Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à Denpasar le 15 janvier en fin d'après-midi. L'aéroport Ngurah Rai était chaotique, les files d'attente interminables, et la chaleur humide nous a frappés dès la sortie des portes climatisées. 32°C au thermomètre, mais ressenti à 40 avec l'humidité. Nous avons pris un taxi blanc sans compteur jusqu'à notre hôtel, le Bali Breeze Resort à Seminyak, et déjà première galère : le chauffeur nous a demandé 350 000 IDR pour un trajet qui en valait 200 000. On a dû négocier fermement. Le resort était correct, climatisation bruyante mais efficace, et le café du matin incluait du jus de mangue frais qui sentait fort, sucré, presque entêtant. J'ai goûté le nasi goreng à 45 000 IDR au restaurant de l'hôtel : riz frit avec œuf, cacahuètes et quelques crevettes. Bon, pas transcendant. Les temples et les files d'attente Le 16, nous nous sommes levés à 5 h 30 pour visiter le Pura Tanah Lot en regardant le lever du soleil depuis les rochers. Conseil : arrive avant 6 h 30, sinon c'est blindé de groupes organisés. Nous avons croisé au moins 200 touristes avant 7 h. Le temple lui-même, perché sur un rocher face à la mer, offre une vraie présence, mais impossible de prendre une photo sans 20 personnes dedans. L'odeur d'encens était écrasante, un mélange de bois brûlé qui pique la gorge. Nous avons ensuite visité l'Ubud Art Market en minibus local (numéro 7, 50 000 IDR par personne). Les vendeurs étaient agressifs. Un mec m'a suivi pendant 15 minutes pour me vendre des bagues en argent, même après que j'aie dit « tidak » (non) au moins six fois. C'est usant mentalement. Le marché sentait les épices, les fruits pourrissants empilés en pyramides, et il faisait étouffant sous le toit en tôle. Lombok : la galère du transport Le 19 janvier, nous avons pris un ferry pour Lombok depuis le port de Padang Bai. Horaire affiché : 8 h 30. Nous y étions à 7 h 45. Départ réel : 9 h 50. Trois heures de traversée chaotique sur un bateau de 200 places, l'eau clapotait fort contre la coque, plusieurs touristes étaient malades. Arrivé à Bangsal vers 13 h, puis une heure de route en minibus privé jusqu'à Gili Air. Gili Air, l'une des trois îles Gili, était plus calme que je ne l'imaginais. Nous avons logé à la Gili Air Homestay, 350 000 IDR la nuit pour une chambre avec ventilateur (pas de climatisation). Pas d'électricité entre 14 h et 17 h pour économiser l'énergie. Difficile à vivre avec ce manque de courant en plein après-midi quand il fait 33°C. La plage de Gili Air elle-même était décevante. L'eau était turquoise, oui, mais parsemée de débris plastiques et de corail mort. Nous avons nagé 20 minutes avant d'abandonner, trop d'oursins. Le snorkeling organisé (200 000 IDR pour une journée complète avec déjeuner) était mieux, nous avons vu des tortues de mer, du vrai poisson-perroquet, et le déjeuner inclus — riz, curry de poisson, légumes — était savoureux et généreux. Retour à Bali et derniers jours De retour à Bali le 22, nous avons exploré Canggu. Les petits restaurants le long de la plage (notamment le Warung Biah, excellente soupe de poisson à 55 000 IDR) offraient une ambiance plus décontractée qu'Ubud. Nous avons dîné en regardant des surfeurs, le soleil se couchait vite, vers 18 h 15, et soudain la chaleur s'envolait, remplacée par une brise salée agréable. J'ai aussi visité le marché nocturne de Kuta (Night Market), minuscule mais vivant. J'y ai mangé des brochettes de satay (bœuf et sauce arachide) à 15 000 IDR. Les vendeurs criaient, le son était cacophonique mais plutôt authentique. Aucun touriste n'y était, juste des locaux et nous deux. Nos dernières 48 heures ont été consacrées à la détente près de la piscine de l'hôtel et à un massage balinais (90 minutes, 150 000 IDR) dans un petit spa d'Ubud. Le masseur a appuyé fort sur les points de tension, le gars savait ce qu'il faisait, j'ai senti mes muscles se dénouer. Infractions et déceptions L'Indonésie nous a coûté environ 1 200 euros par personne pour 14 jours (hôtels, nourriture, transports, activités). C'est bon marché, oui, mais nous avons aussi remarqué plusieurs tentatives subtiles de surcharge. Les prix affichés dans les restaurants touristiques n'incluaient pas toujours les taxes, les faux taxis rôdaient partout, et la qualité des routes secondaires était catastrophique — une heure de route en minibus entre Ubud et Kuta nous a secoués pendant 60 minutes, dos douloureux pendant deux jours après.
Les bons plans repérés sur place.
Pura Tanah Lot au lever du soleil : arriver avant 6 h 30 pour avoir le temple presque seul
Snorkeling à Gili Air avec tortues de mer : 200 000 IDR pour une journée, déjeuner inclus
Warung Biah à Canggu : soupe de poisson excellente (55 000 IDR) en front de mer
Marché nocturne de Kuta : satay bœuf à 15 000 IDR, zéro touristes, vrai local
Massage balinais 90 minutes à Ubud : 150 000 IDR, un vrai professionnel
Photos — Bali et Lombok
Et au final.
Bali et Lombok m'ont offert du beau, de l'exotique et des gens globalement accueillants, mais l'expérience a été inégale. Les sites touristiques majeurs sont surexploités, l'arnaque est une pratique courante, et l'infrastructure route/transports laisse à désirer. Je reviendrais pour approfondir Lombok et les îles moins touristiques, mais pas pour refaire Ubud et Tanah Lot.

