Comment ça s'est passé.
Je suis arrivé à Puerto Princesa un mardi matin, après un vol PAL Express depuis Manille qui a eu 2 heures de retard. L'aéroport est petit, presque désert à 11h. Dehors, la chaleur m'a frappé immédiatement — 34°C, moiteur collante, odeur de sel mélangée aux gaz d'échappement des tricycles jaunes et bleus. J'ai pris un tricycle pour l'hôtel Badjao Seafront Resort, situé face à la baie. Le chauffeur m'a parlé de la Underground River en baragouinant l'anglais. Prix : 200 PHP pour 5 km. En arrivant, j'ai découvert que ma réservation Booking était foutue — surréservation. L'équipe m'a trouvé une chambre chez un voisin, moins cher (1200 PHP/nuit au lieu de 1600). Moment de stress, mais finalement réglé en 20 minutes. Les îles et la plongéeLe jour suivant, départ à 5h30 pour la visite du Puerto Princesa Subterranean River National Park. J'étais dans un bateau avec 40 touristes chinoises et 3 couples allemands. Le guide était blasé, expéditif. Mais entrer dans cette grotte fluviale... c'est absurde comme spectacle. Stalactites énormes, eau calme, plafond qui descend à 2 mètres. On avait 15 minutes pour regarder avant de ressortir. Prix : 500 PHP le billet + 1200 PHP la visite guidée. Petit-déjeuner avant : adobo de porc chez Tatay's, près du port. Un plat gras, savoureux, 180 PHP. J'en ai demandé deux portions. Les trois jours suivants : plongée. J'ai réservé avec Scuba World Palawan, une petite boîte tenue par deux Italiens (Pietro et Marco) et deux moniteurs philippins. Nous avons exploré le Apo Island, spot renommé. Là, j'ai vu des coraux intacts, des barracudas, et une raie manta. Pas trop de bruit, juste le son régulier de ma respiration dans le détendeur. 4000 PHP pour 3 jours avec matériel inclus. Une bonne affaire comparé à la Thaïlande. Mais le deuxième jour, panne du bateau. Deux heures d'attente au soleil. Pietro a dû appeler un ami pour nous récupérer. Nous avons plongé quand même, mais l'ambiance était brisée. Et le dernier jour, Marco m'a avoué qu'un moniteur était en congé — il fallait partager avec un autre groupe. 6 plongeurs, pas idéal. Port Barton et le nordUne jeepney (transport public surpeuplé, 150 PHP) m'a amené vers le nord jusqu'à Port Barton. Le véhicule s'est arrêté tous les 500 mètres pour prendre des passagers. Trois heures pour 40 km. Je me suis coincé entre un homme qui vendait du poulet rôti et une femme avec son enfant. L'odeur du poulet était écrasante — pas désagréable, mais oppressante. Port Barton est plus calme. Pas de plage blonde ici, du sable gris, des palmiers fatigués. J'ai mangé chez Barton Café, le soir. Riz frit, poisson grillé, grosse bière San Miguel : 380 PHP. Le proprio, Mang Rudy, m'a parlé de la vie locale — ses trois enfants, sa femme infirmière à Manille. On a discuté 45 minutes. J'ai loué un kayak pour explorer les petites îles. Coraux morts, eau transparente mais chaude (28°C). Pas d'âmes vivantes. Deux heures seul avec mon kayak, c'était bien. Retour et bilanLes trois derniers jours : Puerto Princesa, repos. J'ai traîné au marché Mendoza Park, où j'ai acheté des fruits du dragon à 60 PHP le kilo. Mangosteen sucré, tellement bon. Un vendeur m'a arnaqué sur le poids — 2 kg facturés pour 1,5 kg. Je l'ai remarqué mais j'ai laissé tomber. Vol retour sur Cebu Pacific, à nouveau en retard (une heure). Les Philippines, c'est réel, mais pas polished.
Les bons plans repérés sur place.
Puerto Princesa Subterranean River : grottes fluviales incroyables, visite rapide le matin (5h30 départ)
Plongée à Apo Island avec Scuba World : raies mantas, eau à 28°C, 4000 PHP pour 3 jours
Port Barton en jeepney : route lente mais authentique, Barton Café pour manger local
Marché Mendoza Park : fruits du dragon à 60 PHP, test vos compétences en marchandage
Badjao Seafront Resort : vue sur la baie, petit-déj de riz-œuf à 200 PHP
Photos — Puerto Princesa, Palawan
Et au final.
Palawan m'a donné ce que je voulais : plongée solide, îles tranquilles, gens gentils. Mais le tourisme de masse commence à pourrir les sites, les transports sont imprévisibles, et les arnaques minimes sont partout. Je reviendrais, mais plus tôt dans la saison.








