Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Cebu par le vol Cebu Pacific 5J 287, le matin à 6h30. Terminal 2 de l'aéroport Mactan-Cebu : c'était clairement surpeuplé, chaleur moite d'emblée, odeur mélangée de clim qui marche mal et de nourriture frite. Les taxis n'étaient pas à la hauteur — on s'est fait proposer 1200 pesos pour 15 km quand le tarif légal était 600. Grosse galère dès le départ. On s'est installés à l'hôtel Sunlight Guesthouse, près de Colon Street. Chambre basique mais propre, 45 euros la nuit. Le proprio nous a conseillé de prendre le Jeepney — ces minibus colorés hyper locaux — pour aller manger à Larsian BBQ. Il y a là-bas des dizaines de petits restaurants en plein air qui grillent du cochon et du poisson. On a commandé un lechon belly (porc rôti) avec du rice, c'était énorme pour 250 pesos (4,50 euros). Le goût de la braise, légèrement fumé, avec ce croustillant de peau : c'était bon mais vraiment gras. La nuit, Colon Street pue l'ordure et les eaux usées — on n'a pas traîné longtemps dehors. Premier moment difficileLe jour 3, on a voulu aller faire du snorkeling à l'île de Nalusuan. Bateau privé réservé via l'hôtel : 2800 pesos pour quatre. Sauf que le bateau est parti une heure en retard. Le soleil tapait fort, on était assis dans une petite barque en bois sans ombre, et l'odeur du carburant diesel était vraiment étouffante. Un des enfants du groupe a vomi. Mais une fois dans l'eau, c'était spectaculaire. Des petits poissons partout, des coraux mous encore vivants — on voyait clairement la différence entre les zones bien préservées et celles où les typhons avaient cassé le récif. Saut vers PalawanJour 5, vol Cebu Pacific 5J 432 pour Puerto Princesa. 50 minutes de vol à 99 euros par personne. L'aéroport est petit, rural presque. On a pris un van Deluxe Van Transport (compagnie locale, fiable) jusqu'au centre-ville, route cabossée, arrêts multiples où on ramassait des paysans. 3h30 de trajet pour 300 pesos. On s'est logés au KayaMi Rooms, petite guesthouse avec le wifi qui bugge régulièrement. 40 euros la nuit. C'est à deux pas du port. Le moment marquant : le jour suivant, on a pris l'Underground River Tour vers 7h du matin. Le guide local, Mario, nous a fait entrer dans cette grotte inondée avec stalactites qui reflètent la torche. L'air était frais, humide, ça sent minéral et moisissure. On était en barque, très lent, très calme. Un moment de vraie déconnexion. C'est un site tout de même touristique, avec 500+ personnes par jour, mais on était quasi seuls à 7h. Coron, après trois jours. Jeepney depuis Puerto Princesa pour 300 pesos, 3h. Petit port de pêche, atmosphère plus tranquille. Hôtel Sunlight Coron (même chaîne qu'à Cebu, 38 euros). On a réservé une sortie island-hopping avec snorkeling, 900 pesos par personne avec déjeuner compris. Bateau à moteur du tour-opérateur Coron Eco Tour. On a vu des épaves de navires japonais de la Seconde Guerre mondiale à faible profondeur. Pas de guide dramatisant : juste les structures rouillées, des poissons. Repas servi à bord : adobo poulet avec riz, pas cher ni bon, plutôt basique. Retour difficileLe jour 12, retour à Puerto Princesa, puis Cebu. Le vol Cebu Pacific avait 2h de retard (annoncé 40 minutes après l'embarquement). Surbooking. On a dû attendre à l'aéroport, ambiance tendue. À Cebu, on a goûté au Choobi Choobi restaurant, spécialisé dans les fruits de mer : kinilaw (poisson cru mariné à l'agrume) excellentissime. Crevettes à l'ail à 380 pesos, goût prononcé, frais. C'était le meilleur repas du voyage. Vol international le jour 14 à 23h55 sur Philippine Airlines. Escale Bangkok. Retour à Paris le lendemain après-midi.
Les bons plans repérés sur place.
Îles de Nalusuan (snorkeling, bateau privé depuis Cebu, départ à Mactan Port)
Underground River à Puerto Princesa (visite guidée 7h du matin, moins de monde)
Larsian BBQ à Cebu (grillades plein air, ligne Jeepney rouge depuis Colon Street)
Épaves à Coron (island-hopping avec Coron Eco Tour, départ port principal)
Choobi Choobi restaurant (fruits de mer frais, centre-ville Cebu, kinilaw inoubliable)
Photos — Cebu et Palawan
Et au final.
Les Philippines, c'était chaotique, souvent étouffant physiquement, les transports perdent du temps. Mais l'eau, les gens, et certains moments de calme valaient vraiment le détour. On repartirait, peut-être en évitant saison des typhons.
