Nairobi et la Grande Vallée du Rift : entre embouteillages et flamants roses
CarnetKenya202612 jours

Nairobi et la Grande Vallée du Rift : entre embouteillages et flamants roses

Levée à 5h30 à l'hôtel Radisson Blu, avenue Mama Ngina, pour attraper le vol Kenya Airways 6h15 depuis Jomo Kenyatta International. L'aéroport était déjà bondé, la file d'attente serpentait entre des panneaux jaunes…

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Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levée à 5h30 à l'hôtel Radisson Blu, avenue Mama Ngina, pour attraper le vol Kenya Airways 6h15 depuis Jomo Kenyatta International. L'aéroport était déjà bondé, la file d'attente serpentait entre des panneaux jaunes usés. C'est là que j'ai compris : le Kenya, c'est organisé, mais avec du chaos dedans. Nairobi m'a d'abord déçue. Imaginez des tours de béton gris, des embouteillages d'enfer sur la Uhuru Highway, des klaxons qui sonnent dès 7h du matin. La première nuit au Crowne Plaza, j'ai cru que j'avais fait une erreur. Mais le personnel parlait anglais, le wifi fonctionnait, et les femmes de ménage apportaient le café à 6h sans qu'on le demande. Le vrai tournant ? Le marché de Nairobi (City Market, ouvert 8h-18h). On m'avait dit « ne vas pas seule ». Peur infondée. Sentiment d'étouffement agréable, odeur mélangée de mangues pourries et de poisson fumé qui prenait à la gorge. Une vendeuse, Pamela, m'a fait goûter des samosas au miel pour 50 shillings (0,40 €). Croustillants, gras, vraiment bons. Elle m'a raconté qu'elle vendait là depuis 12 ans. Pas de langue de bois, juste la réalité. Jour 3, départ pour Nakuru en matatu (minibus local, compagnie Easy Coach). Arrêt à 6h du matin à la gare routière de Tom Mboya Street. Trajet 2h30, cahot permanent, un enfant a vomi à l'avant. L'air chaud envahissait par la fenêtre cassée. Arrive à Nakuru vers 9h. L'hôtel Lake Nakuru Sopa Lodge était calme, avec vue sur le lac. Et là : le lac Nakuru. Pas rose comme sur les photos – l'eau était plutôt brune, les flamants moins nombreux en cette saison. Mais en fin d'après-midi, vers 17h, on en a vu environ 2000 qui décollaient ensemble. Le bruit était dingue, presque un rugissement d'ailes. Moment où j'ai compris pourquoi les gens parlent de ce endroit. Excursion au parc national de Nakuru le jour 4. Guide Charles, ponctuel, 8h sharp au lodge. Piste rouge poussière, soleil tapant à 40°C. On a croisé des buffles, des zèbres, trois girafes massai qui regardaient notre véhicule sans peur. Retour 13h, j'avais mal à la tête, assoiffée, mais électrisée. Lunch au restaurant Tamarind, dans le centre-ville : nyama choma (viande grillée) avec ugali (pâte de maïs), 450 shillings (3,80 €), servi avec bière Tusker fraîche. Jour 5-6 : Naivasha. Trajet via la route B104, paysage qui change, moins de béton. L'hôtel Crescent Camp, au bord du lac Naivasha, était étrange – c'est un campement de luxe avec des tentes toile et lit queen-size. Bruits de hyènes nocturnes à partir de 22h. Pas rassurant, mais la nuit c'est resté des bruits. Balade en bateau électrique sur le lac avec Liam, un guide local taciturn. On n'a pas vu d'hippos (moment déceptif), mais des aigles pêcheurs, des cormorans. Prix : 2500 shillings par personne (21 €). Liam a expliqué que le lac était en train de mourir, que les fermes florales polluaient, que ses parents l'utilisaient pour laver le linge. Pas de langue de coton. Le soir, barbecue au camp : tilapia grillée pêchée le matin même, maïs rôti, bière locale. Échange bizarre avec un couple allemand : eux faisaient un tour de 28 jours, étaient déjà blasés au jour 5. Je trouvais ça triste. Jour 7 : route vers Hell's Gate National Park. Entrée 1150 shillings (9,50 €). On pouvait marcher entre les gorges de lave – sensation de marcher au fond de la planète, rochaille ocre, un vent chaud qui vous soulève la peau. Geysers fumants à 80°C. Une autre touriste (britannique) s'était tordu la cheville. Les rangers l'ont évacuée en jeep sans drame. Retour à Nairobi jour 8. Cette fois, j'ai pris un Uber (contrairement au matatu, mais plus sûr) : 2200 shillings (18,50 €), 3h30 de trajet. Embouteillages monstre autour du centre-ville, on n'a bougé que 200 mètres en 20 minutes. J'ai commencé à détester les bouchons de Nairobi. Sérieusement. Jours 9-11 : Nairobi à nouveau. Musée national (8h-18h, 900 shillings, 7,50 €), squelette de Lucy (fossile de 3,2 millions d'années), squelettes dinosaures, collection d'oiseaux empaillés. C'était instructif mais les vitrines étaient poussiéreuses. Puis marché de Kibera, bidonville au sud, avec un guide organisé par l'hôtel (11h-14h, 3000 shillings, guide inclus). Atmosphère crue, sans folklore. Maisons tôle et bois. Femmes qui faisaient du savon artisanal. Enfants curieux mais calmes. Je n'ai pas ressenti du voyeurisme « morbide », juste une réalité différente. Dernier jour : Nairobi Giraffe Centre (8h30-17h, 2000 shillings). On pouvait nourrir les girafes à la main. Sensation de leur langue rugueuse sur la paume. Les girafes, c'est bête mais c'est grand et touchant. Café au center avant de partir vers l'aéroport vers 17h.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Lac Nakuru en fin d'après-midi (17h-18h) : flamants roses en vol massif, le bruit des ailes vaut le détour seul

2

City Market de Nairobi : samosas de Pamela au miel pour 50 shillings, vraiment à tester dès l'arrivée

3

Hell's Gate National Park : marche entre les gorges de lave rouge, geysers à 80°C, tarif 1150 shillings

4

Crescent Camp à Naivasha : balade en bateau électrique sur le lac (2500 shillings), hyènes nocturnes incluses

5

Nairobi Giraffe Centre (9h-12h c'est moins bondé) : nourrir les girafes à la main, 2000 shillings

Album · 8 photos

Photos — Nairobi / Nakuru / Naivasha

Nairobi et la Grande Vallée du Rift : entre embouteillages et flamants roses
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Conclusion

Et au final.

Le Kenya n'est pas une destination facile pour les voyageurs en quête de tranquillité : les embouteillages de Nairobi m'ont frustrée, les prix touristiques sont montés pendant le séjour, et le niveau de pollution est réel. Mais j'ai croisé des gens vrais, mangé des plats goûteux, et vu des paysages qui n'existaient que dans les documentaires. C'est pas parfait, mais c'est vivant.

En résumé

Avis Nairobi / Nakuru / Naivasha : carnet de voyage de 12 jours par mariek-voyages

Destination
Nairobi / Nakuru / Naivasha
Pays
Kenya
Durée
12 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mariek-voyages
L'essentiel

Nairobi / Nakuru / Naivasha en bref

Pourquoi choisir Nairobi / Nakuru / Naivasha

  • Contraste unique entre jungle urbaine de Nairobi et lacs sacrés de la Vallée du Rift
  • Faune en liberté : flamants roses, girafes massai, buffles, aigles pêcheurs accessibles
  • Rencontres authentiques loin du tourisme folklorique : marchés, bidonvilles, guides locaux honnêtes
  • Gastronomie locale savoureuse et bon marché : nyama choma, tilapia, samosas artisanaux
  • Diversité paysagère sur 300 km : géysers, gorges volcaniques, lacs, plateaux

Pour qui ?

  • Voyageurs aventureux acceptant le chaos urbain pour la nature sauvage
  • Amoureux de faune et de photographie animalière sans safari lourd
  • Couples cherchant l'authenticité plutôt que le confort haut de gamme
  • Lecteurs de documentaires animaliers voulant voir les lieux réels
  • Voyageurs en quête de rencontres humaines vraies et non touristiques

À éviter si…

  • Vous fuyez les embouteillages, la pollution urbaine et le chaos routier permanent
  • Vous avez peu de temps : 12 jours minimum conseillé pour un vrai ressenti
  • Vous cherchez le luxe relaxant et la tranquillité garantie sans stress
  • Vous ne tolérez pas l'inconfort physique : chaleur 40°C, nuits avec bruits de hyènes
À découvrir aussi
Kenya AirwaysJomo Kenyatta International AirportUhuru HighwayCrowne Plaza NairobiRadisson Blu NairobiCity Market NairobiTom Mboya StreetLac NakuruLake Nakuru Sopa LodgeNakuru National ParkLac NaivashaCrescent Camp Naivasha
Questions fréquentes

FAQ — Nairobi / Nakuru / Naivasha

Les embouteillages de Nairobi sont-ils vraiment aussi mauvais qu'on le dit ?

Oui, selon l'auteur. Sur la Uhuru Highway et en centre-ville, il faut compter 20 minutes pour parcourir 200 mètres aux heures de pointe. Elle recommande Uber plutôt que de louer une voiture en solo, bien que plus cher (2200 shillings) qu'un matatu. Les klaxons commencent dès 7h du matin.

Peut-on voir les flamants roses au lac Nakuru en toute saison ?

Non. Lors de la visite en saison basse, le lac était plutôt brun avec moins de flamants que prévu. Cependant, en fin d'après-midi vers 17h, environ 2000 flamants ont décollé ensemble, créant un spectacle impressionnant. La meilleure saison reste l'époque sèche (janvier-février, juillet-octobre).

Le City Market de Nairobi est-il sûr pour une femme seule ?

L'auteur y est allée seule sans problème, malgré les mises en garde reçues. Elle décrit l'expérience comme éttouffante mais authentique : odeurs intenses de mangues pourries et poisson fumé, samosas au miel à 50 shillings. Recommandé de s'y aventurer de jour (ouverture 8h-18h) avec un minimum de prudence.

Quel est le meilleur moyen de se déplacer entre Nairobi, Nakuru et Naivasha ?

Le matatu (minibus local, compagnie Easy Coach) coûte environ 450 shillings pour Nakuru (2h30), mais offre peu de confort. Uber est plus cher (2200 shillings Nairobi-Naivasha, 3h30) mais plus sûr selon l'auteur. La route B104 vers Naivasha offre des paysages changements de décor progressif du béton urbain à la nature.

Hell's Gate National Park vaut-il le détour ?

Oui. L'entrée coûte 1150 shillings. On peut marcher entre les gorges de lave ocre, voir des geysers fumants à 80°C et vivre une sensation de marcher au fond de la planète. Cependant, attention : une touriste s'est tordue la cheville durant la visite.

Faut-il s'attendre à voir des hippos au lac Naivasha ?

Pas garanti. Lors de la balade en bateau électrique (2500 shillings), l'auteur n'a pas vu d'hippos mais des aigles pêcheurs et cormorans. Le guide Liam a expliqué que le lac était pollué par les fermes florales et mourait progressivement.

Combien coûtent les attaques touristiques courantes ?

City Market : samosas 50 shillings (0,40 €), nyama choma au restaurant Tamarind 450 shillings (3,80 €). Musée national 900 shillings (7,50 €). Giraffe Centre 2000 shillings. Bateau Naivasha 2500 shillings (21 €). Guide Kibera 3000 shillings. Uber Nairobi-Naivasha 2200 shillings (18,50 €). Les prix montaient durant le séjour.

Le Nairobi Giraffe Centre est-il vraiment intéressant ?

Oui si vous aimez les interactions animales. On peut nourrir les girafes à la main et sentir leur langue rugueuse. L'auteur a trouvé l'expérience touchante. Ouverture 8h30-17h, entrée 2000 shillings. Un café sur place permet de prolonger la visite.