Istanbul et Cappadoce : deux visages de la Turquie, entre chaos urbain et silence minéral
CarnetTurquie202612 jours

Istanbul et Cappadoce : deux visages de la Turquie, entre chaos urbain et silence minéral

On a débarqué à Istanbul un jeudi soir, vol Turkish Airlines TK64 depuis Paris. Fatigue du décalage, jet-lag immédiat. Le taxi depuis l'aéroport Atatürk coûte 40 livres turques (environ 7 euros), ce qu'on a payé sans…

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Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a débarqué à Istanbul un jeudi soir, vol Turkish Airlines TK64 depuis Paris. Fatigue du décalage, jet-lag immédiat. Le taxi depuis l'aéroport Atatürk coûte 40 livres turques (environ 7 euros), ce qu'on a payé sans trop rechigner, mais le chauffeur a pris un détour clair pour gonfler la course. Les premiers 5 km de la ville sont des banlieues grises, rien de spécial. Notre hôtel, le Cheers Hostel à Sultanahmet, était basique mais bien situé. 35 euros la nuit pour une chambre privée. Dès le matin, levés à 5 h 30 pour la Mosquée Bleue. L'appel à la prière avant l'aube résonne entre les murs bleus des faïences – c'est un son grave, presque hypnotisant, qu'on n'oublie pas. La lumière orange de l'aurore traverse les vitraux. Pas d'autres touristes à cette heure. Ensuite, direction la Basilique Sainte-Sophie, juste à côté. 900 ans d'histoire compressés dans une coupole massive. On a un peu regretté qu'elle soit devenue mosquée en 2020 – des cordes délimitent les zones, moins de liberté de mouvement. Le mercredi, on a pris le métro ligne M1 depuis Sultanahmet jusqu'à Taksim (5 livres le ticket). Nous avons dîné au restaurant Ara Kafe, une adresse locale sur la rue Istiklal. Menu fixe à 120 livres turques (environ 12 euros) : meze variés, kebab d'agneau servi avec un pain blanc moelleux, compote de prune acide et sucrée. C'était vraiment bon. L'odeur du charbon de bois qui grille le viande flottait partout dans la salle. Des murs en brique rouge brut, pas de murs climatisé – ça fait transpirer, mais c'est honnête. Première galère : on a été arnaqués au Grand Bazar. Un vendeur de carpet nous a présenté un tapis comme une « pure laine Anatolia fait à la main ». On a négocié de 1200 à 450 livres turques. En revenant à l'hôtel, on a appris auprès d'une fille qui bossait là qu'au moins 30 % des tapis vendus là-bas sont traités chimiquement, pas d'origine affichée. Déception. Nous avons gardé le tapis quand même, mais sans illusion. Le samedi, trajet Istanbul-Cappadoce en avion Pegasus Airlines (compagnie low-cost locale, 89 euros par personne). Vol court, 1 h 15, mais l'avion était plein et bruyant. Arrivée à Kayseri à 10 h 45, puis navette en minibus jusqu'à Göreme (90 km, 2 h 30, 25 euros). Le paysage change brutalement : des « cheminées de fée » en tuf volcanique, ocre et rose selon la lumière. C'est une géologie surréaliste, façonnée par l'érosion depuis des millénaires. On a logé au Old Cave House Hotel à Göreme. 45 euros la nuit, c'est une vraie cave du XIe siècle convertie en chambre d'hôte. Murs en pierre brute, fraicheur constante (16-18°C même en journée). Le propriétaire, Mehmet, cuisinait le testi kebab – un plat en céramique qu'on casse avec le manche du couteau quand on le pose à table. Odeur d'épices : safran, paprika, cannelle. Mehmet affichait des photos de tourists de 30 ans en arrière sur les murs. Il nous a parlé de la déprise – jeunes qui partent à Istanbul ou à l'étranger, villages qui se vident. Dimanche matin, randonnée Rose Valley à 6 h 30, guide local Hassan. On a croisé des pigeons dans les grottes troglodytiques – des bruits d'ailes secs qui résonnent contre la pierre. Hassan nous a montré les traces de fresques byzantines, beaucoup effacées. Un moment où on s'est vraiment arrêtés : la vallée rose baignée par le soleil levant, zéro touriste à cette heure, juste des roches, du silence et Hassan qui parlait de son grand-père qui vivait dans ces grottes. Quelque chose a clické. Pas une « magie », juste du vrai, une continuité humaine dans le minéral. Le soir, nous avons regardé les montgolfières décollaient. Activité touristique majeure (200 euros par personne), on a skip. Trop cher, et le ciel était couvert. Mauvais timing météo. Dernier jour à Istanbul, retour par vol Pegasus (même tarif). On a mangé une soupe de lentilles rouges (mercimek çorbası) à la gare d'Aksaray avant de partir – 8 livres turques le bol, encore chaud, légèrement salée et huileuse. Petit geste qui ramène à la terre.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mosquée Bleue à 5 h 30 du matin – appel à la prière avant l'aube, vitraux orange sur les faïences bleues

2

Restaurant Ara Kafe rue Istiklal à Istanbul – menu fixe 12 euros, kebab agneau et meze, pain blanc moelleux

3

Randonnée Rose Valley au lever du soleil depuis Göreme – vallée déserte, fresques byzantines fantômes, guide Hassan racontant ses racines

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Old Cave House Hotel à Göreme – chambre dans une vraie grotte du XIe siècle, 45 euros, fraicheur constante

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Grand Bazar – à contourner ou y aller avec méfiance, négociation obligatoire, qualité aléatoire sur les tapis

Album · 7 photos

Photos — Istanbul / Cappadoce

Istanbul et Cappadoce : deux visages de la Turquie, entre chaos urbain et silence minéral
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Conclusion

Et au final.

La Turquie, c'est deux mondes : Istanbul nous a surcharges (trop de tourisme, arnaquerie au rendez-vous, métro bondé), mais Cappadoce nous a remis en place avec ses paysages nus et ses gens qui font la paix avec la solitude. On reviendrait, mais moins longtemps à Istanbul, plus en Anatolie.

En résumé

Avis Istanbul / Cappadoce : carnet de voyage de 12 jours par sebastienmontreal

Destination
Istanbul / Cappadoce →
Pays
Turquie →
Durée
12 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sebastienmontreal →
L'essentiel

Istanbul / Cappadoce en bref

Pourquoi choisir Istanbul / Cappadoce

  • Contraste géographique et culturel exceptionnel en une seule destination
  • Cappadoce offre des paysages géologiques uniques et une solitude méditative
  • Prix très accessibles : 7-12 euros pour repas locaux, 35-45 euros par nuit
  • Patrimoine historique dense : mosquées byzantines, grottes habitées depuis millénaires
  • Expérience authentique possible en cave hotels et restaurants familiaux

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête de contraste entre urbain et nature contemplative
  • Amateurs d'histoire et d'archéologie
  • Couples cherchant calme et paysages surréalistes
  • Backpackers avec budget serré
  • Photographes de paysages et géologie

À éviter si…

  • Vous recherchez du luxe et du confort climatisé constant
  • Vous êtes allergique aux arnaqueries touristiques et foules
  • Vous avez peu de temps et demande une efficacité maximale
  • Vous évitez les regrets post-achat et la négociation marchande
À découvrir aussi
SultanahmetMosquée BleueBasilique Sainte-SophieGrand BazarTaksimRue IstiklalGöremeRose ValleyVallées de CappadoceKayseriAéroport AtatürkGare d'Aksaray
Questions fréquentes

FAQ — Istanbul / Cappadoce

Combien coûte un séjour à Istanbul et Cappadoce ?

L'auteur a estimé environ 35 euros par nuit pour une chambre privée en auberge à Sultanahmet, repas locaux entre 8 et 12 euros. Les vols low-cost (Pegasus) coûtaient 89 euros par personne Istanbul-Cappadoce. Budget moyen quotidien : 60-80 euros en hébergement et nourriture, hors activités.

Quel est le meilleur moment pour visiter Cappadoce ?

L'auteur recommande les débuts de matinée (dès 6h30) pour les randonnées en vallée rose, avant l'arrivée massive des touristes et montgolfières. Les températures en cave oscillent entre 16-18°C toute l'année, créant des conditions stables pour explorer les habitations troglodytiques.

Est-ce qu'on peut faire confiance aux vendeurs du Grand Bazar à Istanbul ?

L'auteur a été arnaqué : un tapis présenté comme pure laine Anatolia a révélé être chimiquement traité. Au moins 30% des tapis vendus là-bas manquent d'authentification. La négociation est courante, mais l'arnaquerie aussi. Vérifiez l'origine auprès de sources externes.

Faut-il prévoir une excursion en montgolfière en Cappadoce ?

L'activité coûte environ 200 euros par personne. L'auteur a skip pour des raisons météorologiques (ciel couvert) et budget. C'est une activité majeure mais non essentielle, surtout si les conditions climatiques sont incertaines.

Comment se déplacer entre Istanbul et Cappadoce ?

Vol direct Pegasus Airlines (compagnie low-cost) : 1h15, 89 euros par personne. Arrivée à l'aéroport de Kayseri. Navette minibus ensuite jusqu'à Göreme (90 km, 2h30, 25 euros). Compagnie aérienne fiable mais avions bruyants et surbookés.

Quels sont les différences entre Istanbul et Cappadoce ?

Istanbul est urbaine, dense, touristique et épuisante (métro bondé, arnaqueries). Cappadoce offre des paysages surréalistes en tuf volcanique, des villages qui se vident, une atmosphère contemplative et silencieuse. L'auteur recommande moins de temps à Istanbul, plus en Anatolie.

Quel type d'hébergement choisir en Cappadoce ?

Les cave houses authentiques (Old Cave Hotel : 45 euros/nuit) offrent une expérience immersive : murs en pierre brute, température constante 16-18°C, propriétaires locaux parlant de l'histoire et de la déprise démographique. C'est une vraie expérience culturelle, pas juste du logement.

Faut-il prendre un guide pour Explorer Cappadoce ?

L'auteur a embauché Hassan pour la randonnée Rose Valley à 6h30. Le guide a enrichi l'expérience : explications sur les fresques byzantines, histoires familiales ancrées dans les grottes, accès aux zones avant l'affluence touristique. Hautement recommandé pour comprendre la continuité humaine du site.