Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport de Vilnius le 3 novembre à 14 h 30 avec Ryanair. Le bus 1 jusqu'à la gare routière centrale (Vilniaus autobusų stotis) coûtait 1 euro. Première galère : pas de panneau en anglais, j'ai dû demander à trois personnes où était l'arrêt. La conductrice sentait le tabac froid. Température de 6 degrés, crachin constant. Installation à l'hôtel Vilnius City Center, rue Gedimino, chambre 312, petit déjeuner buffet fade mais copieux. Déjeuner au restaurant Lokys (rue Stiklių) : civet de chevreuil et pain noir lituanien (zemaiciai duona). Plat cher (22 euros), mais c'était le seul endroit où j'ai vraiment senti ce que mange la Lituanie. Le pain avait un goût aigre-sucré bizarre, presque fermenté. La cathédrale et ses escaliers interminablesLe 4 novembre, levé à 5 h pour photographier la cathédrale de Vilnius au lever du jour. La place était vide. L'église cathédrale Archicathédrale (Arkikatedra Bazilika) est un bâtiment blanc néoclassique, moins impressionnant que prévu. Grimpé au sommet (70 marches environ) : vue sur la cour des chanoines, puis une autre volée d'escaliers encore plus étroite. À 5 h 45, j'étais seul là-haut, et ça m'a mis mal à l'aise sans raison. Petit-déjeuner au café Ararat (rue Vokiečių), espresso correct (3 euros), viennoiserie sèche. La fille derrière le comptoir m'a ignoré pendant 3 minutes avant de demander ce que je prenais. Pas hostile, juste absente. La vieille ville et ses ruellesFlânerie dans la vieille ville. Marché central (Šv. Mikalojaus g.) vendredi matin : stand de champignons séchés (gribaï), légumes-racines. Une femme vendait des fromages blancs frais (rūkytas sūris), j'en ai acheté 300 grammes (4 euros). Goût acre, presque métallisé. Déjeuner improvisé: cepelinai (pâtes de pommes de terre farcies à la viande) chez une petite gargote sans nom rue Stiklių. Portion énorme (6 euros), j'ai laissé la moitié. Visite de la tour de Gediminas (Gedimino pilis) : billet 5 euros, attente 15 minutes. La tour elle-même c'est juste une coquille circulaire en brique rouge du 14e siècle avec quelques panneaux. Pas grand-chose à l'intérieur. Temps gris, vue médiocre. Trakai et le château d'eau douceLe 5 novembre, bus 1 depuis le terminal routier central jusqu'à Trakai (45 minutes, 2 euros). Le château de Trakai est effectivement au milieu d'un lac (Galvė). J'ai payé 8 euros pour entrer. Construction en briques gothiques, bien restaurée. L'odeur de bois humide et de moisissure était écrasante à l'intérieur. Peu de panneaux explicatifs, j'avais l'impression de tourner en rond. Déjeuner au restaurant Apvalynas en face : kibinai (petits pâtés lituaniens fourrés à la viande) encore chauds (5 euros pour deux). Bon moment, sincèrement. Uzupis, le quartier bohème (ou son imitation)Retour à Vilnius. Exploration d'Uzupis, quartier de la rive est supposément bohème. Rue Paupio, quelques galeries d'art touristique. Bar Užupio Kavinė : bière locale (Švyturys, 4 euros), bon goût sucré-amer. Vu deux mecs qui faisaient des tags. Pas vraiment bohème, plutôt un endroit où les touristes viennent trouver du bohème. Statues kitsch aux coins de rue (Ange d'Uzupis). Revenu à pied : 25 minutes sous la pluie, chaussures trempées, température descendue à 2 degrés. Derniers joursLe 6 novembre, visite du musée du Goulag (Vilniaus gatvės 31). Moment difficile. Photos en noir et blanc de déportations, cellules reconstituées, histoires de familles. Une femme qui visitait sanglotait près d'une vitrine. Entrée 7 euros, durée 90 minutes. J'ai dû m'asseoir 5 minutes dehors après. Marché aux puces (Tabakas market) rue Latako, dimanche matin. M'attendais à des trouvailles, trouvé surtout du bazar soviétique déprimant et des poupées russes. Départ le 11 novembre par avion Ryanair à 9 h 15. Trajet en bus ligne 1 sans incident.
Les bons plans repérés sur place.
Restaurant Lokys (rue Stiklių) pour le civet de chevreuil lituanien, le pain noir maison
Château de Trakai en briques rouges sur l'eau, accès par bus 1 depuis la gare routière centrale
Marché central (Šv. Mikalojaus g.) le vendredi matin pour les champignons séchés et fromages frais
Musée du Goulag (Vilniaus gatvės 31) si vous voulez comprendre l'histoire du pays (7 euros, difficile mais nécessaire)
Uzupis pour boire une Švyturys au bar Užupio Kavinė, même si ce n'est que de la bohème de surface
Et au final.
Vilnius m'a reçu par la grisaille mais pas hostile. La Lituanie c'est pas un pays pour Instagram, c'est juste un endroit avec ses odeurs, ses prix bas, ses musées glauques et des gens qui ne sourient pas aux touristes. Moins magnifique que je l'imaginais, plus émouvant que prévu. Reviendrai, mais sûrement pas en novembre.







