de faux-semblant, guide Saïd compétent

2

Marché de Moroni (rue du Port) : arriver avant 11 h, négocier sur les sachets de clous de girofle

3

Plage d'Itsandra (30 km nord de Moroni) : eau claire sans plastique, petit bar locale qui sert du Rhum Bacardi tiède

4

Ferry Comores Star Mutsamudu-Moroni : réserver la veille en personne au port, départ imprévisible mais passagers sympathiques

5

Hôtel Dar Salaam Mutsamudu : petit déj riz-vanille à 7 h 30, douche eau chaude limitée, conversation avec Fatima valent le détour

Album · 10 photos

Photos — Moroni (Grande Comore)

Moroni et Anjouan : plages vides, épices étouffantes et ferry en retard de 8 heures
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Conclusion

Et au final.

Les Comores, c'est pas des Maldives. C'est un endroit oublié où le tourisme n'a pas gâché l'impévu quotidien. Les gens sont gentils quand tu respires lentement et souris idiot, mais l'infrastructure est fragile. Inflation des prix pour étrangers énervante. Je reviendrais pour Anjouan plutôt que Moroni, c'est plus tranquille.

En résumé

Avis Moroni (Grande Comore) : carnet de voyage de 12 jours par sarahvoyages42

Destination
Moroni (Grande Comore)
Pays
Comores
Durée
12 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sarahvoyages42
L'essentiel

Moroni (Grande Comore) en bref

Pourquoi choisir Moroni (Grande Comore)

  • Destination peu touristique préservant l'authenticité culturelle loin des circuits balisés
  • Prix exceptionnellement bas pour hébergement, repas et transport local
  • Plantations de vanille accessibles avec guides locaux pour découverte agroalimentaire
  • Paysages côtiers et montagnards variés entre deux îles distinctes
  • Accueil chaleureux des habitants malgré infrastructure rudimentaire

Pour qui ?

  • Voyageurs aventureux acceptant le chaos et l'imprévu quotidien
  • Budgétaires en quête de destination exotique bon marché
  • Amateurs de cultures isolées et non commercialisées
  • Randonneurs modérés cherchant sommets entre 1000-1200m
  • Couples en fuite des destinations touristiques surpeuplées

À éviter si…

  • Vous exigez une infrastructure touristique moderne et ponctuelle
  • Vous redoutez les trajets imprévisibles et le surpeuplement en transport public
  • Vous recherchez des plages aménagées et proches du centre urbain
  • Vous avez besoin de confort hôtelier ou d'eau chaude stable 24h/24
À découvrir aussi
Aéroport HahayaPort de MoroniPlage d'ItsandraMutsamuduPic de la GrillePlantation Ijumaa VanilleMarché de MoroniÎle d'AnjouanLa RéunionCorniche de MoroniBaie de MoroniOcéan Indien

Photos communautaires : Moroni (Grande Comore)

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Moroni Medina
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© D-Stanley
French Baguettes
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© D-Stanley
Comorian Woman
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© D-Stanley
Local Life
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© D-Stanley
Collecting Water
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© D-Stanley
Old Market
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Moroni
Moroni
© TheLizardQueen
Place de France
Place de France
© D-Stanley
Questions fréquentes

FAQ — Moroni (Grande Comore)

Quel est le meilleur moyen de se déplacer entre Moroni et Anjouan ?

Le ferry public « Comores Star » est le seul transport interinsulaire régulier. Comptez 4 à 6 heures de traversée selon les conditions météo et les retards fréquents (8 heures observées dans ce voyage). Embarquement chaotique sans numérotation de sièges. Apportez un antinausée et préparez-vous à une atmosphère surpeuplée.

Y a-t-il des plages de baignade décentes à Moroni ?

Le littoral du port de Moroni est jonché de plastique. La plage d'Itsandra au nord offre une meilleure expérience avec eau cristalline et sable blanc, bien que l'infrastructure reste minimaliste. L'eau avoisine 29-33°C selon la saison.

Combien coûte une visite de plantation de vanille à Anjouan ?

La plantation Ijumaa Vanille se visite moyennant 1 500 KMF en taxi depuis Mutsamudu (12 km). Un guide local montre la récolte et le séchage (6 mois). Attention : l'achat sur place (100g à 8 euros) est potentiellement surfacturé pour touristes.

Quel est le coût de la vie pour un touriste aux Comores ?

Budget très bas : taxi collectif 0,65 euro, repas 1,50-5,50 euros, guesthouse 40 euros/nuit avec petit-déj. Mais inflation tarifaire courante pour les étrangers (vanille au marché : 5,50 euros pour une tige). Les prix affichés ne sont jamais fixes.

Quel est l'aéroport d'arrivée à la Grande Comore ?

Aéroport Hahaya de Moroni, connecté par vol Air Austral depuis La Réunion. Infrastructure très basique : pas de climatisation, toilettes hors service courantes. Les taxis collectifs (300 KMF) assurent les transferts urbains.

Quelle est la meilleure période pour randonner au Pic de la Grille ?

Le sommet culmine à 1 100 m et génère une brume fréquente (sommet inaccessible visuellement en mars). Pistes boueuses et guide peu fiable. Prévoir un départ matinal (5 h 15) et une bonne condition physique pour les 2h de descente.

Où manger à Moroni et Anjouan ?

À Moroni : Le Lagon Bleu sert des brochettes (2 000 KMF) mais service lent. Chez Mama Zakia à Itsandra propose curry de poisson local relevé (1 800 KMF). À Anjouan, l'hôtel Dar Salaam inclut petit-déj avec riz à la vanille sucré et service fixe (7h30).