Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport international de Denpasar un mardi 6 h du matin, complètement sonnés après 18 heures d'avion avec Garuda Indonesia. Le chauffeur qu'on avait réservé sur GetYourGuide n'était pas là. Première galère. On a attendu 45 minutes sous la climatisation cassée du hall d'arrivée, la chemise collée au dos, sentant l'odeur aigre du café froid de l'avion mélangée à celle de la transpiration. Finalement il a débarqué, en retard d'une heure à cause du trafic sur la route Sanur-Denpasar. Bienvenue en Indonésie. On a loué une villa à Ubud pendant 10 nuits : la Karsa Kafe Bungalows, à 35 € la nuit, avec piscine et petit déjeuner inclus. Le proprio, Made, était sympa mais oubliait régulièrement de remplir la réserve d'eau chaude. On a pris plusieurs douches froides à 22 h. Les rizières de Tegallalang se trouvent à 2 km. On s'est levés à 5 h 30 un matin pour y aller à pied. C'était pas bondé de touristes comme on l'imaginait — juste quelques couples en train de prendre des photos Instagram. L'odeur de la terre mouillée et des plants de riz en début de matinée, ça vous réveille. On a petit-déjeuné à la Karsa Kafe juste après : œufs au plat, riz blanc, sambal, jus de mangue frais pour 3,50 € per person. Pas compliqué, mais bon. Restaurants et saveursAu marché d'Ubud (Pasar Ubud), on a essayé les nasi kuning — riz jaune aux épices — auprès d'une vendeuse qui parlait à peine l'anglais. Elle nous les a servis dans des feuilles de bananier pour 1,20 €. C'était chaud, gras, réconfortant.Le resto Alchemy Raw Food sur Jalan Hanoman : acai bowl à 7 €, boisson gingembre-curcuma à 4 €. Cher pour Ubud, mais c'était vraiment bon et on avait besoin de légumes après une semaine de nasi goreng.À Seminyak, en bord de plage, on a mangé au Warung Bodag Barong. Poisson grillé entier avec sauce tomate-oignons, riz, légumes : 12 € per person. Le serveur a essayé de nous vendre un verre de vin pour 18 € — on a refusé mais sympa son insistance.On a loué des scooters (Yamaha 125cc) pendant 4 jours pour explorer. Grosse erreur pour mon amie Sophie : elle ne conduit pas en Europe, elle a paniqué au premier carrefour de Ubud. C'est moi qui ai dû rouler sur les routes cahoteuses avec ses mains serrées autour de ma taille. L'odeur du carburant, la chaleur collante à 34°C, les motos qui nous frôlaient à 80 km/h — c'était dingue et terrifiant. On est allés aux sources chaudes de Tegallallahan. Pas les sources touristiques connues, mais celles recommandées par Made, le proprio. On a roulé 45 minutes sur une route de montagne qui s'effilochait progressivement en piste. Des carriers côté droit creusaient la roche avec des outils manuels, des drapeaux rouges et blancs plantés un peu partout. On a trouvé un petit bassin avec une eau à 38°C, fumante, dégageant une forte odeur de soufre. On a trempé 30 minutes, seules sur place, les pieds sur du calcaire rugueux. C'était un moment tranquille, sans WiFi, sans bruit à part les oiseaux. Seminyak nous a déçues. On y a passé 4 nuits (hôtel The Camakila Legian Beach Resort, 55 € la nuit avec accès plage) en attendant notre vol de retour. Trop de bars à cocktails, trop de touristes australiens saouls le soir. On a essayé le fameux Potato Head Beach Club une fois — l'entrée était à 30 € (à consommer au bar), une bière Bintang à 9 €. La musique électro, le bruit, la foule : c'était l'inverse de ce qu'on cherchait. Les transports en commun : on a pris deux fois la ligne de bus jaune de Bali (pas de numéro officiel, juste « yellow bus ») pour aller de Ubud à Seminyak. 6 € per person, 2 h 30 avec un arrêt à Batubelig. Le bus s'arrêtait à tous les carrefours, sentait l'urine et le clou de girofle. Une vieille femme à côté de moi vendait des noix de coco décortiquées pour 0,80 €. Pas confortable mais authentique dans le vrai sens du terme.
Les bons plans repérés sur place.
Les rizières en terrasses de Tegallalang à l'aube (départ 5 h 30, petit-déj à la Karsa Kafe après)
Les sources chaudes de Tegallallahan accessibles en scooter (route cahoteuse, odeur de soufre intense)
Le Alchemy Raw Food à Ubud pour manger des légumes frais (acai bowl 7 €)
La balade en yellow bus jusqu'à Seminyak (2 h 30, 6 €, expérience sans filtre du transport balinais)
Photos — Bali (Ubud, Seminyak, Sanur)
Photos — Bali (Ubud, Seminyak, Sanur)
Et au final.
Bali, c'est pas le paradis qu'on voit sur TikTok. C'est chaotique, chaud, parfois cher pour ce qu'on reçoit, et les routes sont minables. Mais les sources chaudes de montagne, les rizières au lever du soleil, et surtout les gens qu'on a croisés — Made, la vendeuse du marché, les vieux conducteurs de bus qui nous saluaient — ça valait vraiment le coup. On reviendrait, mais sans les scooters.
