Comment ça s'est passé.
Levée à 4 h 30 du matin pour le vol Turkish Airlines TK1234 à 6 h 45 de Paris-CDG. Arrivée à Istanbul Atatürk à 15 h 40 (décalage de 3 h). On imaginait descendre à Sultanahmet directement, mais le bus Halk Otobüsü ligne 96 était en retard de 22 minutes. Ça m'a mise en rage. Le chauffeur n'a rien dit, le climat tendu habituel du réseau stambouliote. Nous avons pris pension à l'hôtel Cheers Hostel, chambre double à 35 euros la nuit. L'accueil était chaleureux, le staff parlait français. Premier soir, on a mangé un kebab döner chez Tarihi Sultanahmet Koftecisi, juste en face de la Mosquée Bleue : 8 livres turques (0,25 euro), viande bien marinée, pain croustillant. On s'est assis dehors malgré le froid humide de novembre. Istanbul sent l'épice, le gaz d'échappement, et parfois les égouts. Pas romantique, mais c'est ça. Cappadoce : trois jours suspendusOn a pris un vol intérieur Pegasus Airlines PG254 le matin du 3e jour (Istanbul vers Kayseri, 29 euros). La compagnie est basique mais fiable, ponctuelle. Minibus partagé jusqu'à Göreme (90 km, 4 heures). Le chauffeur fumait sans arrêt. L'air ambiant était bleu de fumée, les vitres embuées par contraste thermique (dehors, 12°C; dedans, chauffage à fond). On s'est arrêtés à une station essence pour un thé turc à 2 livres turques. Celui-ci, sans sucre et épais, sentait l'ambre. Göreme Panorama Hotel : chambre vue ballons à 42 euros. La proprio, Ayse, nous a conseillé de nous lever à 5 h pour voir les ballons volants au-dessus de la vallée. Je déteste me lever tôt, mais là, ça valait le coup. Nous étions dans un nuage de 120 ballons multicolores, suspendus entre les cheminées de fées couleur miel. Moment bizarre, intense. Le son des brûleurs à gaz des ballons résonnait comme des respirations. Nous avons fait la visite guidée de la vallée de l'Amour avec un guide indépendant nommé Mehmet (50 euros pour deux). Il nous a montré les églises rupestres. Celle de Karanlık Kilise (église noire) était glaciale, humide, les fresques encore visibles malgré le passage de mille touristes. Les pigeons nidifiaient dans les alvéoles des façades. Déjeuner au restaurant Kaya Kösk : pide aux épinards (5 livres turques, excellent) et un verre de vin local Turasan (4 livres). Retour à Istanbul, déconvenueVol de retour le jour 7. On pensait rester tranquille, mais Pegasus a annoncé 2 heures de retard au dernier moment. L'aéroport de Kayseri n'a pas de vraies chaises, juste des sièges métalliques. Trois heures sur ces trucs, c'était douloureux. Une femme turque à côté de moi m'a offert un morceau de sucre au safran, geste qu'on attend pas. Je lui ai dit merci plusieurs fois. Retour au Cheers Hostel. Nous avons exploré le grand bazar (Kapalı Çarşı). Labyrinthique. Un commerçant a essayé de nous vendre un tapis en prétendant qu'il était fabriqué dans sa famille depuis 200 ans. C'était clairement une arnaque à touristes. Nous avons refusé fermement, il nous a traités de mal élevés. La tension monte vite là-dedans. Dernière nuit, dîner chez Balikci Sabahattin (restaurant poisson depuis 1927). Branzin grillé avec jus de citron, 22 euros le plat. Vue sur la Corne d'Or depuis le balcon. Le coucher de soleil était gris, pas mauvais, mais pas fou non plus. Nous avons bu un Efes Pilsen (bière locale, 5 euros). L'ambiance était calme, on voyait les voiliers rentrer au port. Vol retour le jour 12 à 8 h. Arrivée à Paris 11 h 45. Complètement anéantis.
Les bons plans repérés sur place.
Vol en ballon au lever du soleil au-dessus de Göreme (5 h du matin, 150 euros, réservation obligatoire 24 h avant)
Église rupestre de Karanlık Kilise dans la vallée de l'Amour (entrée 5 livres turques, guide local recommandé)
Kebab döner de Tarihi Sultanahmet Koftecisi face à la Mosquée Bleue (8 livres, portions généreuses)
Grand bazar de Kapalı Çarşı à Istanbul (entrée libre, éviter d'acheter au premier commerçant venu)
Dîner poisson à Balikci Sabahattin avec vue sur la Corne d'Or (réservation en ligne, 22 euros le branzin)
Photos — Cappadoce / Istanbul
Et au final.
Douze jours intenses. La Cappadoce nous a vraiment marqués, les ballons et les églises rupestres, c'était du concret, pas du rêve. Istanbul demande une énergie qu'on n'avait pas tous les jours. Retards, arnaques au bazar, il faut encaisser. Bilan positif, mais à condition de pas s'attendre à du repos total.
