Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport Jomo Kenyatta International à 6h du matin. Décalage horrible, transit de 3h qui aurait dû en prendre 1h30 à cause d'une queue interminable à l'immigration. La chaleur moite et collante m'a frappé dès que j'ai mis un pied dehors – 28°C mais avec une humidité qui rend la peau moite. J'ai pris le bus Jatco Express vers le centre-ville de Nairobi, un véhicule bleu criard, numéro 47A, avec des haut-parleurs qui crachotaient du reggae. Trajet d'une heure pour 200 shillings kenyans (environ 1,50 euro). J'ai logé trois nuits au Radisson Blu Hotel sur Upper Hill Road. Chambre correcte mais le petit-déjeuner buffet à 3 500 shillings était une arnaque – œufs froids, jus d'orange tiède et du pain dur comme de la pierre. Le premier soir, j'ai mangé des samosas frites chez un vendeur ambulant près du Westgate Shopping Mall : 50 shillings pièce, croustillantes, la viande vraiment grasse mais délicieuse. L'odeur d'huile et d'épices flottait partout sur le trottoir. Nairobi : entre trafic fou et parcelles de vie La capitale est un chaos organisé. J'ai visité le Karen Blixen Museum – la maison où l'auteure a vécu – et c'était calme, presque trop rangé. Mais en sortant, j'ai eu une galère : un mec m'a interpellé en prétendant que j'avais besoin d'un guide pour les « vraies attractions ». J'ai refusé poliment, il a insisté 5 minutes. Finalement, j'ai continué seul. Le Giraffe Centre dans le quartier de Langata m'a surpris : voir ces girafes masai à 2 mètres, sentir leur haleine chaude quand j'ai tendu ma main avec des feuilles d'acacia. Prix d'entrée : 2 500 shillings, cher pour le Kenya. Moment marquant : une girafe a posé sa tête sur mon épaule pendant que le soigneur prenait une photo. J'ai eu froid dans le dos, une vraie connexion surréaliste avec l'animal. Le marché Maasai à Nairobi m'a laissé mitigé. Beaucoup de pièces chinoises repeintes « faites à la main ». J'ai finalement acheté un collier bleu et rouge chez une femme qui vendait vraiment ses créations. Conversation honnête, 800 shillings. Le Nairobi National Park, accessible en visite d'une journée, m'a déçu : trop peu d'animaux, beaucoup de touristes en 4x4. J'ai préféré rester à Karen Coffee : petit café tranquille, excellent cappuccino (400 shillings), assis dehors avec vue sur les collines. Nakuru et les flamants rose du lac Trajet en matatu (minibus de transport en commun) vers Nakuru : 4 heures environ, 800 shillings. Entassés à 14 dedans pour 12 places, klaxon qui résonne tous les 30 secondes, arrêts imprévisibles. Un passager avait un énorme sac de charbons – la chaleur et l'odeur combinées donnaient envie de vomir. Moment éprouvant mais authentique. Lake Nakuru National Park : entrée à 70 dollars pour les étrangers, un peu cher. Mais dès les premières centaines de mètres, les flamants sont apparus. Milliers d'entre eux, rose pâle sur l'eau vert sauge. Le guide local, Francis, expliquait que leur nombre fluctue selon les saisons (actuellement moins qu'avant, pollution du lac). J'ai vu aussi des rhinocéros blancs, trois buffles au loin. Nuit à l'Eldoret Wellness Resort à Nakuru : 5 500 shillings la chambre double, literie correcte, petite piscine. Dîner au restaurant de l'hôtel : poulet rôti avec chipati (galette de pain) et légumes : 1 200 shillings. La Vallée du Rift en fin de séjour Matatu retour sur Nairobi via la highway A104. Arrêt à Nakuru town pour acheter des mandibules de crocodile – touristique mais j'ai payé 3 000 shillings pour un beau spécimen. Au retour, j'ai traversé le Grand Rift Valley : vues immenses, pentes vertigineuses, sentiment d'être écrasé par l'ampleur du paysage. Pas de superlatif : c'était juste gros et désert, avec des fermes éparses et des routes pleines de nids-de-poule. Dernière nuit à Nairobi, bar du Crowne Plaza pour déguster une tusker locale (bière kenyane) : 400 shillings. Ambiance plutôt calme pour un mardi. Échange avec un Kényan qui bossait en tech : conversation sur la vie à Nairobi, le coût de la vie qui explose, les bouchons. Perspective moins touristique, plus humaine.
Les bons plans repérés sur place.
Giraffe Centre à Langata : nourrir les girafes à la main (2 500 shillings, moment irréel)
Lake Nakuru National Park au lever du soleil : milliers de flamants roses sur l'eau (70 dollars, aller tôt à 6h)
Marché Maasai de Nairobi : négocier et trouver des vrais artisans plutôt que des reproductions chinoises
Route A104 à travers la Grande Vallée du Rift : paysage immense et désert, gratuit en minibus
Café Karen Coffee à Nairobi : cappuccino simple mais excellent (400 shillings, spot local sans touristes)
Photos — Nairobi / Nakuru
Et au final.
Le Kenya m'a plu globalement, mais c'est un voyage d'adaptations. Nairobi est intense, stressante, avec des escroqueries qui guettent à chaque coin. Nakuru et le lac valaient vraiment le détour – les flamants et l'immensité du paysage n'oublient pas. Mon regret ? Je n'ai pas eu le temps de descendre jusqu'à la côte (Mombasa) ni de faire un vrai safari de plusieurs jours. 12 jours, c'est trop court pour vraiment respirer.
