Comment ça s'est passé.
Arrivé à l'aéroport de Vilnius le 3 novembre à 14h30 après un vol Ryanair depuis Paris-Beauvais, j'ai pris le bus 1 direction la gare centrale (Vilniaus Geležinkelio Stotis). 45 minutes de trajet avec vue sur les toits gris lituaniens. La température oscillait autour de 8°C, un froid humide qui s'accroche aux os. Premier hôtel : le Tilto Apartmentai, rue Tilto g. 3, au cœur de la Vieille Ville. Chambre spartiate mais propre, 52 euros la nuit. Les deux premiers jours, j'ai flâné dans les ruelles de Old Town. L'odeur caractéristique du bois vieilli s'échappe des portes en chêne massif. La cathédrale (Vilniaus Katedra) m'a surpris par son austérité protestante – pas de dorures agressives. En face, la Tour de Gediminas domine la ville, mais j'ai raté le dernier ascenseur à 17h45 (note pour les futurs voyageurs : fermeture à 18h en basse saison). C'est la seule vraie déception du séjour. Gastronomie locale et premiers accrochesAu restaurant Pilies Kiemas, rue Pilies 40, j'ai mangé des cepelinai (gâteaux de pommes de terre fourrés à la viande). Prix : 8,50 euros. Le goût est dense, presque lourd – rien à voir avec les représentations culinaires françaises. Accompagné d'une Švyturys (bière locale), 3 euros. Le serveur m'a expliqué en anglais approximatif que les cepelinai portent ce nom parce qu'ils ressemblent à des zeppelins. Détail stupide mais mémorable. Premier vrai problème le 5 novembre. Je voulais prendre le bus 3G pour Trakai (château en bois, 30 km). À la gare routière (Senumelio autobusų stotis), confusion totale : les horaires affichés et ceux en ligne ne correspondaient pas. Arrivé à 10h35 pour un bus qui partait en fait à 10h15. Obligé de prendre un taxi pour 45 euros vers le château de Trakai. L'eau du lac était grise, le château silhouetté sur fond de nuages bas – pas de carte postale, juste du réel. Moments inattendus et découvertesLe vrai moment marquant : mardi 6 novembre, vers 16h, en entrant au café Užupio Knygynas (rue Užupio 40, dans le district bohème d'Užupis). Une petite librairie-café avec des chaises dépareillées. Le barista, Darius, m'a servi un cappuccino fumant (4,20 euros) et m'a parlé de l'indépendance déclarée d'Užupis en 1997 – une micro-nation artistique au sein de Vilnius. Je suis resté deux heures, à lire un bouquin acheté sur place. C'était banal mais authentique, loin de toute mise en scène touristique. J'ai aussi visité le musée du KGB (Gedimino pr. 17), installation dans l'ancien siège de la police secrète. Les cellules de sous-sol sont étroites, les murs jaunes pissent l'humidité et l'odeur stagnante de renfermé. Ticket d'entrée : 10 euros. Durée : 2h. Pas joyeux, mais nécessaire pour comprendre l'histoire du pays. Retour et bilan pragmatiqueLe dernier soir, j'ai dîné chez Vilniaus Falafeli (rue Vokiečių 12), petite gargote de street food. Falafel wrap à 5,50 euros et jus de grenade frais. J'ai pris le bus 1 retour à l'aéroport à 10h45 le 11 novembre. Le vol Ryanair était retardé de 40 minutes – classique Ryanair. Vilnius n'est pas spectaculaire. C'est une ville compacte, gérée par une bureaucratie lituanienne pointilleuse (la preuve avec les horaires de bus). Mais elle respire une tranquillité nord-européenne, loin des circuits touristiques surpeuplés. L'architecture baroque polonisée côtoie les façades soviétiques sans fard. Les habitants sont discrets, pas agressifs, les prix raisonnables. Pas de arnaque flagrante, juste une indifférence bienveillante du commerce local envers le touriste.
Les bons plans repérés sur place.
Old Town de Vilnius, en particulier la rue Pilies et sa vue sur la cathédrale (marcher le matin vers 9h pour éviter les groupes)
Café Užupio Knygynas, rue Užupio 40, pour un cappuccino en lisant dans le quartier artistique (ouverture 10h, fermeture 22h)
Restaurant Pilies Kiemas pour des cepelinai authentiques à 8,50 euros (réservation conseillée le soir)
Château de Trakai, 30 km via bus 3G (attention aux horaires décalés) ou taxi direct (45 euros)
Musée du KGB, Gedimino pr. 17, pour l'histoire soviétique cachée (10 euros, 2-3h de visite, fermeture lundi)
Photos — Vilnius
Et au final.
Vilnius m'a séduit par sa discrétion plutôt que par un charme débordant. C'est une ville pour flâneurs patients, pas pour chasseurs de monuments. La seule frustration : ces transports imprévisibles qui obligent à marger du temps. Je recommande pour un séjour calme d'automne, pas pour les vacances reposantes d'été en famille.








