Comment ça s'est passé.
Arrivée à Riyad le 14 février en fin d'après-midi sur le vol SV 203 de Saudia Airlines. L'aéroport King Fahd est neuf, climatisé à outrance, presque froid. Première surprise : pas de problème de visa à l'arrivée, le e-visa en ligne a fonctionné. Le chauffeur Uber – Ahmad, 52 ans – m'a conduit au Rosewood Riyad en 45 minutes sur l'autoroute 40. Paysage désertique assez plat, rien de spectaculaire. J'ai logé trois nuits au Rosewood (2 100 riyals soit environ 560 euros la nuit). L'hôtel est magnifique, mais très cher pour ce que c'est. La chambre sentait fortement la rose et l'oud – pas désagréable, juste envahissant. Premier jour, levé à 5 h pour voir le lever de soleil depuis la terrasse de la Al Faisaliyah Tower, mais j'étais seul et c'était plutôt gris. Le café au restaurant de l'hôtel coûtait 85 riyals (22 euros) pour une tasse. Ouch. Riyad : ville de chantiers et de mallsLe centre-ville de Riyad surprend. Il y a des gratte-ciels partout, des travaux partout aussi. Boulevard Olaya, la rue principale, est un chaos permanent de construction. J'ai visité le Musée national saoudien le 15 février, ouvert de 9 h à 17 h. Entrée 20 riyals. C'est un petit musée assez bien fait sur l'histoire préislamique et moderne du pays, mais rien d'exceptionnel. Les salles climatisées à mort, j'ai dû mettre mon pull dedans. Le marché traditionnel de Souq Al-Zal à Riyadh, c'est autre chose. Petit, vraiment petit, et devenu touristique. J'ai acheté là des épices et du musc chez un vendeur qui m'a chargé 300 riyals pour un petit sachet de safran. Probablement arnaqué. C'est aussi à Souq Al-Zal que j'ai mangé ma première shawarma au poulet chez un petit resto sans nom : 25 riyals, correcte. L'odeur du charbon et des viandes grillées était étouffante, typique des souks du Moyen-Orient. Repas au restaurant Jabal à Riyadh le soir du 15 février, spécialités du Najd. J'ai commandé un kabsa (riz avec viande de chameau) à 89 riyals, très bon. Le pain khubz chaud servait de fourchette. Fin de soirée au café Brew-Ha à Riyadh, qui ressemble à un Starbucks occidental, mojito sans alcool à 35 riyals. Ambiance jeunes Saoudiens, beaucoup de femmes en niqab blanc qui prenaient des selfies – les mentalités changent vite. Transport vers Djeddah et déception initialeJ'ai pris le bus Sabtco au terminal Buraydah le 17 février à 14 h. Trajet Riyad-Djeddah : 5 heures, 180 riyals. Bus hyper climatisé, sièges reclinables, plutôt confortable. Le désert était monotone, quasi aucun arrêt. Djeddah, c'était mon objectif : la Corniche, la Mer Rouge, des choses plus colorées. Mais déception. La Corniche est un long boulevard bétonné avec des hôtels, certes, mais aussi des grues de construction partout. Les restaurants qui bordent la plage coûtent trois fois plus cher qu'à Riyad. J'ai mangé au restaurant Al-Boom au Hilton Djeddah (hôtel 3 nuits à 1 200 riyals, ~320 euros), un mezze plate à 145 riyals et un poisson grillé à 220 riyals. Bon, mais le service était lent et chaud – très chaud. Moment difficile : la gare routière et les faux taxisLe 18 février, je voulais retourner à Riyad en bus. Erreur. À la gare routière de Djeddah le matin, un vendeur de « billets » m'a proposé un trajet pour 150 riyals au lieu de 180. Pris de court, j'ai dit oui. Le bus n'existait pas – arnaque classique. J'ai perdu 150 riyals et 2 heures. Finalement, j'ai pris un Uber depuis la gare, 180 riyals jusqu'à Riyad... attendez, non, le chauffeur s'est perdu, circuit bizarre, facture finale 320 riyals. Plus jamais d'Uber longue distance en Arabie Saoudite. Dernier jour à RiyadRetour à Riyad le 19 février en fin d'après-midi. J'ai visité la Madrasa et la Mosquée Diriyah le dernier jour, site Unesco. Entrée 50 riyals. Les ruines de la ville historique sont intéressantes, les murs de pierre ocre au coucher du soleil valaient le coup. Température de 28 °C, très supportable. Dernier repas au restaurant Marjan à Riyad, cuisine du Levant. Hummus fumé à 45 riyals, agneau grillé à 180 riyals. Très bon. J'ai quitté l'Arabie Saoudite le 20 février à minuit sur le vol SV 204 en direction de Paris.
Les bons plans repérés sur place.
Musée national saoudien de Riyad : petite collection mais bien documentée, 20 riyals d'entrée, vitrines climatisées à 16 °C
Shawarma au poulet du Souq Al-Zal : 25 riyals, pain chaud épais, l'odeur de charbon vous suit 3 heures
Restaurant Jabal à Riyad : kabsa à la viande de chameau, plat large, riz jaune au safran, vrai goût du Najd
Ruines de Diriyah au coucher du soleil : murs ocre et silence, 50 riyals, moins de touristes qu'à Djeddah
Café Brew-Ha à Riyad : mojito sans alcool (35 riyals), spot pour observer les jeunes Saoudiens urbains
Photos — Riyad et Djeddah
Et au final.
L'Arabie Saoudite se modernise à une vitesse folle, mais les expériences touristiques manquent vraiment de matière. Riyad et Djeddah sont des villes en flux permanent, où les chantiers gâchent la cohérence urbaine. La nourriture est correcte, l'hospitalité réelle, mais le prix est élevé et les arnaquiers existent. Pas une destination incontournable, plutôt un passage obligé si vous aimez les mégaprojets et les contrastes. Je ne reviendrais pas.
