Comment ça s'est passé.
On a débarqué à l'aéroport international de Kuala Lumpur vers 14h, terminal 1. Levé à 5h du matin en France, on était crevés mais trop excités. Le taxi depuis KLIA coûtait 72 ringgits, trajet d'une heure dans les bouchons. On avait réservé l'hôtel Tune Hotel Downtown pour 35 euros la nuit – petit mais propre, pas de wifi stable, ce qui nous a d'abord énervés. Le lendemain matin, on s'est offert un petit-déj aux tours Petronas. On a pris le monorail depuis Bukit Nanas (3,50 ringgits le ticket). En arrivant là, le contraste était violent : devant nous les deux tours jumelles qui percent les nuages, et derrière, des petits échoppes qui vendaient des nasi kuning à 5 ringgits. L'odeur de curcuma et de lait de coco concentrée dans ce coin m'a prise à la gorge – pas désagréable, mais intense. On a traîné sur la passerelle reliant les deux tours, 170 mètres de hauteur, les genoux qui tremblent un peu quand même. Le marché de Petaling Street : chaos organiséJeudi matin, on a pris le LRT (Light Rail Transport) ligne Kelana Jaya jusqu'à Pasar Seni. Le marché de Petaling Street, c'est 300 mètres de petites rues piétonnes blindées de boutiques de contrefaçons et d'électronique. On n'a rien acheté – on ne savait pas négocier – mais on s'est fait alpaguer au moins 15 fois en 20 minutes. Un vendeur nous a promis des Ray-Ban « authentiques » à 50 ringgits. Arnaques évidentes. L'humidité était écrasante, 34 degrés au thermomètre du téléphone, l'air saturé de pollution et d'odeur de friture. On a pris un jus de papaye frais à un étal (8 ringgits), franchement délicieux, sucré juste ce qu'il faut. Georgetown, Penang : la vraie surpriseOn a pris le bus express de la compagnie Transnasional jusqu'à Penang (40 ringgits par personne, 4 heures). Le bus était moderne, climatisé à mort. On a loué une petite maison d'hôtes dans le vieux Georgetown pour 25 euros par nuit (« The Weld », recommandé par Airbnb). Les rues étaient petites, pavées, avec des facades colorées en jaune et bleu pâle. Les murs racontent des histoires : des fresques géantes peintes par des artistes locaux, des tags poétiques. On s'est perdu exprès, et c'est en se perdant qu'on a trouvé le vrai Georgetown. On a mangé au Kafe Keangsaan (menu du midi : poulet rôti avec riz, 12 ringgits), assis sur des chaises en plastique entre deux femmes qui parlaient tamoul. Vers 18h, on a bu du teh tarik (thé tiré à la main) au comptoir d'un café minuscule près du fort Cornwallis. Le serveur savait pas trop quoi faire de nous, on était les seuls touristes. Il nous a servi le thé bouillant dans deux verres fins, et on a dû le laisser refroidir 10 minutes. Le goût était sucré, laiteux, rappelait un peu les cafés parisiens mais en mieux, moins hipster. Moment de pause qui a vraiment cassé le rythme touristique. La galère : le ferry pour Penang IslandDimanche matin, on voulait prendre le ferry pour Pulau Penang (l'île). On s'est trompés de terminal. On a couru avec les sacs à 6h30 du matin, on s'est perdus dans le port, un mec nous a exigé 20 ringgits pour « nous montrer le chemin ». Le ferry partait à 7h15, on avait 5 minutes. Il y a eu des cris, un peu de stress inutile. On a juste eu chaud. Au final, le trajet était court (30 minutes, 1,20 euro) et les vues depuis le pont sur les collines vertes étaient bien. Mais ce petit incident nous a mis en retard sur notre planning. Retour à KL et départOn a pris le night bus Transnasional à 20h (35 ringgits). Arrivé vers 2h du matin. On a dormi à l'aéroport, quelques heures sur les chaises de la zone de départ. Pas confortable, mais ça a fait l'affaire pour les 4 heures avant notre vol Air Asia à 6h30.
Les bons plans repérés sur place.
La passerelle entre les tours Petronas au lever du jour – accès gratuit avant 9h, moins de monde
Georgetown : le street art près de Lebuh Armenian, puis un café local pour teh tarik (vraiment pas le même goût qu'en France)
Le marché de Petaling Street : prévoir de l'eau, négocier sans s'énerver, c'est le jeu local
Kafe Keangsaan, petit restaurant local sans enseigne anglaise – meilleur rapport qualité-prix de tout le voyage
Le ferry vers Pulau Penang au coucher du soleil : paysage côtier sans se faire tacler par un guide touristique
Et au final.
La Malaisie nous a surpris : Kuala Lumpur est moins fascinante que prévu (trop touristique, bouchons partout), mais Georgetown était l'inverse. On a dû s'adapter rapidement à l'humidité, aux petits problèmes logistiques, à la langue. Pas de révélation mystique, juste des moments simples et une bouffe excellent. On repartirait, mais on prendrait plus de temps à Penang et moins en transit à KL.