Dix jours en Islande : la Route 1 entre geysers et déceptions
CarnetIslande202610 jours

Dix jours en Islande : la Route 1 entre geysers et déceptions

Nous avons atterri à Keflavík le 15 septembre à 14 h 30 avec un vol Icelandair. La première claque : le bus FlyBus jusqu'à Reykjavik a coûté 3 800 ISK (27 euros) pour deux. Le chauffeur nous a expliqué que septembre,…

MA
Publié le · mis à jour le
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Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à Keflavík le 15 septembre à 14 h 30 avec un vol Icelandair. La première claque : le bus FlyBus jusqu'à Reykjavik a coûté 3 800 ISK (27 euros) pour deux. Le chauffeur nous a expliqué que septembre, c'était déjà la saison creuse, mais qu'il ne fallait pas espérer grand-chose côté aurores boréales avant octobre. Mauvaise nouvelle digérée dans le bus qui puait l'eau minérale sulfureuse. À Reykjavik, nous avons logé au Sunna Guesthouse dans le quartier de Laugavegur, chambre double à 165 euros pour deux nuits. La proprio était sympathique mais peu loquace. Le premier soir, nous avons mangé au restaurant Búrið : gravlax d'Islande (2 600 ISK, soit 18 euros), un reste de viande hachée d'agneau local nappée de sauce brune. La saveur était salée, poivrée, un peu trop. Nous aurions voulu goûter l'authentique plokkfiskur, mais la serveuse nous a dit que c'était un plat d'hiver. La Route 1 et ses déceptionsLe 17 septembre, nous avons loué une voiture Dacia chez Europcar (compagnie recommandée par la majorité des forums). Mauvaise décision : 980 euros pour dix jours, assurance comprise. Nous aurions dû prendre Budget. Direction le Golden Circle. Le geyser Strokkur n'a craché de l'eau qu'à 65 centimètres, pas les deux mètres promis par les guides touristiques. Déçus, nous nous sommes concentrés sur le Þingvellir National Park, impressionnant malgré tout : les fissures géologiques entre les plaques tectoniques dégageaient une odeur minérale froide, comme du ciment mouillé. Température à 6 h du matin : -2 °C. Nous n'avions pas assez de couches. Le 18 septembre, grosse galère. Nous avons emprunté une petite route secondaire (numéro 557) vers la cascade de Svartifoss et nous nous sommes retrouvés avec un pneu crevé à 14 h 15. Pas de réseau 4G. Nous avons dû attendre trois quarts d'heure avant qu'un fermier islandais passe et nous aide à réparer. Il m'a expliqué que les routes de montagne en septembre, c'était « jouable mais pas recommandé ». Nous avons réparé le pneu et roulé jusqu'à Skaftafell (parc national de Vatnajökull) : 2 200 ISK d'entrée pour deux (16 euros). Là, la rando vers la cascade glaciaire était bouillante d'effort malgré le froid. Nous avons marché deux heures dans un vent qui hurlait littéralement. Moment marquant : arriver au pied de cette cascade tombant d'une falaise de glace, avec le bruit de l'eau qui écrasait le silence du paysage vide. La Black Sand Beach et les petits restaurantsLe 19 septembre, nous avons rejoint la plage de Reynisfjara (Black Sand Beach). Le sable noir était effectivement noir, volcanique, poisseux sous les pieds. Une vague nous a mouillés jusqu'aux genoux. Pas sympathique. Nous avons vu deux autres touristes et un couple de locaux qui avaient l'air de s'ennuyer ferme. Nous avons mangé au petit resto de la route, Halldórssentar : un hot-dog islandais (lamb sausage avec oignon rôti et sauce) pour 2 100 ISK (15 euros). Correct mais surpayé. À Vík, nous avons dormi à l'hôtel Hótel Vík (180 euros pour deux nuits). Petit déjeuner buffet générique : pain blanc, fromage, jambon, pas terrible. Le barman du soir nous a parlé du climat : il pleuvait six jours par semaine en septembre, avec des coups de vent à 80 km/h. Nous avons eu de la chance avec le beau temps. Le 21 septembre, dernier jour. Nous avons rejoint Reykjavik pour notre vol retour. Nous avons pris le bus FlyBus à 11 h 30 (3 800 ISK à nouveau). Avant de partir, sandwich au Café Loki (face à l'Église Hallgrímskirkja) : rúgbrauð (pain noir sucré) avec saumon fumé, 2 400 ISK (17 euros). C'était vraiment bon, intense.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Þingvellir National Park : la fissure entre les plaques tectoniques, accessible à pied depuis le parking (environ 1 km).

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Cascade glaciaire de Skaftafell : rando de 2 h aller-retour, paysage de montagne non désert mais robuste et tranquille.

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Café Loki à Reykjavik : pain noir rúgbrauð avec saumon fumé (2 400 ISK), meilleur repas du voyage.

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Route 1 entre Vík et Höfn : à faire lentement, sans GPS qui fonctionne partout, avec un pneu de secours.

5

Geyser Strokkur : attendez-vous à 30-60 cm d'eau maximum, allez-y tôt (avant 9 h) pour éviter la foule de bus touristiques.

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Photos — Reykjavik et la Région Sud

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Conclusion

Et au final.

L'Islande m'a donné ce que j'en attendais : des paysages bruts, volcaniques, peu fréquentés en septembre. Mais le pays est cher, les routes ne sont pas toutes praticables hors haute saison, et il faut accepter de changer ses plans. Je reviendrais, mais en juillet ou août, et avec plus de patience pour les imprévus.

En résumé

Avis Reykjavik et la Région Sud : carnet de voyage de 10 jours par marionvoyages

Destination
Reykjavik et la Région Sud →
Pays
Islande →
Durée
10 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marionvoyages →
L'essentiel

Reykjavik et la Région Sud en bref

Pourquoi choisir Reykjavik et la Région Sud

  • Paysages volcaniques bruts peu fréquentés en basse saison septembre
  • Accès facile au Golden Circle, cascades glaciaires et plages de sable noir depuis Reykjavik
  • Parc national de Vatnajökull avec sentiers de trekking spectaculaires et peu touristiques
  • Théâtre géologique unique : fissures tectoniques, glaciers, côtes de lave noire
  • Route 1 côtière offrant une traversée complète des paysages sud islandais variés

Pour qui ?

  • Voyageurs en couple cherchant l'authenticité loin des foules
  • Randonneurs confirmés acceptant conditions difficiles et imprévisibles
  • Photographes de paysages volcanique et géologique bruts
  • Voyageurs flexibles prêts à modifier itinéraires selon météo
  • Explorateurs en haute saison (juillet-août) pour conditions optimales

À éviter si…

  • Vous cherchez le confort et la stabilité météorologique : septembre apporte pluies et vents violents
  • Vous avez un budget strict : restauration et logement coûtent 100-150 euros/jour minimum
  • Vous espérez voir les aurores boréales : impossible avant octobre
  • Vous n'aimez pas conduire sur routes de montagne cahoteuses : les secondaires routes sont très exigeantes
À découvrir aussi
ReykjavikKeflavíkLaugavegurGolden CircleStrokkurÞingvellir National ParkSkaftafellVatnajökullSvartifossReynisfjaraBlack Sand BeachHallgrímskirkja
Questions fréquentes

FAQ — Reykjavik et la Région Sud

Quel est le meilleur moment pour visiter la région sud de l'Islande ?

Juillet et août offrent les meilleures conditions de route et un climat plus stable. Septembre est en saison creuse avec des risques météorologiques : le carnet rapporte 6 jours de pluie par semaine, des vents à 80 km/h et déconseille les routes secondaires de montagne. Les aurores boréales ne sont fiables qu'à partir d'octobre.

Combien coûte une voiture de location en Islande ?

Comptez environ 980 euros pour dix jours avec assurance complète (exemple Dacia chez Europcar). Le carnet suggère que Budget pourrait être moins cher. L'essence, les routes de montagne non goudronnées et les crevaisons représentent des frais supplémentaires à anticiper.

Les aurores boréales sont-elles visibles en septembre ?

Non, pas avant octobre selon le chauffeur FlyBus interrogé au carnet. Septembre ne dispose pas d'assez d'obscurité hivernale. Prévoir votre visite entre octobre et mars pour une opportunité réelle d'observation.

Faut-il réserver l'hébergement à l'avance en septembre ?

Septembre est saison creuse, donc réservation moins critique que juillet-août. Le carnet a trouvé un guesthouse à 165 euros pour deux nuits à Reykjavik et un hôtel à 180 euros pour deux nuits à Vík. Les prix sont élevés mais les disponibilités meilleures.

Est-ce que la Route 1 est entièrement praticable en septembre ?

Non. La Route 1 elle-même est généralement accessible, mais les routes secondaires de montagne (comme la 557 vers Svartifoss) sont risquées : le carnet rapporte un pneu crevé et des avertissements locaux. Un fermier islandais a confirmé que septembre était « jouable mais pas recommandé » pour la montagne.

Pourquoi les tarifs des restaurants sont-ils si élevés en Islande ?

L'Islande a l'économie la plus chère de la région nord-atlantique. Un gravlax coûte 18 euros, un hot-dog 15 euros, un sandwich 17 euros. Les prix reflètent l'isolation de l'île et les importations onéreuses. Prévoir 100-150 euros par jour pour la restauration.

Quelle est la meilleure cascade à voir en Islande du sud ?

Selon le carnet, la cascade glaciaire de Svartifoss (accessible depuis Skaftafell, parc de Vatnajökull) est remarquable malgré un accès montagneux. La randonnée est intense (2 heures dans le vent), mais l'arrivée au pied de la falaise de glace est inoubliable. L'entrée coûte 16 euros pour deux.

Les geysers islandais jaillissent-ils vraiment aussi haut que promis ?

Pas nécessairement. Le geyser Strokkur du Golden Circle n'a jaillit qu'à 65 centimètres au moment du carnet, loin des deux mètres des guides touristiques. Les conditions météorologiques et saisonnières influencent les performances. À ne pas sur-estimer lors de la visite.