Comment ça s'est passé.
On a posé nos sacs au Kathmandu Guest House, rue Thamel, le 15 octobre vers 14h après un vol Turkish Airlines depuis Paris. La chambre double avec balcon coûtait 2800 roupies népalaises (env. 18 euros). Premier choc : l'air. Une odeur épaisse de gaz d'échappement, d'encens et de fumée de bois mélangée. Impossible à ignorer quand on sort dans la rue pour la première fois. Les trois premiers jours, on a tourné autour de Durbar Square. Le temple Pashupatinath le matin, vers 6h30, avant que ça devienne infernal. On était les seuls touristes avec les sadhu en pagne orange, les pieds nus sur les marches. L'eau du Bagmati passait en dessous, grise. Puis on s'est perdu (classique) et on a fini au café Ku Nyalma, un petit boui-boui sans enseigne où le patron nous a servi un thé au beurre salé. Amer. Pas bon. Mais on a compris que c'était comme ça. 150 roupies. Le repas du midi, toujours dal bhat. À chaque fois. On s'est arrêtés au restaurant Bhanchha Ghar (Lazimpat) : le dal trop épicé, le riz blanc, les légumes bouillis, un curry de poisson. 400 roupies. On a mangé pareil tous les jours ou presque. Le riz a un goût neutre qui apaise après l'épice. Vers le 7e jour, on rêvait de dal bhat la nuit. La grande tuile : le bus pour Pokhara. On avait acheté les tickets au guichet de la gare routière de Kathmandu Bus Station (Kantipath), départ à 6h du matin en bus local, pas un de ces trucs touristique climatisés. 450 roupies par personne. On s'est assis à côté d'une grand-mère avec des poules dans un sac en plastique. Le trajet a duré neuf heures au lieu de six. Deux crevaisons. On s'est arrêtés trois fois en roadside pour laisser pisser les gens. Vers 11h du matin, un gars a vomi à trois sièges de nous. La température montait à 28 degrés avec les fenêtres fermées. Franchement ça a été déprimant. À Pokhara, on a décidé d'oublier les bus. On a pris un taxi privé avec Ramesh (récupéré via l'hôtel). 6000 roupies pour trois jours. Il fumait des Khukuri Red, des clopes chinoises terribles, chaîne-fumeur. Mais il connaissait les sentiers. On a fait le trek de Poon Hill, départ à 4h du matin du village de Nayapul. Levé à 3h30, deux thermos de thé sucré qui brûlait, pantalon de rando. Trois heures de montée sec. À 6h15, on était au sommet, avec soixante autres trekkers. Vue sur l'Annapurna. Franchement. C'était blanc. Froid. On s'attendait à plus de… texture. Les nuages ont couvert tout ça à 7h45. Ce qui s'est gravé : le Monkey Temple (Swayambhu) le soir. On y est montés à 17h. Les singes partout. Agressifs. L'un m'a pris un écouteur des mains. Une femme locale m'a dit « fais attention, ils volent ». Trop tard. À côté du stupa, une mère priait en frappant une cloche. Ding ding ding. Dix minutes sans arrêt. Son fils s'endormait. L'odeur d'encens était écrasante là-haut. Ça piquait les yeux. Mais on a regardé Katmandou en bas, rougeâtre à cause de la pollution du coucher. Les nuits, on dormait mal. Trop chaud, trop de bruit de klaxons jusqu'à minuit. À Thamel, les restaurants jouaient du Mariah Carey en boucle. Au Garden Café, on a bouffé des momos (8 pièces, 150 roupies). Pâte épaisse, farce au gingembre-oignon. Addictif mais lourd. On s'endormait après. Dernier jour à Katmandou. Marché de Asan. Épices partout, vendeurs qui crient, enfants qui courent. On a acheté du thé. 200 roupies pour 100 grammes. Au supermarché Ktm, une brique de lait coûtait autant. Les prix ne suivaient aucune logique. On a quitté le 28 octobre avec les mêmes habits, deux kilos de thé rouge, et l'impression que deux semaines, c'était peu pour comprendre ce truc.
Les bons plans repérés sur place.
Durbar Square, temple Pashupatinath au levé du soleil (avant 7h) — très peu de monde, sadhu réels
Poon Hill trek via Nayapul — départ 4h du matin, guide local Ramesh (6000 NPR les 3 jours)
Monkey Temple (Swayambhu) à 17h, odeur d'encens et vue sur Katmandou au coucher
Dal bhat au restaurant Bhanchha Ghar, 400 NPR — copieux, répétitif mais on devient dépendant
Marché d'Asan tôt le matin — chaotique, vendeurs de thé rouge, aucun touriste
Photos — Katmandou
Et au final.
On a aimé l'énergie chaotique et les gens. Mais on a trouvé la pollution à Katmandou oppressante après dix jours. Et ces bus locaux cassent les jambes. Faudrait revenir pour faire plus de trekking, moins de temple.








