Comment ça s'est passé.
Arrivée le 14 mars à 14 h 30 à l'aéroport de Tunis-Carthage avec Tunisair, deux heures de retard sur l'horaire prévu. Le taxi vers notre riad à Djerba (Hotel El Mouradi, chambre 204) coûte 85 dinars au lieu des 50 annoncés au comptoir — première arnaque mineure mais qui met de mauvais poil. La route côtière en longeant le golfe de Gabès sent l'eau salée mixée aux pots d'échappement, mélange pas vraiment agréable. Les trois premiers jours, on reste basé à Djerba. Le matin du 15, levé à 5 h 30 pour voir le lever de soleil sur la plage de Sidi Yati. Seul, silence complet, sable encore frais sous les pieds. C'est ce moment-là, avant que les parasols n'envahissent la plage, qui rend les 85 dinars du taxi presque oubliables. Le souk de Houmt Souk nous accueille le lendemain : je m'y perds volontairement, zigzag entre les étalages de dattes (250 g pour 4-5 dinars chez Ahmed, le vendeur près de l'entrée Est) et les T-shirts touristiques criards. On croise un vendeur de melloui — crêpes au miel et œuf — qui nous en tend une à goûter, croustillante et brûlante, autour de 1,5 dinar. Son français est meilleur que notre arabe. La route vers le Sud : Douz et TozeurLe 17 mars, on loue une voiture auprès de Budget (comptoir rue de Tunisie, 42 dinars/jour pour une Peugeot 207). Le trajet Djerba-Douz dure 4 h 30, route droite et monotone. À Douz, on se pose à l'Hotel Sahara Palace où le réceptionniste, Samir, nous propose un guide pour une sortie en quad le lendemain à 6 h du matin. 55 dinars par personne. On accepte, un peu naïfs. Le matin, notre prétendu guide, Jamal, a oublié de recharger les batteries des quads : on patiente 1 h 45 à siroter un café à la menthe sucré, amer et brûlant, dans sa petite cabane près de l'hôtel. Moment franchement agaçant. Quand on démarre enfin, c'est magique — non, c'est simplement immense et calme, les dunes orange striées de noir par les anciennes pluies, vent sec sur le visage, thermomètre qui grimpe. On s'arrête à 9 h 15 pour un thé dans un camp bédouin factice mais sincère : la grand-mère prépare vraiment le thé vert et remplit trois petits verres en verre fin. Tozeur, le 19 mars. Cette petite ville oasis au bord du Chott el Djerid ressemble à ce qu'on attendait : rues étroites de la médina, briques de terre rougeâtre, température qui explose à midi (38°C le 19). On mange au restaurant Dar Châabaane (rue Abou Kacem Echebbi), couscous à la viande 9,5 dinars, incroyablement bon mais on devra laisser la moitié car c'était énorme. L'hôtel Tamerza était complet, on finit à l'Hotel Tozeur Inn : pas de charme mais les lits sont corrects et on a l'eau chaude. Retour et bilan honnêteLe 22 mars, on reprend la route vers Tunis : 6 h de voiture, arrêt à une station-essence Total où on mange des merguez sandwichs (5 dinars) assis à même le sol du mini-café. Retour à l'aéroport, vol Tunisair à 22 h 15, à l'heure celle-ci. Les dunes resteront gravées, la sensation du silence saharien aussi. Mais les arnaques touristiques, c'est réel ici, et les sites « authentiques » sont parfois un peu trop calibrés pour les tour-opérateurs.
Les bons plans repérés sur place.
Souk de Houmt Souk (Djerba) : arriver tôt le matin, avant 8 h, pour les vendeurs de melloui encore frais
Lever de soleil à Sidi Yati, plage vide vers 5 h 30, parking gratuit
Restaurant Dar Châabaane (Tozeur) : couscous 9,5 dinars, vraiment copieux
Quad à Douz : vérifier d'abord que les machines sont chargées, sinon négocier une réduction
Route Djerba-Douz : arrêt à la gare routière de Médenine pour les pâtes à base de harissa (3 dinars)
Photos — Djerba et Tozeur
Et au final.
Djerba et Tozeur m'ont surpris : moins par des moments de grâce spectaculaire que par des détails concrets — une crêpe chaude, l'aube seul sur une plage. Les trois jours à attendre les quads, ça gâche un peu. Je reviendrais pour explorer l'intérieur terrestre, mais avec un meilleur guide cette fois.
