Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à Keflavík le 15 septembre à 14 h 30 avec un vol Icelandair. La première claque : le bus FlyBus jusqu'à Reykjavik a coûté 3 800 ISK (27 euros) pour deux. Le chauffeur nous a expliqué que septembre, c'était déjà la saison creuse, mais qu'il ne fallait pas espérer grand-chose côté aurores boréales avant octobre. Mauvaise nouvelle digérée dans le bus qui puait l'eau minérale sulfureuse. À Reykjavik, nous avons logé au Sunna Guesthouse dans le quartier de Laugavegur, chambre double à 165 euros pour deux nuits. La proprio était sympathique mais peu loquace. Le premier soir, nous avons mangé au restaurant Búrið : gravlax d'Islande (2 600 ISK, soit 18 euros), un reste de viande hachée d'agneau local nappée de sauce brune. La saveur était salée, poivrée, un peu trop. Nous aurions voulu goûter l'authentique plokkfiskur, mais la serveuse nous a dit que c'était un plat d'hiver. La Route 1 et ses déceptionsLe 17 septembre, nous avons loué une voiture Dacia chez Europcar (compagnie recommandée par la majorité des forums). Mauvaise décision : 980 euros pour dix jours, assurance comprise. Nous aurions dû prendre Budget. Direction le Golden Circle. Le geyser Strokkur n'a craché de l'eau qu'à 65 centimètres, pas les deux mètres promis par les guides touristiques. Déçus, nous nous sommes concentrés sur le Þingvellir National Park, impressionnant malgré tout : les fissures géologiques entre les plaques tectoniques dégageaient une odeur minérale froide, comme du ciment mouillé. Température à 6 h du matin : -2 °C. Nous n'avions pas assez de couches. Le 18 septembre, grosse galère. Nous avons emprunté une petite route secondaire (numéro 557) vers la cascade de Svartifoss et nous nous sommes retrouvés avec un pneu crevé à 14 h 15. Pas de réseau 4G. Nous avons dû attendre trois quarts d'heure avant qu'un fermier islandais passe et nous aide à réparer. Il m'a expliqué que les routes de montagne en septembre, c'était « jouable mais pas recommandé ». Nous avons réparé le pneu et roulé jusqu'à Skaftafell (parc national de Vatnajökull) : 2 200 ISK d'entrée pour deux (16 euros). Là, la rando vers la cascade glaciaire était bouillante d'effort malgré le froid. Nous avons marché deux heures dans un vent qui hurlait littéralement. Moment marquant : arriver au pied de cette cascade tombant d'une falaise de glace, avec le bruit de l'eau qui écrasait le silence du paysage vide. La Black Sand Beach et les petits restaurantsLe 19 septembre, nous avons rejoint la plage de Reynisfjara (Black Sand Beach). Le sable noir était effectivement noir, volcanique, poisseux sous les pieds. Une vague nous a mouillés jusqu'aux genoux. Pas sympathique. Nous avons vu deux autres touristes et un couple de locaux qui avaient l'air de s'ennuyer ferme. Nous avons mangé au petit resto de la route, Halldórssentar : un hot-dog islandais (lamb sausage avec oignon rôti et sauce) pour 2 100 ISK (15 euros). Correct mais surpayé. À Vík, nous avons dormi à l'hôtel Hótel Vík (180 euros pour deux nuits). Petit déjeuner buffet générique : pain blanc, fromage, jambon, pas terrible. Le barman du soir nous a parlé du climat : il pleuvait six jours par semaine en septembre, avec des coups de vent à 80 km/h. Nous avons eu de la chance avec le beau temps. Le 21 septembre, dernier jour. Nous avons rejoint Reykjavik pour notre vol retour. Nous avons pris le bus FlyBus à 11 h 30 (3 800 ISK à nouveau). Avant de partir, sandwich au Café Loki (face à l'Église Hallgrímskirkja) : rúgbrauð (pain noir sucré) avec saumon fumé, 2 400 ISK (17 euros). C'était vraiment bon, intense.
Les bons plans repérés sur place.
Þingvellir National Park : la fissure entre les plaques tectoniques, accessible à pied depuis le parking (environ 1 km).
Cascade glaciaire de Skaftafell : rando de 2 h aller-retour, paysage de montagne non désert mais robuste et tranquille.
Café Loki à Reykjavik : pain noir rúgbrauð avec saumon fumé (2 400 ISK), meilleur repas du voyage.
Route 1 entre Vík et Höfn : à faire lentement, sans GPS qui fonctionne partout, avec un pneu de secours.
Geyser Strokkur : attendez-vous à 30-60 cm d'eau maximum, allez-y tôt (avant 9 h) pour éviter la foule de bus touristiques.
Photos — Reykjavik et la Région Sud
Et au final.
L'Islande m'a donné ce que j'en attendais : des paysages bruts, volcaniques, peu fréquentés en septembre. Mais le pays est cher, les routes ne sont pas toutes praticables hors haute saison, et il faut accepter de changer ses plans. Je reviendrais, mais en juillet ou août, et avec plus de patience pour les imprévus.
