Dix jours entre geysers et lave noire : ce que l'Islande m'a vraiment donné
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Dix jours entre geysers et lave noire : ce que l'Islande m'a vraiment donné

On a atterri à Keflavik le 15 août à 14 h 30, Icelandair vol FI 442, et déjà le ciel était gris acier. L'odeur du soufre nous a frappés avant même la sortie de l'aéroport—pas désagréable, juste étrange, chimique, qui te…

MT
Publié le · mis à jour le
10 jours3 albums4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à Keflavik le 15 août à 14 h 30, Icelandair vol FI 442, et déjà le ciel était gris acier. L'odeur du soufre nous a frappés avant même la sortie de l'aéroport—pas désagréable, juste étrange, chimique, qui te rappelle que tu es sur une île volcanique. On a loué une Toyota Yaris chez Hertz (250 euros/jour, cher mais inévitable) et foncé vers Reykjavik, 45 km, en longeant les champs de lave noire du Reykjanes. La roche basaltique stretche à perte de vue, quasi lunaire. Pas de villages, pas d'arbres. Juste du minéral gris clair sur du charbon. À Reykjavik, on s'est posés au Hótel Borg, place Austurvöllur, bâtiment art déco des années 1930 qui domine le centre. 280 euros la nuit, petit-déj inclus. La chambre était propre mais petite. On a mangé au restaurant de l'hôtel le premier soir : soupe d'agneau (lamb soup) 18 euros, très riche, trop salée même. Le serveur n'a pas reposé nos assiettes pendant 20 minutes, ce qui nous a agacés. Les Islandais ne sont pas super tactiles dans le service, c'est froid. La Route 1 et le Parc National de ThingvellirLe matin du 16 août, levé à 5 h 45 pour attraper les couleurs de l'aube sur la route côtière. Le soleil n'était jamais couché, juste rasant l'horizon. On a pris la Route 1 vers le nord—une deux-voies bitumée bien entretenue, mais attention au vent latéral en rafales qui secoue la bagnole. À Þingvellir, on a marché 2 km entre la faille tectonique où les plaques nord-américaine et eurasienne se séparent. L'eau du lac Þingvallavatn était d'un bleu sombre, presque violet. Température : 8 °C, tu sens l'humidité qui rentre dans tes os même en polaire. On a bouffé un sandwich au Valhöll café, dans le petit bourg d'Ölfus en retournant : renne fumé, fromage local, pain dense et marron, 14 euros. Correct. Geysir et Grande-BretagneLe 17, on a filé vers Geysir (à 120 km, 1 h 45 de route). Le geyser Strokkur crache de l'eau bouillante tous les 5-8 minutes—on a attendu sur place, 3 euros d'entrée au parc. L'odeur de soufre là-bas est intense, ça pique le nez, et quand le geyser explose, tu sens la vapeur chaude sur la peau même à 10 mètres. Un couple allemand s'est fait tremper les chaussures, ils n'étaient pas contents. On a payé 22 euros pour manger à la ferme-auberge voisine, Geysir Hestar : soupe géothermale (cuite à la chaleur souterraine) et pain rye fumé dans les terres chaudes. C'était bon, mais la soupe salée à tomber. Le vin blanc était 8 euros le verre, les prix islandais, c'est une vraie saignée. Le 18 août, direction les chutes de Gullfoss et Skógafoss. Gullfoss cascade sur deux étages, tu es trempé d'embruns juste en t'approchant. À Skógafoss, on a rencontré une fille française, Claire, qui vagabondait seule depuis trois semaines. Elle nous a parlé du bus Flybus (numéro 1) depuis Reykjavik : 1600 ISK aller-retour (environ 11 euros). On ne le savait pas, on aurait pu économiser sur la location de voiture pour ce circuit « Golden Circle ». Les galères et le tempérament du paysLe 19 août, grand bof : on a voulu visiter le glacier Sólheimajökull, au sud. Route en bon état, mais une tempête s'est levée en fin d'après-midi. Vent à 70 km/h, visibilité 200 mètres, la Toyota s'agitait vraiment. On s'est arrêtés au refuge de Sólheimasandur, 4 euros le café, et on a attendu deux heures. Pas drôle. Pas fun du tout. L'Islande, c'est pas que des couchers de soleil, c'est aussi des journées chiantes où tu es cloué quelque part. La lagune glaciaire et retourLe 20 août, on a roulé jusqu'à Jökulsárlón, lagune glaciaire. Entrée gratuite, parking 500 ISK (3,50 euros). Des icebergs flottent là, détachés du glacier Breiðamerkurjökull. C'était étouffant de beauté brute. On a pas fait la visite en bateau (60 euros/personne, on avait le budget serré). Repas au restaurant Jökulsárlón : fish & chips 32 euros, pas terrible, poisson surgelé probablement. Le 21 août, dernier jour sur la Route 1 vers Reykjavik. On s'est arrêtés à la lagune bleue Blue Lagoon—37 euros d'entrée, l'eau est tiède (38 °C), ça pue le soufre à mort. T'es allongé dans un bain géothermal avec 500 touristes. Pas mon truc. On a préféré traîner en centre-ville, mangé des fish tacos chez Bæjarins Beztu (9 euros la barquette, le meilleur fish & chips de Reykjavik, sec et croustillant) et bu une bière au bar Kex, Skólavörðustígur : 8 euros la pinte de lager locale.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Þingvellir, la faille tectonique entre les plaques : marcher entre deux mondes, littéralement, eau du lac bleu sombre

2

Strokkur à Geysir : attendre 5-8 min, puis l'explosion, la vapeur qui t'enveloppe, l'odeur de soufre

3

Route 1 au coucher de soleil (22 h 30 en août) : paysage noir et vide sans fin, pas de lumière artificielle

4

Jökulsárlón lagune glaciaire : icebergs flottants, glacier Breiðamerkurjökull en arrière-plan, gratuit

5

Bæjarins Beztu à Reykjavik : fish & chips croustillants, petite baraque rouge historique (depuis 1939), queue dehors mais ça vaut

Album · 7 photos

Photos — Reykjavik et la Route 1

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Reykjavik et la Route 1 — 8
Conclusion

Et au final.

L'Islande, c'est brut, c'est minéral, c'est beau mais pas « mignon ». Tu la sens physiquement : le froid, le vent, l'odeur de lave. Ce qu'on a moins aimé : les prix (trois fois France), les files de touristes aux spots touristiques, et le fait que trois jours de mauvais temps t'bloquent facilement. À refaire ? Oui, mais en juin pour plus de lumière et on louerait une maison au lieu d'un hôtel.

En résumé

Avis Reykjavik et la Route 1 : carnet de voyage de 10 jours par marcandre-travel

Destination
Reykjavik et la Route 1 →
Pays
Islande →
Durée
10 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcandre-travel →
L'essentiel

Reykjavik et la Route 1 en bref

Pourquoi choisir Reykjavik et la Route 1

  • Paysages volcaniques et minéraux uniques au monde avec champs de lave noire.
  • Geysers actifs et chutes d'eau spectaculaires sur une route bien entretenue.
  • Aurores boréales et lumière arctique permanente selon la saison.
  • Glacier Breiðamerkurjökull et lagune glaciaire avec icebergs flottants.
  • Expérience physique brute éloignée du tourisme de masse.

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête de paysages bruts et minéraux
  • Couples cherchant une aventure exigeante physiquement
  • Photographes de nature intéressés par volcans et glaciers
  • Amateurs de géologie et de phénomènes géothermiques
  • Voyageurs en road-trip autonome cherchant l'isolement

À éviter si…

  • Vous cherchez un budget serré : tout coûte trois fois plus qu'en France.
  • Vous redoutez le froid, le vent ou les conditions météorologiques extrêmes.
  • Vous préférez les destinations avec villages pittoresques et paysages verdoyants.
  • Vous recherchez du shopping ou une vie nocturne animée.
À découvrir aussi
Keflavik (aéroport international)Reykjanes (péninsule volcanique)Parc national de ÞingvellirLac ÞingvallavatnGeysirStrokkur (geyser actif)Gullfoss (cascade)Skógafoss (cascade)Glacier SólheimajökullSólheimasandur (refuge)Jökulsárlón (lagune glaciaire)Glacier Breiðamerkurjökull

Photos communautaires : Reykjavik et la Route 1

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Geysir Geothermal Area
Geysir Geothermal Area
© Bruno Jargot
Gullfoss
Gullfoss
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Geysir Geothermal Area
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© Bruno Jargot
Geysir Geothermal Area
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© Bruno Jargot
Questions fréquentes

FAQ — Reykjavik et la Route 1

Quel est le meilleur moment pour visiter la Route 1 en Islande ?

Selon l'auteur, juin serait préférable à août pour avoir plus de lumière, le soleil restant rasant l'horizon même en été. Les conditions météorologiques peuvent être extrêmes : en août, une tempête à 70 km/h peut bloquer les trajets pendant des heures, comme observé au glacier Sólheimajökull.

Combien coûte une location de voiture en Islande ?

Selon le récit, une Toyota Yaris coûte environ 250 euros par jour chez Hertz. Cependant, des bus touristiques comme le Flybus proposent des forfaits aller-retour à 11 euros pour le circuit Golden Circle, offrant une alternative économique.

Quels sont les principaux sites à visiter sur la Route 1 ?

Les incontournables incluent le parc national de Þingvellir avec sa faille tectonique, les geysers de Strokkur à Geysir, les chutes Gullfoss et Skógafoss, le glacier Sólheimajökull, et la lagune glaciaire de Jökulsárlón avec ses icebergs flottants.

Pourquoi l'Islande est-elle chère pour les touristes ?

Les prix sont environ trois fois plus élevés qu'en France selon l'auteur. Une soupe coûte 18 euros, un verre de vin blanc 8 euros, et l'hébergement environ 280 euros la nuit. La location de voiture est inévitable et chère à 250 euros/jour.

La Blue Lagoon vaut-elle le coup ?

L'auteur n'a pas trouvé l'expérience mémorable : 37 euros d'entrée, l'eau tiède à 38°C sent le soufre intense, et l'affluence est massive avec 500 touristes. Il préfère les spots moins touristiques et plus authentiques.

Quel type d'hébergement recommander en Islande ?

L'auteur recommande de louer une maison plutôt qu'un hôtel pour un confort optimal. L'Hótel Borg à Reykjavik (280 euros/nuit) offrait une chambre propre mais petite, et le service était impersonnel selon les standards islandais.

Comment se préparer aux conditions météorologiques ?

Prévoir des vêtements chauds et imperméables : même en août, la température descend à 8°C, le vent latéral secoue la voiture, et les tempêtes peuvent survenir rapidement, réduisant la visibilité à 200 mètres et immobilisant les voyageurs.

Où manger les meilleures spécialités locales ?

La soupe d'agneau et la soupe géothermale cuite à la chaleur souterraine sont typiques, mais souvent très salées. Bæjarins Beztu à Reykjavik propose les meilleurs fish & chips (9 euros) avec un poisson sec et croustillant, préférable aux établissements touristiques.