Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Vilnius le 15 janvier à 14 h 30 à l'aéroport international (Lithuanian Airlines, vol LY 301 en retard de 45 minutes – ambiance glaciale dans l'avion, pneus sous-gonflés paraît-il). Température extérieure : -8 °C. Les poumons brûlent à chaque respiration. On a pris le bus numéro 1 depuis l'aéroport jusqu'à la gare centrale (Geležinkelio stotis), 2 euros le ticket. Assis à côté d'une dame qui parlait lituanien si vite qu'on a cru que c'était du coréen. L'hôtel Mabre Residence (rue Basanavičiaus, à cinq minutes à pied de la cathédrale) était franchement un bon choix. La chambre sentait le parquet frais, le radiateur faisait un bruit d'enfer mais c'était efficace. 65 euros la nuit. On a posé les valises et immédiatement on s'est jeté dans les ruelles de la Vieille Ville (Old Town). Les pavés étaient couverts d'une fine couche de verglas : j'ai failli me casser le cul en descendant la rue Pilies vers la Place de la Cathédrale. Moment marquant : en levant les yeux, on a vu le clocher de l'église Sainte-Anne (15e siècle) se découper sur un ciel gris-blanc. C'était beau, simplement. Nourriture et vie locale Restaurant Aukštaičiai (rue Vokiečių 22) : on y a mangé de la balandėliai (chou farci au riz et à la viande) pour 7,50 euros. Le goût était proche du chou farci français mais la viande plus salée, plus grasse. Pas mauvais. Le serveur parlait anglais avec un accent lituanien très marqué. Café Cow Punk Coffee (rue Vokiečių, à côté d'un magasin de vêtements de seconde main). Espresso à 2,50 euros, ambiance hipster tranquille. Les clients tapaient sur des Mac, comme partout en Europe. On y a passé deux matins à écrire nos notes. Au marché Halės turgus (Marché Halės), on a acheté des žemės rikiai (petites pommes de terre rouges) pour 1 euro le kilo. Le marché sentait l'oignon cru et le poisson fumé – une odeur très prenante qu'on a gardée dans les cheveux le reste de la journée. Le 17 janvier, on a pris le train régional numéro R2 depuis la gare centrale (Vilniaus stotis) vers Trakai (20 km à l'ouest, 30 minutes, 2,50 euros). On voulait voir le château de Trakai sur le lac gelé. Galère concrète : le train a eu 25 minutes de retard, le chauffage était cassé à l'arrière de la rame. On s'est entassés à l'avant avec des touristes espagnols qui criaient. Une femme lituanienne à côté de nous a sorti un thermos de café et en a bu une tasse sans partager – on a trouvé ça un peu chiant, mais bon. Le château de Trakai est vraiment imposant. On a marché sur le lac gelé à -12 °C. Les doigts commençaient à brûler malgré les gants. Des couples prenaient des selfies. On a passé deux heures là-bas, ce qui était une heure de trop. Au retour, petite dépanneur : le distributeur de billets de retour était hors service. On a dû chercher une agence ferroviaire dans Trakai, un bureau miteux situé rue Vytauto. Ça nous a coûté 20 minutes et une petite arnaque (3 euros de supplément pour un changement de date). Musées et vie nocturne Le Musée national de Lituanie (Lietuvos nacionalinis muziejus, rue Arsenalo 3, 6 euros l'entrée) est convenable mais un peu vide. On a vu des objets du 13e siècle, des icônes. Une jeune fille de 8 ans était là avec son père et s'ennuyait à mort. La plupart des panneaux étaient en lituanien et anglais ; on a raté 60 % des explications. Pour boire un verre, on a trouvé Senoji Rusevere (une sorte de bar à bière traditionnel rue Didžioji 50). Ambiance de taverne de montagne. Bière locale Svyturys à 2,80 euros. Un mec à côté de nous fumait et parlait très fort en lituanien. Pas très agréable comme expérience, mais c'était local. On est parti vers 22 h 30. Les deux derniers jours, on a marché sans plan particulier. On a trouvé la rue Lazdynų avec ses petites maisons colorées, la Place du Haut Château (Gediminas Hill), qu'on a grimpée à pied (ça souffle, même en bonne forme). Vue sur toute la ville depuis la tour. On a découvert un café caché, Soylo, rue Didzioji, qui servait du vrai cappuccino italien à un prix honnête (3 euros). Le dernier jour, retour à l'aéroport par le bus 1, même itinéraire. On a raté notre vol de 10 minutes (retard stupide du bus, trafic inattendu). Stress maximal. On a dû prendre un vol le lendemain sur Ryanair, 180 euros de supplement. Pas cool. On a passé la nuit à l'hôtel Airport Vilnius (miteux, 40 euros) juste à côté de l'aéroport. Radiateur qui ne chauffait pas.
Les bons plans repérés sur place.
Église Sainte-Anne (rue Auros, vieille ville) : briques gothiques rouges, détail des trois petites tours de la façade qui datent du 15e siècle
Château de Trakai : marcher sur le lac gelé en janvier (vérifier le gel avant), l'îlot avec le château se voit parfaitement depuis la rive
Marché Halés (Halės turgus) : acheter des fruits secs lituaniens (cranberries locales), vendeurs sympathiques, visite courte de 1 h suffisante
Bus 1 aéroport-gare : trajet principal pour arriver/partir, toujours à l'heure (sauf le dernier jour) pour 2 euros
Gediminas Hill Tower : vue panoramique sur la ville depuis la petite tour en haut (entrée 3 euros), à faire en fin d'après-midi pour la lumière
Photos — Vilnius
Et au final.
Vilnius vaut le détour en hiver si on aime le froid et la solitude relative. Les gens sont fermés mais pas méchants. La bouffe est bon marché et correcte. Par contre, c'est une ville grise, les trajets entre les spots touristiques sont vides, et les retards ferroviaires sont courants. Pas la destination qu'on rêvait, mais pas un échec non plus.








