Kuala Lumpur et Penang : entre tours futuristes et ruelles chaotiques
CarnetMalaisie202612 jours

Kuala Lumpur et Penang : entre tours futuristes et ruelles chaotiques

On a atterri à Kuala Lumpur un lundi matin, 6h30, complètement étourdis après 12 heures de vol avec AirAsia. La chaleur nous a frappés dès qu'on a quitté l'aéroport international de Kuala Lumpur : 32 degrés, hygrométrie…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à Kuala Lumpur un lundi matin, 6h30, complètement étourdis après 12 heures de vol avec AirAsia. La chaleur nous a frappés dès qu'on a quitté l'aéroport international de Kuala Lumpur : 32 degrés, hygrométrie au max, l'impression d'avoir la tête sous l'eau. On a pris le KLIA Express jusqu'à KL Sentral (57 ringgits par personne, environ 12 euros), ce train qui fonce à 160 km/h au-dessus de la ville. C'est impressionnant mais impersonnel. On s'est installés à l'hôtel Tune Hotel à Bukit Bintang (289 ringgits la nuit, soit 60 euros). Chambre minuscule, climatisation à bloc, mais ça fait le job. Le premier soir, on a trainé dans Pavilion KL, le centre commercial géant. Première galère : la carte des restaurants était entièrement en malais, zéro anglais. On a fini chez un vendeur de laksa à côté du métro, un bol pour 8 ringgits. La soupe était brûlante, le goût du curcuma et de la noix de coco dominait tout, et notre palais n'était pas prêt. Les Petronas Towers et la vraie vieLe deuxième jour, on s'est levés tôt pour les tours Petronas. Billet coupe-file acheté à la réception de l'hôtel (80 ringgits). La passerelle entre les deux tours au 41e étage : vertigineuse. Mais franchement, après 10 minutes de photos, on s'est ennuyés. La vraie Kuala Lumpur était ailleurs. On a pris le bus RapidKL numéro 156 vers Chinatown (1,50 ringgit par trajet). Là, c'était autre chose : le marché central de Petaling Street, le chaos organisé, l'odeur des sauces soja mélangées aux gaz d'échappement et aux tissus humides. Des vendeurs qui nous criaient après pour les montres contrefaites, on a dû dire non trente fois en trois rues. On a mangé chez un petit restaurant sans enseigne, recommandé par un gars du marché : porc rôti avec riz (10 ringgits). C'était bon, simple. On s'est assis sur des petits tabourets en bois, un ventilateur mural qui tournait depuis les années 1990. Direction Penang : le vrai chocAprès trois jours à KL, on a pris le bus express de la compagnie Coaches Express vers Penang (60 ringgits, 4h30 de route). Le trajet était long, route monotone, mais à l'arrivée à Georgetown, on a senti que c'était différent. Plus vieux, plus sale, moins corporate. On s'est logés au Chulia Heritage Hotel (200 ringgits, très centenaire, avec des toiles d'araignée dans les coins). Lieu fascinant mais pas hyper bien entretenu. Georgetown, c'est une vraie ville d'histoire. On a flâné dans Armenian Street, Street of the Clan Houses, visité le fort Cornwallis. Rien d'exceptionnel, mais l'accumulation crée quelque chose. On a mangé chez Penang Road Famous Teochew Chendul (3,50 ringgits le bol, un dessert glacé aux haricots). Froid, sucré, le contraste avec la chaleur dehors était dingue. Moment marquant : on s'est perdus dans les ruelles à l'arrière du marché aux oiseaux, des petits restaurants familiaux, pas de touristes. Une grand-mère qui vendait des pastels à la main. On a acheté six pièces, elle ne parlait pas anglais, on a juste montré du doigt et on a payé. Un après-midi, on a loué des scooters (80 ringgits pour deux, document d'identité en garantie). Grosse galère : le mec a dit que le réservoir était plein mais on n'a tenu que 15 km avant de chercher une station-essence désespérément. Stress assuré. Malgré ça, on a roulé jusqu'à Batu Ferringhi, plage du nord de l'île. Pas impressionnante. Eau tiède, sable gris, touristes anglais bourrés. Last day à Penang : marché du matin à Campbell Street. Ça bouge de partout, les vendeurs qui déballent le poisson encore vivant, le bruit des voix en malais, cantonais, mandarin. On a pris un demi-poulet grillé à emporter (12 ringgits). Retour à Kuala Lumpur le soir, le même bus, on était crevés mais le voyage était passé.

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Les bons plans repérés sur place.

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Batu Ferringhi en scooter : moins magique qu'on ne pensait, mais l'expérience du deux-roues vaut le coup

Album · 9 photos

Photos — Kuala Lumpur & Penang

Kuala Lumpur et Penang : entre tours futuristes et ruelles chaotiques
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Conclusion

Et au final.

On a eu une bonne immersion, loin des tours guidées. Kuala Lumpur c'est une ville qui bosse, pas à l'écoute du tourisme. Penang, c'est plus attachant, plus brut. Par contre, on n'a pas vraiment trouvé l'endroit où vraiment se connecter avec les gens. Et l'anglais limité, c'était frustrant plus d'une fois.

En résumé

Avis Kuala Lumpur & Penang : carnet de voyage de 12 jours par marcdupuy

Destination
Kuala Lumpur & Penang
Pays
Malaisie
Durée
12 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcdupuy
L'essentiel

Kuala Lumpur & Penang en bref

Pourquoi choisir Kuala Lumpur & Penang

  • Contraste saisissant entre modernité urbaine et authenticité de rue peu touristique
  • Street food exceptionnelle et ultra bon marché (3-12 ringgits par plat)
  • Deux atmosphères distinct en 4h30 de bus : futuriste vs historique colonial
  • Moins de touristes de masse qu'en Thaïlande, immersion vraie possible
  • Budget total très accessible même en hébergement 3-4 étoiles

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité loin des circuits organisés
  • Couples ou duos cherchant immersion culturelle progressive
  • Backpackers avec budget serré (5-20 euros par jour en nourriture)
  • Explorateurs urbains intéressés par architectures mixtes
  • Photographes de vie quotidienne et street art

À éviter si…

  • Vous cherchez des plages de rêve (Batu Ferringhi est décevante : eau tiède, sable gris)
  • Vous parlez uniquement l'anglais et évitez les obstacles linguistiques
  • Vous préférez le confort 5 étoiles aux petits hôtels centenaires
  • Vous voulez un itinéraire guidé sans se perdre dans les ruelles
À découvrir aussi
Chinatown Kuala LumpurPetaling StreetGeorgetownArmenian StreetClan Houses PenangFort CornwallisBatu FerringhiCampbell Street MarketKL SentralPavilion KLBukit BintangMarché aux oiseaux Georgetown
Questions fréquentes

FAQ — Kuala Lumpur & Penang

Quel est le meilleur moyen de se déplacer entre Kuala Lumpur et Penang ?

Le bus express est l'option la plus économique (60 ringgits, 4h30 de trajet) avec des compagnies comme Coaches Express. Le KLIA Express relie aussi efficacement l'aéroport au centre-ville en 28 minutes (57 ringgits). À Kuala Lumpur, le RapidKL offre des trajets à 1,50 ringgit, idéal pour explorer Chinatown.

Où loger à Kuala Lumpur pour un budget limité ?

Le Tune Hotel à Bukit Bintang propose des chambres à 289 ringgits (60 euros) avec climatisation, proche de Pavilion KL et des transports. Les chambres sont exiguës mais fonctionnelles, idéales pour les voyageurs budget.

Que faire à Georgetown au-delà des monuments touristiques classiques ?

Explorez les ruelles derrière le marché aux oiseaux où se cachent des restaurants familiaux sans touristes, visitez Armenian Street et les Clan Houses. Le marché du matin de Campbell Street offre une immersion authentique avec vendeurs multilingues et street food locale (demi-poulet grillé à 12 ringgits).

Vaut-il le coup de visiter les Petronas Towers ?

La passerelle au 41e étage offre une vue vertigineuse mais peut lasser rapidement après quelques photos. Le billet coupe-file coûte 80 ringgits. L'intérêt réside davantage dans l'expérience que dans la durée : considérez une visite courte avant d'explorer Chinatown et la vraie vie urbaine.

Quel budget prévoir pour se nourrir à Kuala Lumpur et Penang ?

La street food est très abordable : laksa (8 ringgits), porc rôti avec riz (10 ringgits), chendul glacé (3,50 ringgits), pastels faits main, grillades. Les restaurants de Pavilion KL sont plus chers. Compter 20-40 ringgits pour un repas touristique, 5-15 ringgits hors des zones touristiques.

Le niveau d'anglais est-il suffisant pour voyager indépendamment ?

L'anglais est limité hors des zones touristiques. Les cartes de restaurants sont souvent unilingues malais. Le point positif : les gestes et montrer du doigt fonctionnent bien (comme avec la grand-mère vendant des pastels). Prévoir un traducteur mobile pour les interactions complexes.

Est-il sûr de louer un scooter à Penang ?

C'est possible mais comporte des risques. Le carburant peut être en quantité insuffisante malgré les assurances du loueur (autonomie d'à peine 15 km rencontrée). Vérifier le réservoir avant de partir et repérer les stations-essence. Permis international et document d'identité obligatoires en garantie.

Quels quartiers explorer à Kuala Lumpur pour l'authenticité ?

Chinatown (Petaling Street) et ses marchés offrent l'atmosphère locale avec vendeurs de contrefaçons, restaurants sans enseigne, et chaos organisé. Plus authentique que les centres commerciaux comme Pavilion KL, avec une gastronomie variée et des prix accessibles (5-12 ringgits le repas).