Djerba et Tozeur : entre plages turquoise et désert ocre
CarnetTunisie202610 jours

Djerba et Tozeur : entre plages turquoise et désert ocre

Nous avons atterri à Monastir le 14 mars en fin d'après-midi sur un vol Tunisair. Pas de grosse file d'attente à la douane, mais le contrôleur a quand même voulu vérifier nos trois fois nos passeports. Loué une Renault…

MT
Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à Monastir le 14 mars en fin d'après-midi sur un vol Tunisair. Pas de grosse file d'attente à la douane, mais le contrôleur a quand même voulu vérifier nos trois fois nos passeports. Loué une Renault Clio chez Hertz pour 45 euros par jour, sans assurance supplémentaire — erreur qu'on a regrettée plus tard. Direction Djerba directement, route RN1 puis pont de Gantès, environ deux heures de route sur des axes décents mais bien usés. Arrivée à Djerba vers 19h. Installés à l'Hôtel Vincci Nozha Beach, trois étoiles côté lagon, chambre 312 avec vue sur la mer. Le patron de la réception nous a proposé un verre de thé à la menthe sucré — fort, presque trop sucré, mais on a apprécié le geste. Le premier soir, marché de Houmt Souk fermé, donc diner au restaurant de l'hôtel : brik à l'œuf et fruits de mer, 32 dinars, c'était correct. La brise venait du large, une odeur iodée mélangée aux fumes du barbecue, assez agréable au final. Jours 2-3 : Djerba, plages et galères motoriséesNous nous sommes levés tôt le lendemain pour tenter une baignade. L'eau était froide — mars en Méditerranée, pas le moment idéal. Nous avons nagé une vingtaine de minutes avant de rentrer trembler. Petit-déjeuner à l'hôtel, sucré et copieux : pain traditionnel, miel, fromage, olives. Puis direction la plage d'El Kantara, plus calme. C'est là que la Clio a commencé à faire un bruit inquiétant au freinage. Nous avons appelé Hertz — 45 minutes d'attente au téléphone, transfert chez un garage local à Midoun. Deux heures perdues pour juste une révision des plaquettes, gratuite heureusement, mais l'après-midi était gâché. Jour 3, nous avons visité la mosquée El Ghriba à Erriadh, la plus ancienne de Tunisie selon les habitants. Chaussures enlevées à l'entrée, le sol était froid et lisse. Les calligraphies en bleu et turquoise étaient belles, pas besoin de superlatifs, c'était juste là. Déjeuner chez Chez Zarkouni, petit restaurant de pêcheurs avec trois tables, 18 dinars pour un plat de crevettes avec riz. Le propriétaire nous a parlé de ses fils, l'un en France, l'autre à Tunis, il voulait absolument nous vendre des souvenirs après le repas — nous avons poliment refusé. Jours 4-5 : Tozeur et le grand tournantNous avons pris la route vers Tozeur mercredi matin, direction le sud-ouest. Route PN10 puis déviations sur des pistes, environ cinq heures. Paysage changeait progressivement : oasis de palmiers dattiers, puis vrai désert. Arrêt à Kébili pour l'essence et des galettes salées au marché — deux dinars la galette, mangées dans la voiture avec du jus de grenade tiède acheté au même endroit. Odeur de poussière et de carburant qui collait à la peau. Nous n'étions pas habitués à la sécheresse de l'air. Arrivée à Tozeur vers 17h30. Chambre à la Dar Cherait, ancienne maison traditionnelle rénovée en guesthouse, 65 euros la nuit. Décoration en zellige bleu, cour intérieure, puits souterrain — c'était un vrai changement d'ambiance. Diner au restaurant Dar Sabra dans la médina : tagine de poisson avec pruneaux, 24 dinars. Nous avons mangé en regardant le coucher de soleil depuis la terrasse, la lumière qui rougissait et peignait les briques ocres. Moment où on s'est dit qu'on ne devrait pas se plaindre pour la Clio. Jour 6 : Chott El Djerid et déception relativeLevés à 5h30 pour partir au Chott El Djerid au lever du soleil. Guide local nous attendait à 6h devant l'hôtel, 80 dinars pour quatre heures. Nous avons roulé sur le sel blanc du lac asséché pendant une heure. C'était vaste, blanc, vide — mais aussi brûlant sous les pieds et un peu décevant pour celui qui s'attendait à des teintes roses et mauves du cinéma. Le guide nous a montré les mirages — eau qui n'existe pas — et j'ai senti mon cœur s'accélérer d'un mélange de peur et d'émerveillement. Le désert était bien là, impassible et sec, indifférent à notre enthousiasme. Retour vers 11h, douche pour enlever le sel, puis visite de la Médina de Tozeur. Petites rues étroites, brickwork traditionnel en briques colorées. Nous avons acheté des dattes — deux euros le kilogramme chez Deglet Noor, les meilleures vendues à Tozeur — et du smen, beurre clarifié traditionnel. Dernier repas à Tozeur chez Café du Sud, pâtes « Tozeur style » pour 15 dinars et un café turc épais et amer qui n'était pas mauvais. Jour 7-10 : retour à Djerba et refluxNous avons repris la route vers Djerba vendredi, retour un peu laborieux. Une crevaison à 40 km de Kébili — pneu arrière droit. Changement avec l'aide d'un routier algérien qui avait une pompe manuelle. Une heure perdue. Nous avons regagné Djerba le soir, épuisés. Les trois derniers jours ont été plus farnients : plage, café au lait tiède aux terrasses du port, shopping sans enthousiasme particulier au souk. Nous avons pris notre dernier repas à l'hôtel, puis vol de retour dimanche matin sur Tunisair, 6h25 de départ — réveil à 4h45.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mosquée El Ghriba d'Erriadh (Djerba) : carreaux bleus turquoise, calligraphies intactes, accueil gratuit sans harcèlement

2

Chott El Djerid au lever du soleil : sel blanc à perte de vue, paysage vaste et un peu vide

3

Marché de Houmt Souk (Djerba) : fruits frais, olives en vrac, vendeurs de tapis (à négocier fermement)

4

Dar Cherait (Tozeur) : guesthouse en maison traditionnelle avec cour intérieure et terrasse sud-ouest

5

Plage d'El Kantara (Djerba) : moins touristique, eau calme, pêcheurs le matin

Conclusion

Et au final.

La Tunisie nous a donné ce qu'on cherchait sans trop nous surcharger : des paysages variés, une nourriture savoureuse, une accueil bienveillant même si parfois commercial. Mais honnêtement, dix jours c'était peut-être un jour de trop, et le désert, malgré son importance, ne nous a pas transcendés comme prévu.

En résumé

Avis Djerba et Tozeur : carnet de voyage de 10 jours par marcannick-travel

Destination
Djerba et Tozeur
Pays
Tunisie
Durée
10 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcannick-travel
L'essentiel

Djerba et Tozeur en bref

Pourquoi choisir Djerba et Tozeur

  • Contraste saisissant entre plages turquoise méditerranéennes et désert ocre
  • Gastronomie locale authentique à petit budget, moins de 35 dinars par repas
  • Monuments historiques préservés comme la mosquée El Ghriba d'Erriadh
  • Expérience désertique unique au Chott El Djerid avec mirages naturels
  • Guesthouses traditionnelles offrant immersion culturelle et intimité

Pour qui ?

  • Couples recherchant diversité paysagère et escapade culturelle
  • Voyageurs indépendants avec voiture et budget modéré
  • Photographes attirés par contrastes lumière et couleurs ocres
  • Touristes curieux de gastronomie maghrébine authentique
  • Personnes supportant chaleur extrême et pistes secondaires

À éviter si…

  • Vous n'êtes pas à l'aise avec routes défaillantes et imprévus mécaniques
  • Vous recherchez plages chaudes et baignades agréables en mars
  • Vous attendez un désert cinématographique roses et mauves
  • Vous préférez séjours longs sans changements d'hébergement
À découvrir aussi
MonastirPont de GantèsHoumt SoukErriadhPlage d'El KantaraMidounKébiliChott El DjeridMédina de TozeurÎle de DjerbaOasis des palmiers dattiersRégion de Tozeur-Nefta
Questions fréquentes

FAQ — Djerba et Tozeur

Quel est le meilleur moment pour visiter Djerba et Tozeur ?

Selon le récit, mars offre des conditions acceptables mais l'eau méditerranéenne reste froide. Les automnes et printemps sont généralement préférés, hors des pics touristiques estivaux. L'auteur conseille cependant d'éviter de juger le climat sur une baignade de mars.

Combien coûte la location de voiture en Tunisie ?

L'auteur a loué une Renault Clio chez Hertz à 45 euros par jour sans assurance supplémentaire. Cette décision s'est avérée problématique suite aux imprévus mécaniques. Une assurance tous risques est fortement recommandée.

Quelle est la durée idéale pour ce circuit ?

L'auteur estime que 10 jours était peut-être un jour de trop. Une semaine à 9 jours semble suffisante pour découvrir Djerba (3-4 jours), Tozeur (2-3 jours) et les paysages de transition sans fatigue excessive.

Faut-il un guide pour visiter Chott El Djerid ?

Un guide local est recommandé pour sécurité et explications. L'auteur a payé 80 dinars pour quatre heures. Le guide aide à identifier les mirages et à comprendre ce paysage désertique vaste et potentiellement désorientant.

Quels sont les plats à essayer absolument ?

Le brik à l'œuf et fruits de mer (32 dinars à Djerba), le tagine de poisson aux pruneaux (24 dinars à Tozeur) et les galettes salées des marchés locaux. Les dattes Deglet Noor de Tozeur sont réputées excellentes.

Quel type d'hébergement choisir ?

L'auteur recommande les guesthouses traditionnelles rénovées comme la Dar Cherait à Tozeur (65 euros) pour l'authenticité et l'ambiance. Les hôtels trois étoiles côté lagon à Djerba offrent plus de confort mais moins de charme local.

Comment se déplacer entre Djerba et Tozeur ?

Environ 5 heures de route via la PN10 et pistes secondaires. La route demande de la vigilance (usure visible), et une révision mécanique avant le trajet est conseillée. Essence et ravitaillement disponibles à Kébili en chemin.

Y a-t-il des risques de sécurité routière ?

L'auteur a rencontré une crevaison à 40 km de Kébili et des problèmes mécaniques nécessitant un garage local. Les axes principaux sont décents mais usés. Une assistance routière et assurance tous risques sont vivement recommandées.