Durrës et la Riviera : entre plages poussiéreuses et surprises culinaires
CarnetAlbanie20269 jours

Durrës et la Riviera : entre plages poussiéreuses et surprises culinaires

Levé à 6 h 30 à l'hôtel Adriatic Palace pour attraper le bus Flik OS qui part de la gare routière centrale de Tirana vers 7 h 15. Trois heures et demie de trajet cahoteuxj'ai compté les virages avant d'arriver à Durrës…

MA
Publié le · mis à jour le
9 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levé à 6 h 30 à l'hôtel Adriatic Palace pour attraper le bus Flik OS qui part de la gare routière centrale de Tirana vers 7 h 15. Trois heures et demie de trajet cahoteuxj'ai compté les virages avant d'arriver à Durrës vers 11 h. Le chauffeur fumait la moitié du voyage, les vitres fermées. Les odeurs de diesel mélangées à la cigarette m'ont donné mal à la tête dès le deuxième tiers de la route. Première impression en débarquant sur la promenade : sable gris, bâtisses de béton blanc des années 1970 côte à côte avec des villas en construction. J'ai loué un studio chez Gina's Rooms (35 euros/nuit), tenu par une femme de 60 ans qui m'a proposé un café turc amer en descendant mes bagages. J'ai dormi directement quatre heures. Réveil brutalisé par une alarme d'ambulance passée dehors. Nourriture et vie localeLe restaurant Mrizi i Detit, à cent mètres de la plage, m'a servi une soupe de poisson (cioppino local) pour 8 euros. Le poisson était frais, la soupe trop salée. Le propriétaire, Fatmir, parlait un français approximatif et m'a expliqué que le marché au poisson change tous les deux jours selon les prises. J'y suis allé un matin vers 6 h : odeur de sel, d'algues et de glace. Les vendeurs criaient les prix en lek (100 lek = 0,85 euro environ). Poulet grillé au restaurant Agimi juste à côté pour 6 euros. Viande sèche, sauce tomate trop sucrée. Le café Kolonja dans la vieille ville était mon repaire. Espresso pur à 1,5 euro, gâteau à la pistache mou et sucré. Les hommes autour parlaient fort, fumaient sans cesse. La chaleur étouffante de 32 degrés conjuguée à la fumée des cigarettes m'a forcé à prendre mes cafés dehors, sous l'auvent. Déplacements et galèreLe bus local 2 coûte 40 lek (0,35 euro) et passe toutes les quinze minutes, en théorie. Trois fois sur cinq, j'ai attendu quarante-cinq minutes. Le chauffeur n'avait pas de monnaie et m'a dit de payer demain. Je l'ai revu quatre jours plus tard, il m'a demandé l'argent en souriant. Paiement informel. J'ai pris un taxi vers la plage de Golem, à une vingtaine de kilomètres au sud. Le compteur n'existait pas. Négociation âpre : le chauffeur demandait 25 euros, j'ai réussi à obtenir 15 euros. Trajet d'une heure et demie sur une route côtière mal entretenue, trous partout. Arrivée à Golem : plage vide, eau tiède, détritus plastique concentrés au bord. Un moment où j'ai regretté ma naïveté. J'aurais dû demander à Gina avant. Elle aurait certainement dit que c'était une fausse bonne idée. Monuments et muséeLe Musée d'Archéologie de Durrës, installé dans un bâtiment des années 1950, fermait à 16 h. J'y suis arrivé à 15 h 45. Entrée 300 lek (2,50 euros). Deux salles avec mosaïques romaines, sarcophages. Un gardien qui dormait sur une chaise à l'entrée. Murs qui s'écaillaient. Vitrines poussiéreuses. Cela dure quarante-cinq minutes maximum. L'amphithéâtre romain au cœur de la ville, visible depuis la route, était en restauration. Périmètre fermé. J'ai pu voir des structures en pierre brute et des panneaux d'explication en albanais uniquement. Déçu. Moments vraisDeux journées à ne rien faire que marcher à l'aube sur la promenade, seul. Poisson qui saute hors de l'eau. Silence cassé par un cargo au loin. Un homme âgé qui vendait des cordes à sauter faites maison, tressées. Nous avons parlé dix minutes, je n'ai rien compris, j'ai acheté une corde pour 3 euros. Elle est chez moi maintenant, je l'ai jamais utilisée. Dîner chez un ami de Gina, à l'étage au-dessus. Viande de mouton rôtie, pains plats chauds, raki maison qui brûlait la gorge. Rires, musique folklorique albanaise sur un téléphone. Sensation d'être intégré, deux heures. Puis retour au studio et fin abrupte de cette parenthèse.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mrizi i Detit : restaurant face à la mer, soupe de poisson locale (8 euros), terrasse basique mais nourriture du jour

2

Marché au poisson de Durrës : ouvert 5 h–7 h, lek nécessaire (pas d'euros), odeur authentique d'Adriatique

3

Café Kolonja dans la vieille ville : espresso à 1,5 euro, pâtisseries turques, lieu de vie locale sans touristes

4

Amphithéâtre romain : visible rue principale, actuellement fermé pour rénovation mais visible de l'extérieur

5

Bus local ligne 2 vers Golem : 40 lek, départ irrégulier mais économique, 20 km de côte à explorer

Album · 7 photos

Photos — Durrës

Durrës et la Riviera : entre plages poussiéreuses et surprises culinaires
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Conclusion

Et au final.

Durrës m'a surpris par son côté moins poli, moins touristique que Tirana. Les gens ne cachent pas leurs réalités. C'est dur, direct, sans artifice. Je n'y retournerai pas, mais cette expérience brute m'a marqué. Le manque d'infrastructure touristique pensée pour les voyageurs était frustrant : pas de signalisation claire, pas d'infos fiables en ligne. À vivre une fois.

En résumé

Avis Durrës : carnet de voyage de 9 jours par marcvoyageur

Destination
Durrës
Pays
Albanie
Durée
9 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcvoyageur
L'essentiel

Durrës en bref

Pourquoi choisir Durrës

  • Authenticité côtière albanaise loin des circuits touristiques conventionnels
  • Gastronomie locale de qualité à bas prix : fruits de mer frais, viande grillée, raki maison
  • Patrimoine archéologique romain (amphithéâtre, mosaïques, sarcophages)
  • Promenades méditerranéennes solitaires à l'aube avec vue sur la côte
  • Interactions humaines directes et immersives avec les habitants

Pour qui ?

  • Voyageurs cherchant l'authenticité brute et hors sentiers battus
  • Passionnés d'archéologie romaine et de patrimoine méditerranéen
  • Budgetaires tolérant l'inconfort pour l'authenticité
  • Visiteurs solitaires en quête d'immersion culturelle
  • Amateurs de gastronomie locale et marchés traditionnels

À éviter si…

  • Vous cherchez des plages propres et aménagées de type méditerranéen haut de gamme
  • Vous avez besoin de signalisation claire, d'informations fiables en ligne et d'infrastructures touristiques pensées
  • Vous ne tolérez pas le manque de confort, la fumée de cigarette omniprésente et les transports peu fiables
  • Vous espérez visiter un amphithéâtre romain en libre accès et bien entretenu
À découvrir aussi
TiranaRiviera albanaiseGolem (plage)Amphithéâtre romain de DurrësMusée d'Archéologie de DurrësCôte AdriatiquePromenade de DurrësMarché au poisson de DurrësLezhe (nord)Vlore (sud, Riviera)Sarandë (sud-est)Mer Adriatique

Photos communautaires : Durrës

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Tirana trein Dürres
Tirana trein Dürres
© Martin Vuiks
Questions fréquentes

FAQ — Durrës

Comment se rendre de Tirana à Durrës ?

Le bus Flik OS part de la gare routière centrale de Tirana vers 7 h 15 pour un trajet de trois heures et demie. Le coût n'est pas précisé dans le récit, mais c'est le moyen le plus économique. Attention : le confort est limité (routes cahoteuses, chauffeurs fumeurs, vitres fermées).

Quel est le meilleur restaurant de fruits de mer à Durrës ?

Le Mrizi i Detit, situé à cent mètres de la plage, propose une soupe de poisson locale (cioppino) pour 8 euros. Le propriétaire Fatmir explique que le marché au poisson change tous les deux jours selon les prises. Le poisson est frais mais la soupe tend à être très salée.

Les plages de Durrës sont-elles recommandées ?

La promenade centrale de Durrës offre du sable gris et une architecture variée (béton années 1970, villas en construction). La plage de Golem, à vingt kilomètres au sud, est moins conseillée : eau tiède, nombreux détritus plastiques en bordure. Les attentes doivent être réalistes.

Combien coûte l'hébergement à Durrës ?

Gina's Rooms loue des studios à 35 euros par nuit. Cet établissement simple offre un accueil personnalisé (café turc en arrivée) et une connaissance locale utile pour éviter les pièges touristiques.

Que faire au Musée d'Archéologie de Durrës ?

Le musée (entrée 300 lek, soit 2,50 euros) expose mosaïques romaines et sarcophages dans un bâtiment des années 1950. Vitrines poussiéreuses, gardien somnolent. Prévoir 45 minutes maximum. Fermeture à 16 h.

Y a-t-il un amphithéâtre romain à Durrës ?

Oui, visible au cœur de la ville depuis la route, mais il était en restauration lors de la visite. Périmètre fermé, panneaux explicatifs en albanais uniquement. Accès limité pour les touristes.

Quel est le coût des transports locaux à Durrës ?

Le bus local 2 coûte 40 lek (0,35 euro) et passe théoriquement toutes les quinze minutes, mais les délais peuvent atteindre 45 minutes. Les chauffeurs n'ont pas toujours de monnaie (paiement différé informel). Les taxis n'ont pas de compteur : négociation nécessaire (exemple : 15 euros pour Golem au lieu des 25 euros demandés).

Pourquoi Durrës diffère-t-il de Tirana ?

Durrës est moins poli, moins touristique et plus brut que Tirana. Les habitants ne cachent pas leurs réalités, les infrastructures touristiques sont limitées, la signalisation peu claire, et les informations en ligne peu fiables. C'est une destination pour voyageurs en quête d'authenticité, pas de confort.