Katmandou et la vallée de Pokhara : entre temples cachés et galères de bus
CarnetNépal202614 jours

Katmandou et la vallée de Pokhara : entre temples cachés et galères de bus

On arrive à l'aéroport international de Tribhuvan le 3 novembre à 14h30, et dès qu'on pose le pied dehors, c'est l'odeur qui frappe en premier : mélange de gaz d'échappement, d'encens et de curry qui mijote quelque…

MA
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Le récit

Comment ça s'est passé.

On arrive à l'aéroport international de Tribhuvan le 3 novembre à 14h30, et dès qu'on pose le pied dehors, c'est l'odeur qui frappe en premier : mélange de gaz d'échappement, d'encens et de curry qui mijote quelque part. Pas désagréable, juste intense. Le taxi depuis l'aéroport jusqu'à Thamel coûte 800 roupies népalaises (environ 6 euros), et le chauffeur nous explique qu'il vaut mieux éviter certaines rues le soir à cause des travaux routiers. On s'installe à l'Aloha Guest House, rue Thamel, chambre pour 1500 NPR par nuit (11 euros). Pas chic, mais l'accueil est chaleureux et le toit-terrasse donne sur les toits de la vieille ville. Le premier matin, levé à 5h pour rejoindre le temple Pashupatinath au lever du soleil. On traverse la Bagmati River à pied, et là, on croise des singes qui fouillent les poubelles. Pas très « spirituel » comme ambiance, mais c'est la réalité. Le bruit des cloches du temple se répercute sur l'eau, ça résonne bizarrement. Jour 3, on prend le bus local 5 depuis la gare routière de Katmandou direction Pokhara. C'est une galère. Le bus part avec 45 minutes de retard, il n'y a pas de climatisation, et un homme assis à côté de moi vomit dans un sac pendant 90 minutes. Six heures et demie sur une route de montagne sinueuse. Arrive à Pokhara à 17h30, lessivé. Mais bon, c'est 380 NPR le trajet (3 euros). À Pokhara, on loge à la Lakeside Cosy Home, face au lac Phewa. La chambre avec baies vitrées coûte 2000 NPR (15 euros). Le lendemain, on loue des vélos pour explorer la route côtière. Le goût du thé salé au beurre (salt tea) qu'on prend au petit café « Morning Glory » près du lac me plaît pas du tout au début, mais après trois jours, j'en réclame chaque matin. C'est sucré, gras, écœurant. Et pourtant addictif. Le moment vraiment marquant, c'est au temple Barahi Mandir, petit temple au milieu du lac Phewa accessible en bateau. On y va tôt le matin, avant les touristes. Une femme locale nous offre des fleurs pour faire une offrande, sans rien demander. Juste comme ça. On discute pendant 20 minutes, elle nous explique son quotidien, ses trois enfants à l'école. On se sent cons avec nos caméras. Jour 8, on monte au camp de base du Poon Hill avec un guide local qu'on a trouvé au marché de Pokhara. Coût : 3500 NPR pour deux jours (26 euros). On dort à Ghorepani Guest House, une petite maison avec 8 lits. Le soir, il fait 8 degrés, et notre sac de couchage est léger. La nuit est inconfortable. Mais au lever du soleil, depuis Poon Hill à 3210 mètres, on voit l'Himalaya en arrière-plan. Les pics sont violets, puis roses. Pas « magique », non, juste... géométriquement beau. On mange dans une tiny kitchen locale, on paie 800 NPR pour un dal bhat (riz et lentilles) avec un verre de raksi (alcool local). C'est correct. Pas savoureux, mais ça remplit l'estomac. Retour à Katmandou le jour 11. Cette fois, un bus privé avec climatisation, 1200 NPR, 7 heures. On rate une arrête de bus à cause d'un panneau confus, on doit sauter du bus à un feu rouge et appeler la compagnie Yeti Travels pour se faire reprendre 30 km plus loin. C'était une arnaque douce, finalement. Les trois derniers jours, on traîne à Katmandou. On visite la Durbar Square, mais franchement, les tremblements de terre de 2015 ont laissé des traces. Beaucoup de temples en rénovation, des échafaudages en bambou partout. Pas dérangeant, juste moins « intact » qu'on aurait cru. On mange une vraie bonne moussaka népalaise chez Tukche House, rue Freak Street, pour 900 NPR. La sauce tomate a des saveurs fumées, du riche dedans. C'est le meilleur repas du voyage. On y retourne le dernier soir. Les prix globaux : vols low-cost depuis l'Europe autour de 280 euros, chambre moyenne 10-15 euros par nuit, nourriture locale 2-4 euros par repas, guides et entrées temples 5-20 euros par jour. On s'en sort pour 1800 euros à deux, 14 jours complets.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Temple Pashupatinath à Katmandou : arriver à 5h30 du matin, apporter une offrande, regarder les rituels funéraires (gratuit, respectable de distance)

2

Lac Phewa à Pokhara : louer un petit bateau privé (500 NPR/heure) au coucher du soleil, les montagnes se reflètent

3

Poon Hill au lever du soleil : partir à 4h du lodge Ghorepani, murs en brique crue, vue sur Dhaulagiri depuis le sommet

4

Marché de Thamel à Katmandou : fruits du dragon, noix de cajou grillées, négocier les prix (première offre x0,5)

5

Salt tea à Pokhara : essayer au moins une fois, prendre un second verre sans rechigner, c'est un rite

Album · 10 photos

Photos — Katmandou, Pokhara

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Conclusion

Et au final.

Le Népal, c'est pas le pays « zen et spirituel » qu'on vend sur Instagram. C'est bruyant, pollué par endroits, chaotique. Mais les gens sont honnêtes, les paysages existent vraiment sans filtre, et on revient changé. Moins par la « magie » que par la friction avec le réel. Mon seul regret : pas assez de temps pour faire un vrai trek d'une semaine.

En résumé

Avis Katmandou, Pokhara : carnet de voyage de 14 jours par marcomountains

Destination
Katmandou, Pokhara →
Pays
Népal →
Durée
14 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcomountains →
L'essentiel

Katmandou, Pokhara en bref

Pourquoi choisir Katmandou, Pokhara

  • Vue imprenable sur l'Himalaya sans effort majeur depuis Poon Hill à 3210 m
  • Très bon marché : hébergement, nourriture et transports entre 2-15 euros par jour
  • Rencontres authentiques avec locaux hors des circuits touristiques classiques
  • Temples historiques accessibles à pied depuis Katmandou (Pashupatinath, Durbar Square)
  • Combinaison idéale : vie urbaine chaotique + treks montagne + lacs sereins à Pokhara

Pour qui ?

  • Routards cherchant authenticité plutôt que confort luxe
  • Trekkers et randonneurs aspirant à l'Himalaya avec petit budget
  • Couples en voyage long-terme explorant l'Asie du Sud
  • Voyageurs intéressés par la spiritualité et rencontres culturelles réelles
  • Personnes tolérant le chaos urbain et cherchant la profondeur locale

À éviter si…

  • Vous cherchez la sérénité et fuyez le bruit, la pollution, le chaos urbain intense
  • Vous avez besoin de climatisation, hôtels 4-5 étoiles et infrastructures ultra-modernes
  • Vous ne tolérez pas les retards de bus, les trajets inconfortables et les petites arniques douces
  • Vous attendez un Népal Instagram zen et spirituel sans réalité urbaine bruyante
À découvrir aussi
Aéroport international de TribhuvanQuartier ThamelTemple PashupatinathRivière BagmatiDurbar SquareLac PhewaTemple Barahi MandirPoon HillGhorepaniHimalayaFreak StreetVallée de Katmandou
Questions fréquentes

FAQ — Katmandou, Pokhara

Combien coûte un voyage de 2 semaines au Népal pour deux personnes ?

Environ 1800 euros pour 14 jours à deux, incluant vols low-cost depuis l'Europe (280 euros), hébergement 10-15 euros/nuit, repas locaux 2-4 euros, guides et entrées de temples 5-20 euros/jour. Les transports en bus local coûtent 3-6 euros.

Quel est le meilleur moment pour visiter Katmandou et Pokhara ?

Novembre est idéal : météo dégagée, visibilité sur l'Himalaya excellente (observé à Poon Hill avec des pics violets et roses au lever du soleil), et pas de saison des pluies. Les températures en montagne descendent à 8 degrés la nuit.

Comment se déplacer entre Katmandou et Pokhara ?

Bus local 5 depuis la gare routière : 6h30 de trajet sinueux pour 380 NPR (3 euros), souvent avec retards et pas de climatisation. Alternative : bus privé climatisé (Yeti Travels) à 1200 NPR (9 euros), plus confortable mais risque d'arnaques douces sur les trajets.

Quels temples faut-il absolument visiter à Katmandou ?

Pashupatinath au lever du soleil (pour l'ambiance spirituelle et les singes) et Durbar Square, bien que endommagée par les tremblements de terre 2015. Les rénovations sont en cours avec échafaudages bambou. À Pokhara, le temple Barahi Mandir au milieu du lac Phewa est accessible en bateau et moins touristique en début de matinée.

Est-ce que Poon Hill vaut la peine ?

Oui, le trek de 2 jours vers Poon Hill (3210 m) avec guide local (3500 NPR) offre une vue spectaculaire sur l'Himalaya. Prévoir un sac de couchage chaud (températures 8°C), lodges basiques, nourriture simple mais rassasiante (dal bhat 800 NPR).

La nourriture népalaise est-elle bonne pour les touristes ?

Oui, mais avec des surprises. Le dal bhat standard est basique. Le thé salé au beurre (salt tea) paraît écœurant au début mais devient addictif après 3 jours. Le meilleur repas : moussaka népalaise chez Tukche House rue Freak Street (900 NPR) avec sauce tomate fumée et riche.

Katmandou est-il vraiment zen et spirituel ?

Non. C'est bruyant, pollué par endroits, chaotique. Les odeurs mélangent gaz d'échappement, encens et curry. Mais les gens sont honnêtes, les paysages sont authentiques sans filtre, et les rencontres locales (comme une femme offrant des fleurs au temple) transforment le voyage par la friction avec le réel.

Où loger à Katmandou et Pokhara ?

Katmandou : Aloha Guest House rue Thamel, 1500 NPR/nuit avec toit-terrasse sur la vieille ville. Pokhara : Lakeside Cosy Home face au lac Phewa, 2000 NPR avec baies vitrées. Tarifs standards 10-15 euros/nuit pour le confort basique.