Comment ça s'est passé.
Levée à 5h30 à l'aéroport de Kuala Lumpur pour attraper le bus Aeroline vers le centre-ville. Deux heures de trajet cahouteux, fenêtre ouverte, l'air chaud et humide qui rentre d'un coup. Température : 34°C avant 7h du matin. J'ai trouvé l'hôtel Tune Hotel à Bukit Bintang pour 45 ringgits la nuit (environ 9 euros). Chambre minuscule mais propre, lit dur, climatisation qui fait un bruit de perceuse à 3h du matin. Les Petronas Twin Towers se voient de partout à Kuala Lumpur. Je ne suis pas montée dedans, trop cher et trop de file d'attente même en semaine. À la place, j'ai traîné au parc KLCC en fin d'après-midi. L'odeur de nettoyant à l'ammoniac mélangée aux vendeurs de satay et poulet grillé du marché de rue m'a frappée immédiatement. J'ai mangé des satays de poulet (5 brochettes pour 7 ringgits) et un jus de calamansi frais pressé (3 ringgits). Le jus était tellement sucré et acide à la fois que j'en ai eu des fourmis dans la bouche. Choc culturel et première arnaqueJour 3, en cherchant la gare KTM Central pour prendre le train vers Penang, je me suis perdue dans le quartier de Chow Kit. Un taxi m'a proposé ses services, j'ai accepté sans négocier le prix. Trajet qui aurait dû coûter 20 ringgits m'a été facturé 60 ringgits. Le chauffeur a refusé de descendre et a gardé les portières verrouillées jusqu'à ce que je paie. Pas de pire moment du voyage, mais frustrant. Plus jamais sans appel Grab sur mon téléphone. Le train KTM jusqu'à Butterworth (Penang) a finalement quitté la gare à 14h45, avec 40 minutes de retard. J'avais acheté un billet en classe économique (34 ringgits). Wagon climatisé mais rempli, des vendeurs ambulants qui passaient toutes les 15 minutes avec des plateaux de snacks. J'ai acheté des kaya toast et du kopi tarik (café avec lait condensé) pour 8 ringgits le tout. Le lait était bouillant, j'ai brûlé mon palais. Penang et ses ruellesArrivée à Butterworth en fin d'après-midi. Ferry vers George Town sur l'île de Penang (3 ringgits, 20 minutes). Les vieilles rues de George Town sentent l'humidité, le béton mouillé, la viande faisandée des boucheries chinoises. J'ai loué une chambre chez l'habitant via Airbnb (35 ringgits par nuit) dans la ruelle Armenian Street. Proprio sympa mais qui parlait peu anglais. Jour 5, j'ai exploré le marché de Lebuh Campbell très tôt (6h du matin). Chaos : vendeurs qui crient, odeur de poisson séché, fruits tropicaux entassés. J'ai acheté des mangoustans et des dragon fruits pour 10 ringgits au total. Les mangoustans étaient juteux mais tellement délicats à éplucher. Les doigts tachés de jus violet pendant deux jours. Le temple Kek Lok Si en haut de Penang Hill était une marche obligée. Minibus n°8 depuis le centre (2,60 ringgits). Le temple en lui-même était calme en fin d'après-midi, peu de touristes. La pagode dorée montait haut, avec des clochettes qui sonnaient au vent. J'ai lâché un ticket d'avis personnel dans une boîte à souhait. Geste cliché mais je l'ai fait sincèrement. Jour 7, plage de Tanjung Bungah. Sable gris, eau à 29°C, pas grande chose à faire hormis regarder les pêcheurs. J'ai mangé une soupe de nouilles laksa à un petit warung sans nom (7 ringgits). Épicée à crever, avec du bouillon de noix de coco. Les yeux qui pleurent, le nez qui coule, mais c'était bon. Retour à Kuala Lumpur et bilanRetour en train le jour 10. Cette fois, j'avais appris : j'ai négocié le prix du taxi d'avance (35 ringgits jusqu'à la gare). Moins de stress. Le reste du séjour à KL : visite au marché de Petaling Street (contrefaçons, ambiance de marché couvert bruyant), parc de Bukit Nanas (escalade d'une tour radar avec vue médiocre), et une soirée à manger des dim sum au restaurant Tim Sum Palace à Pavilion (150 ringgits pour deux avec boissons). Les dim sum étaient bons mais surpayés et la clientèle de classe moyenne était un peu étouffante. Les transports urbains en bus sont efficaces (RapidKL, environ 2 ringgits par trajet) mais bondés aux heures de pointe. Les applications de taxi et de nourriture (GrabFood) fonctionnent bien. Internet rapide partout grâce à la carte SIM 3 (données illimitées pour 50 ringgits pour 7 jours).
Les bons plans repérés sur place.
Marché de Lebuh Campbell à George Town (tôt le matin, avant 7h, fruits tropicaux pas chers)
Temple Kek Lok Si à Penang Hill (minibus 8, pagode dorée au coucher de soleil)
Petaling Street Market à Kuala Lumpur (contrefaçons, chaos contrôlé, à négocier les prix)
Warung de laksa à Tanjung Bungah (soupe épicée à 7 ringgits, ouvert en fin d'après-midi)
Parc KLCC en fin de journée (gratuit, vendeurs de satay, moins touristique qu'en journée)
Photos — Kuala Lumpur et Penang
Et au final.
La Malaisie m'a surprise par son mélange de modernité et de délabrement urbain. Les villes sont vivables, la nourriture de rue est excellente et bon marché, mais il faut rester vigilant aux petites arniques et négocier les taxis. Honnêtement, trois jours de plus en nature (Borneo, îles) m'aurait plu, mais le circuit villes-seulement a manqué de tranquillité.
