Istanbul et Cappadoce : entre chaos urbain et rues de tuf
CarnetTurquie202614 jours

Istanbul et Cappadoce : entre chaos urbain et rues de tuf

Levé à 5 h du matin à l'hôtel Cheers Hostel dans le quartier de Sultanahmet, j'ai couru attraper le minibus privé que j'avais réservé la veille. Direction le coucher du soleil sur la Corne d'Or. Le soleil s'est levé en…

ML
Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levé à 5 h du matin à l'hôtel Cheers Hostel dans le quartier de Sultanahmet, j'ai couru attraper le minibus privé que j'avais réservé la veille. Direction le coucher du soleil sur la Corne d'Or. Le soleil s'est levé en orange pâle, les minarets se découpaient en noir, et j'ai senti l'odeur du pain fraîchement cuit des petits vendeurs ambulants. Un moment où les touristes dormaient encore, juste moi et quelques pêcheurs. Pas de miracle magique — juste du jour qui arrive. Les trois premiers jours, Istanbul m'a écrasé. J'ai pris le tramway T1 depuis Sultanamet jusqu'à Taksim. Le bruit incessant, les avertisseurs qui résonnent en continu, les vendeurs de meze qui crient leurs prix. J'ai mangé un döner au restaurant Zübeyir Ocakbaşı près de la Mosquée Bleue pour 85 lires turques (environ 2,50 euros). C'était bon, l'agneau tendait bien, mais le serveur a essayé de me fourguer des alcools à prix triple quand j'ai demandé de l'eau. Petite arnaque classique, rien de dramatique. Les marchés et les rues étroitesLe Grand Bazar (Kapalı Çarşı) m'a étouffé. Trop de monde, trop de sollicitations, 61 portes, des labyrinthes de boutiques de tapis et d'épices. L'odeur des épices — cumin, poivre rouge, sumac — était presque agressive, mélangée à la transpiration et au café turc qu'on servait partout. J'ai préféré le marché des épices de Fatih (Mısır Çarşısı), plus petit, où j'ai acheté du vrai safran pour 140 lires le gramme. Un marchand m'a proposé « une meilleure affaire » mais j'avais lu l'astuce sur un forum. Ça m'a énervé d'être traité en pigeon automatiquement. La Mosquée Suleymaniye en fin d'après-midi, c'était plus calme. J'ai ôté mes chaussures, assis sur un tapis bleu pâle, les rayons du soleil traversaient les vitraux. Une vraie respiration. Je comprends que les gens y viennent en dehors des heures touristiques. Cappadoce : les montgolfières et les souterrainsAprès 3 jours à Istanbul, j'ai pris un vol de 1 h 15 avec Pegasus Airlines (35 euros) jusqu'à Kayseri. Puis un minibus jusqu'à Göreme. Les formations de tuf rose, jaune et gris — c'est vrai que c'est impressionnant. Pas pittoresque, simplement étrange, comme si la géologie jouait à l'abstrait. La montgolfière au lever du jour depuis la compagnie Kapadokya Balloons (185 euros), ça valait vraiment le coup. Nous étions 16 dans le panier, on passait à 800 mètres au-dessus des vallées. Un silence total, juste le bruit du brûleur. La température a chuté à 5 degrés à cette altitude. J'ai senti mes poumons geler à chaque inspiration. Atterrissage mou dans un champ, puis champagne pétillant offert par la compagnie à 7 h du matin. Honnêtement étourdi, pas vraiment en état pour l'apprécier. Le village souterrain de Derinkuyu (8 étages sous terre), c'était oppressant. Plafonds bas (1,60 m environ), passages étroits, sombre même avec les lampes de poche de notre guide. Il expliquait que les Chrétiens se cachaient là au Moyen Âge. J'ai eu un peu d'angoisse en pensant à 5 000 personnes entassées là-dedans pour survivre. Ça change la façon de voir les choses. Repas et déceptions culinairesMezze au restaurant Dibek Otel à Ürgüp : houmous, muhammara, brochettes de viande grillée au feu de bois. 120 lires (3,50 euros). Très bon. J'ai vomi le soir. Soit l'eau, soit la chaleur accumulée. 48 heures pas ouf, confiné à l'hôtel. La péninsule de Bosphore depuis le ferry de la compagnie IDO (ticket retour 30 lires soit 0,90 euros), c'était mon jour de récupération. J'ai assis sur le pont, à regarder les maisons ottomanes passer, les chalutiers croisaient les ferries de touristes. Vent froid, odeur de sel et de diesel. Les gens de la région prenaient ce bateau comme nous prenons le métro. Aucun intérêt pour eux. Retour : galère administrativeLe vol de retour était prévu 22 h avec Turkish Airlines. J'ai raté mon bus minibus à 18 h 30 de Göreme (feu rouge, embouteillage, le chauffeur n'était pas pressé). Arrivé à l'aéroport de Kayseri à 21 h 45. Le comptoir fermait à 21 h 30 pour les retards. Pas de surbook, mais des regards de pitié. Re-booking sur le vol 1 h 30 plus tard, moyennant une re-confirmation par email. Nuit blanche à l'aéroport, café à 35 lires (1 euro), biscuit rassis. Malgré tout, la Turquie, c'est du solide. Pas cheap pour le portefeuille même si les prix sont « bas ».

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mosquée Suleymaniye en fin d'après-midi (entrée libre, 5e cour, tapis silencieux)

2

Montgolfière Kapadokya Balloons au lever du soleil (185 euros, alcool chaud inclus)

3

Marché des épices de Fatih à Istanbul (safran 140 lires/g, odeur intense)

4

Village souterrain de Derinkuyer : 8 étages, 1h60 de hauteur plafond, 50 lires (1,50 euro)

5

Tramway T1 + ferry IDO : circuler comme un résident pour quelques lires

Album · 8 photos

Photos — Istanbul / Cappadoce

Istanbul et Cappadoce : entre chaos urbain et rues de tuf
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Conclusion

Et au final.

Quatorze jours entre le bruit urbain incessant d'Istanbul et les merveilles de tuf de Cappadoce. J'ai adoré les mongolfières, les mosquées au calme, les vraies saveurs. Mais Istanbul m'a fatigué plus qu'excité — les arnaques touristiques minimes qui s'accumulent, le surpeuplement qu'on ne peut pas ignorer. Je reviendrais, mais pas en haute saison.

En résumé

Avis Istanbul / Cappadoce : carnet de voyage de 14 jours par marcandre-lyon

Destination
Istanbul / Cappadoce →
Pays
Turquie →
Durée
14 jours
Période
octobre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcandre-lyon →
L'essentiel

Istanbul / Cappadoce en bref

Pourquoi choisir Istanbul / Cappadoce

  • Géologie unique : formations de tuf rose, jaune, gris nulle part ailleurs.
  • Activités inoubliables : montgolfière au lever du soleil en Cappadoce.
  • Prix alimentaires et transports extrêmement bas en euros.
  • Patrimoine culturel dense : mosquées byzantines, villes souterraines, bazars historiques.
  • Contraste saisissant entre métropole chaotique et paysages abstraits.

Pour qui ?

  • Photographes et passionnés de géologie.
  • Voyageurs en quête d'aventure et de sensations fortes.
  • Couples acceptant le bruit urbain pour l'authenticité.
  • Touristes culturels intéressés par l'histoire chrétienne et ottomane.
  • Routards au budget limité.

À éviter si…

  • Vous redoutez le bruit, la pollution urbaine et la foule incessante.
  • Vous cherchez un repos balnéaire ou une destination relaxante.
  • Vous avez l'estomac fragile face à l'eau étrangère.
  • Vous voyagez en haute saison sans flexibilité d'agenda.
À découvrir aussi
SultanahmetCorne d'OrTaksimMosquée BleueGrand BazarMarché des Épices de FatihMosquée SuleymaniyeGöremeÜrgüpDerinkuyuKayseriBosphore
Questions fréquentes

FAQ — Istanbul / Cappadoce

Combien coûte réellement un voyage Istanbul-Cappadoce ?

Selon ce carnet : vol Pegasus 35 euros, montgolfière 185 euros, repas 2,50-3,50 euros, ferry 0,90 euros. Le récit souligne que malgré les prix bas affichés, le budget s'accumule rapidement avec les services touristiques. Compter 800-1200 euros pour 14 jours avec activités principales.

Faut-il vraiment faire une montgolfière en Cappadoce ?

L'auteur confirme : "ça valait vraiment le coup". Vol silencieux à 800m au-dessus des vallées de tuf avec Kapadokya Balloons, mais arrivée à 5°C et fatigue immédiate. Réserver avec une compagnie établie pour éviter les arnages.

Quel est le meilleur moment pour visiter Istanbul ?

L'auteur recommande d'éviter la haute saison : trop de touristes, Grand Bazar étouffant, sollicitations commerciales agressives. Préférer les petits marchés (Mısır Çarşısı) et les mosquées en fin d'après-midi pour l'authenticité. Les premières heures du matin offrent plus de calme (5h du matin sur la Corne d'Or).

Comment éviter les arnaques typiques à Istanbul ?

L'auteur rapporte : serveurs tentant de fourguer des alcools à prix triple, marchands proposant de "meilleures affaires" sur le safran. Lire les forums en amont, connaître les prix réels (safran 140 lires/gramme), rester vigilant mais sans paranoïa excessive.

Qu'est-ce que le village souterrain de Derinkuyu ?

Cité souterraine byzantine de 8 étages avec plafonds de 1,60m, passages étroits et sombres. Anciennement refuge pour 5000 chrétiens au Moyen Âge. Visite oppressante mais historiquement riche, guide indispensable pour comprendre le contexte.

Istanbul vaut-il vraiment le coup malgré le chaos ?

Verdict mitigé du carnet : "Istanbul m'a écrasé les trois premiers jours". Bruit incessant, surpeuplement, vendeurs, mais expériences authentiques possibles (Mosquée Suleymaniye au calme, Corne d'Or à l'aube). À préférer hors haute saison.

Quel transport pour Kayseri-Cappadoce depuis Istanbul ?

Vol Pegasus 1h15 (35 euros) jusqu'à Kayseri, puis minibus jusqu'à Göreme. Moins cher que le bus longue distance. Attention : circulation cahotique en Turquie, risque de retard (l'auteur a manqué son bus).

Peut-on manger sans problème digestif en Turquie ?

Cuisine excellente (houmous, muhammara, viandes grillées), mais l'auteur a vomi le soir après un repas à Ürgüp. Cause probable : eau locale ou accumulation chaleur. Prévoir antiémétiques, respecter l'hydratation, adapter progressivement.