Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport Ben Gourion un jeudi matin à 6 h 30. Après deux heures de file d'attente à la douane (contrôle de sécurité poussé), nous avons loué une voiture Hyundai i30 chez Eldan. La odeur de climatisation synthétique s'est mélangée à celle du diesel. Première galère : le GPS s'était figé et nous avons mis 45 minutes au lieu de 30 pour rejoindre notre hôtel à Jérusalem, le Prima Kings Hotel rue King George, situé à 500 mètres de la Vieille Ville. Chambre 312, vue sur les murs de pierre jaune-beige, très joli. Vendredi matin, levés à 5 h pour traverser la Porte de Jaffa avant la cohue. La Vieille Ville sent à la fois l'encens de cèdre, l'huile d'olive et les fumes des brochettes de viande. Nous avons grimpé jusqu'au Dôme du Rocher vers 6 h 30 : les premiers rayons du soleil illuminaient la coupole dorée et projetaient des ombres bleues sur les pavés. Moment intense, presque hypnotisant. Nous avons pris un café à la Jaffa Gate Café (3 NIS, très sucré, délicieux). L'arôme de cardamome était omniprésent. Nous avons consacré deux jours à explorer les quatre quartiers : chrétien, juif, arménien, musulman. La Basilique du Saint-Sépulcre était bondée et bruyante (déception relative). En revanche, le Mur des Lamentations le samedi soir, avec les chants religieux et les balanciers en prière, a créé une atmosphère bizarre et respectueuse à la fois. Nous avons acheté un pain pita au zaatar chez Abu Shukri (rue du Souk, 8 NIS) : croûte chaude, olive huileuse, délicieux. Lundi, nous avons pris le bus numéro 444 de Jérusalem vers Tel-Aviv (1 h 45, 41 NIS par personne). La route descendait vers la côte, la chaleur augmentait à chaque km. Arrivée à 13 h à la gare centrale de Tel-Aviv (Ha-Merkaz). Nous avons changé d'hôtel pour le The Diaghilev Bauhaus, rue Dizengoff, petite merveille des années 1930 avec escalier en spirale. La température était de 32 °C. Tel-Aviv nous a frappés par son énergie brute. Rien à voir avec Jérusalem. Nous avons marché sur la Promenade de la Plage de Tel-Aviv, pieds nus dans le sable, bière Goldstar à la main (38 NIS au bar Anzu). Les jeunes locaux faisaient du beach-volley, musique de maquis depuis les bars. Le mercredi soir, nous avons dîné chez Raphael (rue Nahalat Binyamin), huile d'olive infusée au citron, salade de tomates acidulées (120 NIS pour deux, sans alcool). Le souk d'Israël, rue Nahalat Binyamin, débordait de couleurs et de tumulte : vendeurs de vêtements, friperies, chaussures de toile, tout empilé dans un chaos organisé. Jeudi, excursion à Jaffa (bus 40, 5.90 NIS). Nous nous sommes perdus dans les ruelles ottomanes, avons pris un vrai café en poudre chez un vieux Palestinien (2 NIS), bu sur un banc en regardant le port. Les mouettes criaient à faire mal aux oreilles. Nous avons visité la mosquée de Mahmoudiya (libre d'accès, respectueux du silence demandé). Une galère mineure : une montre volée à MarionVoyage dans un café bondé (Café Shabazi) — nous l'avons retrouvée deux heures après grâce au barista. Les gens sont vigilants ici, les portefeuilles doivent rester en avant. Dernier jour à Tel-Aviv : nous avons pris un verre au Banana Bar (cocktail classique 55 NIS, glaçons de luxe), puis une balade à vélo loué (15 NIS/heure) le long de la piste cyclable Nord. Calme avant le départ. Vol retour samedi 11 h 15 sur El Al, point de contrôle à 8 h à l'aéroport.
Les bons plans repérés sur place.
Porte de Jaffa à l'aube (vers 5 h 30) : vous aurez la Vieille Ville presque pour vous seuls
Café Abu Shukri, rue du Souk à Jérusalem : pain pita zaatar frais 8 NIS, légèrement brûlé, irrésistible
Plage de Tel-Aviv du coucher de soleil au crépuscule : eau à 28 °C, bière à 38 NIS, atmosphere inégalée
Nahalat Binyamin en fin d'après-midi : souk piétonnier avec vendeurs de fringues d'occasion et artisans, très vivant
Quartier arménien à Jérusalem : rue Arménienne, vitraux de la cathédrale, poteries, bien moins touristique que le reste
Photos — Jérusalem / Tel-Aviv
Et au final.
Israël nous a divisés entre l'émotion viscérale de Jérusalem (tensions palpables entre les communautés, à ne pas oublier) et l'insouciance hédoniste de Tel-Aviv. Dix jours, c'était juste. Seul regret : nous n'avons pas eu le temps de voir la Mer Morte ou Masada, et la sécurité omniprésente à l'aéroport nous a laissé une sensation mitigée.
