Comment ça s'est passé.
On a atterri à Kuala Lumpur un lundi matin, 6h30, complètement étourdis après 12 heures de vol avec AirAsia. La chaleur nous a frappés dès qu'on a quitté l'aéroport international de Kuala Lumpur : 32 degrés, hygrométrie au max, l'impression d'avoir la tête sous l'eau. On a pris le KLIA Express jusqu'à KL Sentral (57 ringgits par personne, environ 12 euros), ce train qui fonce à 160 km/h au-dessus de la ville. C'est impressionnant mais impersonnel. On s'est installés à l'hôtel Tune Hotel à Bukit Bintang (289 ringgits la nuit, soit 60 euros). Chambre minuscule, climatisation à bloc, mais ça fait le job. Le premier soir, on a trainé dans Pavilion KL, le centre commercial géant. Première galère : la carte des restaurants était entièrement en malais, zéro anglais. On a fini chez un vendeur de laksa à côté du métro, un bol pour 8 ringgits. La soupe était brûlante, le goût du curcuma et de la noix de coco dominait tout, et notre palais n'était pas prêt. Les Petronas Towers et la vraie vieLe deuxième jour, on s'est levés tôt pour les tours Petronas. Billet coupe-file acheté à la réception de l'hôtel (80 ringgits). La passerelle entre les deux tours au 41e étage : vertigineuse. Mais franchement, après 10 minutes de photos, on s'est ennuyés. La vraie Kuala Lumpur était ailleurs. On a pris le bus RapidKL numéro 156 vers Chinatown (1,50 ringgit par trajet). Là, c'était autre chose : le marché central de Petaling Street, le chaos organisé, l'odeur des sauces soja mélangées aux gaz d'échappement et aux tissus humides. Des vendeurs qui nous criaient après pour les montres contrefaites, on a dû dire non trente fois en trois rues. On a mangé chez un petit restaurant sans enseigne, recommandé par un gars du marché : porc rôti avec riz (10 ringgits). C'était bon, simple. On s'est assis sur des petits tabourets en bois, un ventilateur mural qui tournait depuis les années 1990. Direction Penang : le vrai chocAprès trois jours à KL, on a pris le bus express de la compagnie Coaches Express vers Penang (60 ringgits, 4h30 de route). Le trajet était long, route monotone, mais à l'arrivée à Georgetown, on a senti que c'était différent. Plus vieux, plus sale, moins corporate. On s'est logés au Chulia Heritage Hotel (200 ringgits, très centenaire, avec des toiles d'araignée dans les coins). Lieu fascinant mais pas hyper bien entretenu. Georgetown, c'est une vraie ville d'histoire. On a flâné dans Armenian Street, Street of the Clan Houses, visité le fort Cornwallis. Rien d'exceptionnel, mais l'accumulation crée quelque chose. On a mangé chez Penang Road Famous Teochew Chendul (3,50 ringgits le bol, un dessert glacé aux haricots). Froid, sucré, le contraste avec la chaleur dehors était dingue. Moment marquant : on s'est perdus dans les ruelles à l'arrière du marché aux oiseaux, des petits restaurants familiaux, pas de touristes. Une grand-mère qui vendait des pastels à la main. On a acheté six pièces, elle ne parlait pas anglais, on a juste montré du doigt et on a payé. Un après-midi, on a loué des scooters (80 ringgits pour deux, document d'identité en garantie). Grosse galère : le mec a dit que le réservoir était plein mais on n'a tenu que 15 km avant de chercher une station-essence désespérément. Stress assuré. Malgré ça, on a roulé jusqu'à Batu Ferringhi, plage du nord de l'île. Pas impressionnante. Eau tiède, sable gris, touristes anglais bourrés. Last day à Penang : marché du matin à Campbell Street. Ça bouge de partout, les vendeurs qui déballent le poisson encore vivant, le bruit des voix en malais, cantonais, mandarin. On a pris un demi-poulet grillé à emporter (12 ringgits). Retour à Kuala Lumpur le soir, le même bus, on était crevés mais le voyage était passé.
Les bons plans repérés sur place.
Marché de Petaling Street à Chinatown KL : chaos organisé, retirer du cash avant
Chulia Heritage Hotel à Georgetown Penang : pas luxueux mais chargé d'histoire
Laksa chez le vendeur près de Pavilion métro : 8 ringgits, goût qui reste
Armenian Street et le fort Cornwallis : les fondations de la ville coloniale
Batu Ferringhi en scooter : moins magique qu'on ne pensait, mais l'expérience du deux-roues vaut le coup
Photos — Kuala Lumpur & Penang
Et au final.
On a eu une bonne immersion, loin des tours guidées. Kuala Lumpur c'est une ville qui bosse, pas à l'écoute du tourisme. Penang, c'est plus attachant, plus brut. Par contre, on n'a pas vraiment trouvé l'endroit où vraiment se connecter avec les gens. Et l'anglais limité, c'était frustrant plus d'une fois.
