Bali et Lombok : entre temples bondés et plages de rêve ratées
CarnetIndonesie202614 jours

Bali et Lombok : entre temples bondés et plages de rêve ratées

Nous avons atterri à Denpasar le 15 janvier en fin d'après-midi. L'aéroport Ngurah Rai était chaotique, les files d'attente interminables, et la chaleur humide nous a frappés dès la sortie des portes climatisées. 32°C…

MA
Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à Denpasar le 15 janvier en fin d'après-midi. L'aéroport Ngurah Rai était chaotique, les files d'attente interminables, et la chaleur humide nous a frappés dès la sortie des portes climatisées. 32°C au thermomètre, mais ressenti à 40 avec l'humidité. Nous avons pris un taxi blanc sans compteur jusqu'à notre hôtel, le Bali Breeze Resort à Seminyak, et déjà première galère : le chauffeur nous a demandé 350 000 IDR pour un trajet qui en valait 200 000. On a dû négocier fermement. Le resort était correct, climatisation bruyante mais efficace, et le café du matin incluait du jus de mangue frais qui sentait fort, sucré, presque entêtant. J'ai goûté le nasi goreng à 45 000 IDR au restaurant de l'hôtel : riz frit avec œuf, cacahuètes et quelques crevettes. Bon, pas transcendant. Les temples et les files d'attente Le 16, nous nous sommes levés à 5 h 30 pour visiter le Pura Tanah Lot en regardant le lever du soleil depuis les rochers. Conseil : arrive avant 6 h 30, sinon c'est blindé de groupes organisés. Nous avons croisé au moins 200 touristes avant 7 h. Le temple lui-même, perché sur un rocher face à la mer, offre une vraie présence, mais impossible de prendre une photo sans 20 personnes dedans. L'odeur d'encens était écrasante, un mélange de bois brûlé qui pique la gorge. Nous avons ensuite visité l'Ubud Art Market en minibus local (numéro 7, 50 000 IDR par personne). Les vendeurs étaient agressifs. Un mec m'a suivi pendant 15 minutes pour me vendre des bagues en argent, même après que j'aie dit « tidak » (non) au moins six fois. C'est usant mentalement. Le marché sentait les épices, les fruits pourrissants empilés en pyramides, et il faisait étouffant sous le toit en tôle. Lombok : la galère du transport Le 19 janvier, nous avons pris un ferry pour Lombok depuis le port de Padang Bai. Horaire affiché : 8 h 30. Nous y étions à 7 h 45. Départ réel : 9 h 50. Trois heures de traversée chaotique sur un bateau de 200 places, l'eau clapotait fort contre la coque, plusieurs touristes étaient malades. Arrivé à Bangsal vers 13 h, puis une heure de route en minibus privé jusqu'à Gili Air. Gili Air, l'une des trois îles Gili, était plus calme que je ne l'imaginais. Nous avons logé à la Gili Air Homestay, 350 000 IDR la nuit pour une chambre avec ventilateur (pas de climatisation). Pas d'électricité entre 14 h et 17 h pour économiser l'énergie. Difficile à vivre avec ce manque de courant en plein après-midi quand il fait 33°C. La plage de Gili Air elle-même était décevante. L'eau était turquoise, oui, mais parsemée de débris plastiques et de corail mort. Nous avons nagé 20 minutes avant d'abandonner, trop d'oursins. Le snorkeling organisé (200 000 IDR pour une journée complète avec déjeuner) était mieux, nous avons vu des tortues de mer, du vrai poisson-perroquet, et le déjeuner inclus — riz, curry de poisson, légumes — était savoureux et généreux. Retour à Bali et derniers jours De retour à Bali le 22, nous avons exploré Canggu. Les petits restaurants le long de la plage (notamment le Warung Biah, excellente soupe de poisson à 55 000 IDR) offraient une ambiance plus décontractée qu'Ubud. Nous avons dîné en regardant des surfeurs, le soleil se couchait vite, vers 18 h 15, et soudain la chaleur s'envolait, remplacée par une brise salée agréable. J'ai aussi visité le marché nocturne de Kuta (Night Market), minuscule mais vivant. J'y ai mangé des brochettes de satay (bœuf et sauce arachide) à 15 000 IDR. Les vendeurs criaient, le son était cacophonique mais plutôt authentique. Aucun touriste n'y était, juste des locaux et nous deux. Nos dernières 48 heures ont été consacrées à la détente près de la piscine de l'hôtel et à un massage balinais (90 minutes, 150 000 IDR) dans un petit spa d'Ubud. Le masseur a appuyé fort sur les points de tension, le gars savait ce qu'il faisait, j'ai senti mes muscles se dénouer. Infractions et déceptions L'Indonésie nous a coûté environ 1 200 euros par personne pour 14 jours (hôtels, nourriture, transports, activités). C'est bon marché, oui, mais nous avons aussi remarqué plusieurs tentatives subtiles de surcharge. Les prix affichés dans les restaurants touristiques n'incluaient pas toujours les taxes, les faux taxis rôdaient partout, et la qualité des routes secondaires était catastrophique — une heure de route en minibus entre Ubud et Kuta nous a secoués pendant 60 minutes, dos douloureux pendant deux jours après.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Pura Tanah Lot au lever du soleil : arriver avant 6 h 30 pour avoir le temple presque seul

2

Snorkeling à Gili Air avec tortues de mer : 200 000 IDR pour une journée, déjeuner inclus

3

Warung Biah à Canggu : soupe de poisson excellente (55 000 IDR) en front de mer

4

Marché nocturne de Kuta : satay bœuf à 15 000 IDR, zéro touristes, vrai local

5

Massage balinais 90 minutes à Ubud : 150 000 IDR, un vrai professionnel

Album · 8 photos

Photos — Bali et Lombok

Bali et Lombok : entre temples bondés et plages de rêve ratées
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Conclusion

Et au final.

Bali et Lombok m'ont offert du beau, de l'exotique et des gens globalement accueillants, mais l'expérience a été inégale. Les sites touristiques majeurs sont surexploités, l'arnaque est une pratique courante, et l'infrastructure route/transports laisse à désirer. Je reviendrais pour approfondir Lombok et les îles moins touristiques, mais pas pour refaire Ubud et Tanah Lot.

En résumé

Avis Bali et Lombok : carnet de voyage de 14 jours par matthieuv28

Destination
Bali et Lombok
Pays
Indonesie
Durée
14 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@matthieuv28
L'essentiel

Bali et Lombok en bref

Pourquoi choisir Bali et Lombok

  • Plages turquoise et snorkeling avec tortues de mer à Gili Air
  • Cuisine locale savoureuse et très bon marché (15 000 à 55 000 IDR)
  • Temples culturels iconiques comme Pura Tanah Lot
  • Massages balinais authentiques et efficaces à prix abordable
  • Ambiance authentique dans quartiers calmes loin des circuits touristiques

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête de nature exotique et budget réduit
  • Couples cherchant détente, plages et massages wellness
  • Amateurs de culture et d'art cherchant Ubud
  • Snorkelers et amoureux de vie marine
  • Explorateurs tolérant l'inconfort pour l'authenticité

À éviter si…

  • Vous attendez une infrastructure de transport de qualité
  • Vous refusez le contact agressif des vendeurs touristiques
  • Vous cherchez des plages préservées sans plastiques
  • Vous êtes intolérant aux arnaqueurs et surcharges tarifaires
À découvrir aussi
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Photos communautaires : Bali et Lombok

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Questions fréquentes

FAQ — Bali et Lombok

Quel est le meilleur moment pour visiter Bali et Lombok ?

Selon le carnet, janvier offre une météo chaude (32-33°C) mais humide. La saison sèche (avril à octobre) est généralement préférable pour éviter les fortes pluies. Les sites touristiques majeurs comme Tanah Lot sont particulièrement bondés en haute saison, donc une visite en saison intermédiaire permet une meilleure expérience.

Combien coûte un voyage à Bali et Lombok pour deux personnes ?

L'auteur estime environ 1 200 euros par personne pour 14 jours (hébergement, nourriture, transports, activités). Les repas varient de 45 000 IDR au restaurant hôtel à 200 000 IDR pour un snorkeling complet avec déjeuner. Les taxis sans compteur doublent facilement les tarifs, d'où l'importance de négocier.

Faut-il vraiment se lever à 5 h 30 pour voir Tanah Lot au lever du soleil ?

Oui, selon le carnet. L'auteur recommande d'arriver avant 6 h 30, car après 7 h le temple est envahi par 200+ touristes organisés. Même tôt, l'encens est écrasant et les photos restent difficiles. Si vous cherchez une expérience calme, ce site n'est pas idéal.

Les îles Gili (notamment Gili Air) valent-elles le détour depuis Bali ?

Gili Air est plus calme que Bali mais présente des défis : électricité limitée (coupures 14 h-17 h), plages parsemées de débris plastiques et corail mort. Le snorkeling organisé vaut cependant le coup (tortues de mer, poisson-perroquet), et les repas inclus sont généreux. Ferry depuis Padang Bai : comptez 3 heures chaotiques.

Quel quartier de Bali convient le mieux pour les voyageurs ?

Canggu offre une ambiance plus décontractée qu'Ubud avec petits restaurants de plage (Warung Biah : soupe de poisson excellente à 55 000 IDR) et une vibe authentique. Seminyak est touristique mais central. Ubud concentre l'art et les temples mais est surexploité et les vendeurs agressifs au marché.

Comment éviter les arnaques aux taxis à Bali ?

L'auteur s'est fait facturer 350 000 IDR au lieu de 200 000 IDR (Denpasar vers Seminyak). Utiliser des taxis avec compteur ou négocier ferme avant de monter. Les faux taxis rôdent partout selon le carnet. Les applications de transport sont plus fiables mais moins présentes qu'en Asie du Sud-Est occidentale.

Vaut-il la peine de visiter Ubud Art Market ?

Le marché offre une expérience authentique avec odeurs d'épices et fruits, mais les vendeurs sont agressifs et peuvent suivre les touristes pendant 15 minutes malgré les refus répétés. L'atmosphère est étouffante sous le toit en tôle. À faire si vous aimez le contact local intense, à éviter si vous cherchez du calme.

Les routes secondaires à Bali sont-elles en bon état ?

Non, selon l'expérience de l'auteur. Une heure de minibus entre Ubud et Kuta s'est avérée extrêmement cahoteuse, provoquant des douleurs dorsales pendant deux jours. Les nids-de-poule et l'entretien défaillant des routes sont courants en dehors des axes principaux.