Bali hors des sentiers : Ubud, rizières et galères de routard
CarnetIndonesie202612 jours

Bali hors des sentiers : Ubud, rizières et galères de routard

Arrivée à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar un mardi matin, complètement décalée après 20 heures de vol. Taxi blanc sans compteur négocié à 180 000 IDR (11 euros) jusqu'à Ubud, route sinueuse sur 1h30. J'avais loué une…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar un mardi matin, complètement décalée après 20 heures de vol. Taxi blanc sans compteur négocié à 180 000 IDR (11 euros) jusqu'à Ubud, route sinueuse sur 1h30. J'avais loué une chambre chez Ketut, une Balinaise qui tient deux petites maisons dans une ruelle derrière Jalan Raya. 250 000 IDR la nuit, ventilo et eau chaude aléatoire, mais courtyard avec plants de jasmin. Les trois premiers jours, j'ai traîné les pieds. Le jet-lag m'a collé un brouillard jusqu'à jeudi. J'ai quand même trainé jusqu'au marché de Gianyar en tuk-tuk (tarif local : 50 000 IDR). Là, assis sur un banc en plastique bleu, j'ai mangé un satay ayam chez une grand-mère sans nom, sauce cacahuète épaisse et poivre qui m'a pris la gorge. Meilleur que dans les resto touristiques du coin. Le vendeur à côté vendait de la papaye verte découpée en bâtons avec une sauce aigre-sucrée, je me suis brûlé l'intérieur des joues tellement c'était épicé. Rizières et levé de soleil ratéVendredi, levé à 4h45 pour les rizières de Tegallalang. Guide Agus trouvé via mon hôtel, 400 000 IDR pour 4 heures. On grimpe dans les champs dès 5h30, l'air frais du matin, la rosée trempe mes chaussures de rando bas de gamme. Lumière rose pâle sur les étages verts. C'est silencieux, juste le bruit des oiseaux. Agus me montre comment poussent le riz, me casse les pieds avec son anglais de niveau 3e mais c'est sincère. On croise un agriculteur local qui taille ses plants avec une petite faux. Il m'offre un verre de café balinais noir, amer, sucré au miel de palme : c'était dingue. Dimanche, j'ai tenté le lever de soleil au temple Tanah Lot. Arnaque complète. 30 euros pour une « visite guidée privée » avec un mec rencontré à la guesthouse. Arrivée sur place, on découvre que c'est un site touristique bondé, 500 personnes, pas de lever de soleil (il pleuvait des cordes), et le guide a disparu après 10 minutes, prétextant un appel. J'ai dû redescendre seule en trouvant un taxi de fortune. Amer. Nourriture et routinePendant le séjour, j'ai pris mes petits-déj au Warung Pulau Kelapa, une micro-gargote tenue par Nyoman et sa fille. Nasi goreng à 35 000 IDR, café local à 10 000 IDR. Je venais m'asseoir sur un tabouret en bois chaque matin vers 7h30, regarder les scooters passer, les vendeurs de fleurs installer leur étal devant la boutique d'à côté. Une odeur constante d'huile chaude de friture et de mèche d'encens depuis les petits autels hindous au coin des rues. J'ai suivi un cours de cuisine avec Ibu Made mercredi. Son école, c'est sa cuisine agrandie, table en teck, four traditionnel en terre. On prépare du poulet kécap, du sambal, des brèdes. Prix : 300 000 IDR avec les courses au marché Ubud incluses. Elle parle peu anglais, j'ai peu parlé indonésien. On s'est comprises par gestes et rires. À la fin, on mange ensemble, elle goûte, elle hoche la tête, elle sourit. Moment calme. Le curcuma frais ici sent sucré et terreux, rien à voir avec la poudre achetée en France. Retour et fatigueDernier jour : visite des temples Goa Gajah et Tegallalang à pied (erreur, 7 km sous 32°C). Arrêt au Sayan House pour un jus de goyave frais (50 000 IDR). Soirée au Warung Bodag Maliah, petite place en terrasse, roasted duck à 85 000 IDR. Musique live, un mec avec une guitare sèche qui joue des standards mauvais mais avec sincérité. Départ tôt jeudi vers l'aéroport via Perama shuttle (120 000 IDR). Embouteillage monstre, on arrive pile à temps pour le vol Batik Air vers Jakarta à 10h30.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché de Gianyar le matin (6h-8h30) : satay ayam chez la grand-mère sans enseigne, meilleur prix et vraie saveur

2

Tegallalang rice terraces avec Agus comme guide local (contacter via guesthouse), levé 5h30

3

Warung Pulau Kelapa : nasi goreng 35 000 IDR, place locale pas encore envahie par les touristes

4

Cours de cuisine chez Ibu Made (Ubud) : 300 000 IDR, 3 heures, vraie connexion

5

Temple Goa Gajah : 30 000 IDR d'entrée, architecture baroque hindoue, peu de monde le matin tôt

Album · 10 photos

Photos — Ubud, Bali

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Conclusion

Et au final.

Ubud m'a offert des moments vraiment présents loin du bruit (les rizières, le warung tous les matins avec les mêmes gens). Mais le tourisme de masse grignote tout, les prix montent, et il faut vraiment ruser pour éviter les arnaques. Je reviendrais, mais pas à la même saison.

En résumé

Avis Ubud, Bali : carnet de voyage de 12 jours par marinevoyages

Destination
Ubud, Bali
Pays
Indonesie
Durée
12 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marinevoyages
L'essentiel

Ubud, Bali en bref

Pourquoi choisir Ubud, Bali

  • Rizières en terrasses magnifiques accessibles à pied avec guides locaux sincères
  • Gastronomie balinaise authentique à petit budget dans les warungs de quartier
  • Cours de cuisine privés chez des locaux dans leurs propres cuisines
  • Ambiance de village malgré l'afflux touristique si vous fuyez les sentiers battus
  • Moments de connexion humaine avec les commerçants et guides au quotidien

Pour qui ?

  • Voyageurs en solo cherchant immersion culturelle et authenticité
  • Couples fuyant les sentiers touristiques conventionnels
  • Routards avec budget limité (50-70 euros/jour)
  • Passionnés de cuisine et d'apprentissage culinaire
  • Photographes de paysages et amateurs de lever de soleil

À éviter si…

  • Vous recherchez des plages de sable blanc (Ubud est à l'intérieur)
  • Vous ne tolérez pas le jet-lag ou les premiers jours de fatigue
  • Vous exigez des services haut de gamme et une fiabilité touristique maximale
  • Vous êtes allergique aux petits hôtels sans climatisation ou eau chaude aléatoire
À découvrir aussi
Aéroport Ngurah Rai DenpasarJalan Raya UbudMarché de GianyarRizières de TegallalangTemple Tanah LotTemple Goa GajahSayan HouseWarung Pulau KelapaWarung Bodag MaliahRoute Ubud-DenpasarRégion de TegallalangPerama shuttle

Photos communautaires : Ubud, Bali

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Ubud - Monkey Forrest - Bali / Indonesië
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© Roel van Deursen
Unexpected reflection.
Unexpected reflection.
© Tiomax80
A bargain.
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© Tiomax80
Do you do well in school?
Do you do well in school?
© Tiomax80
Bali-2
Bali-2
© Ubaían
Bali-32
Bali-32
© Ubaían
Tirta Empul.
Tirta Empul.
© Tiomax80
No wonder my back hurts.
No wonder my back hurts.
© Tiomax80
Questions fréquentes

FAQ — Ubud, Bali

Combien coûte un séjour à Ubud et quel est le budget quotidien réaliste ?

Comptez 25-30 euros par nuit pour une chambre chez l'habitant avec ventilo, petit-déj 2-3 euros au warung local, repas 4-7 euros. Les activités (guide rizières, cours cuisine) coûtent 20-30 euros. Budget total : 50-70 euros/jour pour un voyageur indépendant, comme l'expérience de l'auteur avec 250 000 IDR la nuit.

Quels sont les meilleurs spots de rizières à Ubud sans la foule ?

Les rizières de Tegallalang restent incontournables, mieux explorées tôt le matin (5h30) avec un guide local comme Agus. L'auteur recommande les trekks guidés plutôt que les visites organisées bondées, pour observer les agriculteurs et goûter le café balinais local.

Comment éviter les arnaques touristiques à Ubud ?

Privilégiez les taxis avec compteur ou négociez avant de monter, réservez les visites via votre hôtel plutôt qu'auprès d'inconnus (comme le guide disparu à Tanah Lot). Fréquentez les warungs locaux sans menu plastifié, mangez où mangent les Balinais.

Est-ce une bonne destination pour apprendre à cuisiner balinaise ?

Oui, les cours en petits groupes ou privés sont accessibles. L'auteur a suivi un cours chez Ibu Made (300 000 IDR avec marché inclus) dans sa cuisine agrandie, où elle a appris le poulet kécap et le sambal avec une approche authentique et bienveillante.

Quel est le meilleur moment pour visiter Ubud ?

Évitez la saison des pluies (novembre-mars) : l'auteur a échoué son lever de soleil à Tanah Lot sous une pluie torrentielle. Préférez avril à octobre pour les rizières claires et les levers de soleil réussis.

Comment se déplacer à Ubud sans tourisme organisé ?

Utilisez les tuk-tuk en tarif local (50 000 IDR dans Gianyar selon le récit), négociez les taxis avant embarquement, ou louez un scooter. Marchez à pied mais avec prudence : 7 km sous 32°C peut être épuisant sans pause.

Où manger authentique et pas cher à Ubud ?

Fréquentez les warungs de quartier comme Warung Pulau Kelapa (nasi goreng 35 000 IDR) ou le marché de Gianyar où vous trouverez satay ayam chez les grand-mères, bien meilleur que les restaurants touristiques selon l'auteur.

Le jet-lag affecte-t-il vraiment la première semaine ?

Oui, l'auteur a perdu trois jours avec un brouillard jusqu'à jeudi. Planifiez un repos les deux premiers jours et laissez-vous adapter progressivement au rythme local plutôt que surcharger l'agenda.