Bali hors des sentiers battus : 10 jours entre rizières, temples et galères de touriste
CarnetIndonesie202610 jours

Bali hors des sentiers battus : 10 jours entre rizières, temples et galères de touriste

Arrivée le 3 novembre à 14h30 à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar. Fatigue massive après 18h de vol avec Garuda Indonesia. Le chauffeur de taxi pré-réservé ne s'est jamais montré — première galère classique. J'ai dû…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée le 3 novembre à 14h30 à l'aéroport Ngurah Rai de Denpasar. Fatigue massive après 18h de vol avec Garuda Indonesia. Le chauffeur de taxi pré-réservé ne s'est jamais montré — première galère classique. J'ai dû négocier avec un chauffeur blanc qui demandait 450 000 IDR au lieu des 350 000 convenus. Mon indonésien de base a sauvé le coup, mais l'adrénaline des premiers instants, c'était sympa. Installation à l'Ubud Sari Hotel, une petite guesthouse nichée dans une ruelle près de la Monkey Forest. La chambre donnait sur une rizière. À 5h30 le lendemain, levé pour voir le lever de soleil sur ces champs — franchement pas déçu, mais aussi pas transformé spirituellement comme le promettent les blogs. La nourriture : première vraie surprisePetit-déj au Karsa Kafe, café traditionnel tenu par Wayan et sa mère. Nasi goreng spécial avec œuf sur le plat, cacahuètes concassées, sambal piquant à tomber : 45 000 IDR (moins de 3 euros). L'odeur du curcuma et du galanga frais m'a suivi toute la journée — enivrant. Le sambal m'a brûlé les lèvres les trois premiers jours, mais j'ai appris à en prendre moins. À Seminyak, j'ai testé le Warung Bodag Maliah : ikan bakar (poisson grillé entier) à 120 000 IDR. Goût fumé incomparable, chair molle. Moins chic que les restaurants pour touristes, meilleur rapport qualité-prix. Cauchemar culinaire le jour 5 : Gado-gado acheté dans la rue à un vendeur près du marché Ubud. Crampes d'estomac pendant 24h. Probablement de la mayonnaise laissée au soleil. Leçon apprendre : les vendeurs routiers en plein midi, non. Les temples et la spiritualité affichéePura Tirta Empul (temple de la source sacrée) à 30 km d'Ubud. Départ en scooter loué chez Ketut (20 000 IDR la journée, bête un peu pourrie mais elle marche). En deux roues, c'est l'affaire : sensation du vent chaud, emballements du moteur 110cc en montée, odeur de l'air montagneux qui s'intensifie. Au temple, j'ai pataugé dans les bassins sacrés avec 200 autres touristes. C'était moins recueilli que je l'imaginais, mais j'ai croisé un moine en robe safran qui m'a demandé en anglais d'où j'étais. Discussion de 10 minutes sur la vie à Lyon vs Bali. Lui trouvait qu'on travaillait trop en Europe. Tanah Lot au coucher de soleil : bondé, prévisible, mais le spectacle des vagues contre les rochers noirs valait le coup. Coucher à 18h15, température qui chute soudain, j'ai eu froid pour la première fois en Indonésie. Les galères : réalité du voyageJour 7, scooter en panne en chemin vers Canggu. Batterie morte à 100% au milieu de nulle part. Un local m'a aidé à pousser jusqu'à un atelier. Deux heures d'attente, 280 000 IDR de réparation. Conversation avec le mécanicien en anglais basique mais gentille. Il m'a offert du thé sucré en poudre affreux — impossible à refuser poliment. Transport longue distance : pris un bus Perama Tours de Ubud à Seminyak pour le jour 6. Départ prévu 8h, réalité 8h45. Autoroute encombrée, klaxons constants, trajets sans ceinture pour 80 000 IDR. Trois heures pour 60 km. Pas dramatique mais usant. Les minibus jaunes locaux, plus rapides, coûtent 30 000 IDR — à éviter si on tient à ses vertèbres. Seminyak et la vie nocturnePassage obligatoire à Seminyak les trois derniers jours. Plage touristique mais animée. Clubs comme la Potato Head Beach Club : 200 000 IDR l'entrée avec deux verres. DJ correct, cocktails trop sucrés. Le single malt m'a coûté 120 000 IDR — le même à Lyon, moitié prix. Vraiment pas l'intérêt d'aller boire cher à Seminyak. À Petitenget Street, j'ai trouvé des warung moins connus : le Nook Cafe avec pasta correcte (95 000 IDR), pas pour les touristes mais pas non plus hyper local. Equilibre agréable. Moments vraisJour 9, balade improvisée dans un village près d'Ubud. Enfants qui jouaient au volant en criant « hello mister ». Une grand-mère m'a invité à boire du café dans sa maison — instant suspendu, sans pression, juste l'échange. Pas filmable pour Instagram, mais c'était ça le vrai moment.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Karsa Kafe à Ubud : nasi goreng et sambal maison, 45 000 IDR, terrasse sur la ruelle tranquille

2

Pura Tirta Empul : temple des sources, gratuit si donation, bondé mais l'eau froide des bassins revigore après 30°C

3

Scooter loué chez Ketut : 20 000 IDR/jour, seule façon humaine de voir les champs sans touriste bus

4

Monkey Forest d'Ubud : 80 000 IDR l'entrée, singes agressifs qui vous volent les lunettes, vrai délire

5

Warung Bodag Maliah à Seminyak : ikan bakar entier fumé, 120 000 IDR, moins de touristes qu'ailleurs

Album · 6 photos

Photos — Bali (Ubud, Seminyak)

Bali hors des sentiers battus : 10 jours entre rizières, temples et galères de touriste
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Conclusion

Et au final.

Bali, c'est beau et c'est accessible, mais c'est aussi devenu un parc d'attractions où les tarifs touristiques écrasent les prix locaux. Les rizières valent le détour, la nourriture m'a surpris en bien (sauf une intoxication), et quelques rencontres humaines ont sauvé le voyage de la superficialité. Dix jours, c'était suffisant. Trois semaines m'auraient peut-être ennuyé.

En résumé

Avis Bali (Ubud, Seminyak) : carnet de voyage de 10 jours par maxfromlyon

Destination
Bali (Ubud, Seminyak)
Pays
Indonesie
Durée
10 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@maxfromlyon
L'essentiel

Bali (Ubud, Seminyak) en bref

Pourquoi choisir Bali (Ubud, Seminyak)

  • Gastronomie authentique à prix imbattables : nasi goreng 3 euros, ikan bakar savoureux.
  • Paysages de rizières spectaculaires et accessibles en scooter depuis Ubud.
  • Temples impressionnants malgré la fréquentation touristique massive.
  • Rencontres humaines spontanées avec locaux bienveillants et accueillants.
  • Durée idéale de 10 jours pour explorer sans saturation ni ennui.

Pour qui ?

  • Routards cherchant l'authenticité au-delà des sentiers touristiques balisés.
  • Couples en quête de paysages naturels et de détente en guesthouse.
  • Voyageurs intéressés par la cuisine locale et les échanges culturels.
  • Motards explorant l'Asie du Sud-Est en logeant léger.
  • Voyageurs solitaires ouverts aux rencontres inattendues.

À éviter si…

  • Vous ne supportez pas les tarifs touristiques ou la massification des attractions.
  • Vous cherchez une destination sans infrastructure mécanique ou sanitaire instable.
  • Vous avez un estomac très sensible ou refusez de prendre des risques alimentaires.
  • Vous exigez un service ponctuel strict : délais approximatifs constants en transports.
À découvrir aussi
UbudSeminyakDenpasarAéroport international Ngurah RaiMonkey Forest (Ubud)Pura Tirta EmpulTanah LotCangguPetitenget StreetMarché d'UbudMont BaturTegalalang (rizières en terrasses)
Questions fréquentes

FAQ — Bali (Ubud, Seminyak)

Combien coûte un séjour de 10 jours à Bali ?

Les tarifs varient selon le confort : guesthouses basiques (30-50 euros/nuit), nourriture locale très bon marché (2-5 euros le repas), transports entre 20 000 et 280 000 IDR selon les trajets. Les clubs touristiques à Seminyak pratiquent des tarifs occidentaux (entrée 200 000 IDR, cocktails 120 000 IDR), tandis que les warung locaux restent abordables.

Quel est le meilleur moment pour visiter Ubud et Seminyak ?

L'auteur y est allé en novembre et a apprécié la température, bien que le jour 8 ait apporté du froid au coucher de soleil. La saison sèche (avril-octobre) est généralement recommandée. Évitez les périodes de vacances scolaires où les temples comme Pura Tirta Empul sont envahis de 200+ touristes.

Faut-il louer un scooter pour se déplacer à Bali ?

Oui, c'est pratique et peu coûteux (20 000 IDR/jour). Le scooter permet d'explorer les routes de montagne vers les temples et les villages isolés. Attention cependant : l'auteur a connu une panne batterie nécessitant 280 000 IDR de réparation. Pensez à vérifier l'état mécanique avant de partir.

Quelle nourriture manger à Bali sans risque sanitaire ?

Les warungs fréquentés par les locaux sont excellents (nasi goreng 45 000 IDR chez Karsa Kafe, ikan bakar 120 000 IDR à Seminyak). Évitez les vendeurs ambulants en plein midi, notamment les gado-gado vendus non réfrigérés : l'auteur a eu 24h de crampes après cette expérience.

Les temples balinais valent-ils vraiment le détour ?

Oui, mais les sites touristiques majeurs comme Tanah Lot et Pura Tirta Empul sont très fréquentés. L'expérience est moins spirituelle que promue par les blogs, mais la beauté architecturale et les rencontres humaines (comme le moine discutant de la vie à Lyon) compensent la foule.

Où se loger entre Ubud et Seminyak ?

Ubud offre des guesthouses calmes avec vue sur les rizières (comme l'Ubud Sari Hotel) pour l'immersion nature. Seminyak propose plus d'animation nocturne mais tarifs touristiques élevés. Dix jours permet de tester les deux régions et leurs contrastes.

La vie nocturne à Seminyak en vaut-elle la peine ?

Les clubs comme Potato Head Beach Club proposent du divertissement mais avec tarifs européens (200 000 IDR d'entrée, 120 000 IDR le verre). L'auteur conseille plutôt les warung de Petitenget Street offrant un meilleur rapport qualité-prix et une atmosphère moins touristique.