Dix jours à Tenerife : entre plages noires et routes de montagne chaotiques
CarnetCanaries202610 jours

Dix jours à Tenerife : entre plages noires et routes de montagne chaotiques

On a décidé de poser nos valises à Tenerife en mars, période où les prix baissent enfin après le rush touristique. Arrivée à l'aéroport nord (Aeropuerto de Los Rodeos) vers 14 h, on a loué une voiture chez Europcar —…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a décidé de poser nos valises à Tenerife en mars, période où les prix baissent enfin après le rush touristique. Arrivée à l'aéroport nord (Aeropuerto de Los Rodeos) vers 14 h, on a loué une voiture chez Europcar — grosse erreur administrative : le document de location était en espagnol, personne pour expliquer les clauses. Trois heures plus tard, on roulait vers Puerto de la Cruz. Les premières impressions : une odeur de pin et de sel marin mélangée qui s'intensifiait au fur et à mesure qu'on descendait vers la côte. Température agréable, 22 °C, mais le vent soufflait fort. On s'est arrêtés au marché de Puerto de la Cruz, plutôt un centre commercial qu'un vrai marché. J'ai mangé une papas arrugadas (petites pommes de terre ridées) avec mojo rojo au bar Casa de Miranda : 8 euros, correct mais pas transcendant. Le goût rappelle la patate douce, légèrement salé, accompagné d'une sauce pimentée un peu trop sucrée. Les premières nuits et la route vers le sudOn a choisi l'hôtel San Felipe à Puerto de la Cruz, trois étoiles, 65 euros la nuit. La chambre sentait l'humidité — un problème courant aux Canaries paraît-il. À 5 h 30, j'ai voulu voir le lever du soleil depuis la promenade de la ville. J'étais seul, c'était gris, brumeux, aucun spectacle. Déception personnelle : j'avais imaginé quelque chose de plus dramatique. Le deuxième jour, direction le sud. La route TF-21 puis l'autoroute TF-5 vers Tenerife sud : trois heures de trajet. On s'est arrêtés à Los Cristianos, station balnéaire très touristique. La plage noire (volcanisme) change vraiment de la Méditerranée. On a bu un cortado (petit café) chez Kiosko Manuel, prix local sans arnaque : 1,50 euro. La température de l'eau : 18 °C. On n'a pas baigné. Playa del Duomo et le moment fortOn a pris un bus local (ligne 487, Titsa) pour rejoindre Playa del Duomo. C'est là qu'on a vraiment senti la différence avec le tourisme de masse. Une petite crique avec du sable noir, des rochers volcaniques, un silence surprenant. On y a passé trois heures. J'ai mangé une paella au restaurant La Vaqueria en première ligne (16 euros) : riz bien cuit, moules fraîches, le goût du safran très présent. C'est un moment qu'on a mémorisé. Pas de selfies en masse. Pas de musique commerciale. Juste le bruit des vagues et des gens qui discutaient tranquillement. La galère du jour : le bus de retour était en retard de 45 minutes. Un passager a expliqué que c'était normal « en hors-saison ». On a attendu en faisant la conversation avec une retraitée allemande qui vivait là depuis 20 ans. Ascension du Teide et déception partielleJournée 4 et 5 : parc national du Teide. On a pris une navette depuis Los Cristianos, 45 euros par personne. En montant, la température a dégringolé. À 2 000 mètres, il faisait 10 °C. En haut (3 500 m), c'était 4 °C, le vent glaçait. Le paysage lunaire du parc existe bien : pierre rouge, cramoisi, gris. On a marché le sentier Telesforo Bravo, 45 minutes, assez facile. Mais là, déception majeure : trop de monde. Des centaines de touristes. Des sacs plastiques abandonnés. Des gens qui prenaient des photos avec des drones alors que c'est interdit. L'expérience « nature préservée » s'est diluée. On a mangé un sandwich au refuge du parc : 14 euros pour du fromage et jambon sous-emballé. Le vent était tel qu'on pouvait à peine rester debout une minute sans veste. Retour et soirées localesLes deux derniers jours : Puerto de la Cruz, tavernes locales. On a découvert Bar Las Goteras, fréquenté par des gens du coin, pas de touristes visibles. Ron miel (rhum au miel canari) à 4 euros le verre. Les locaux jouaient aux dominos. On a mangé des quesos de freír (fromages frits) : salé, caoutchouteux, peu rafiné mais honnête. Conversation avec un serveur qui a grandi ici : les prix ont explosé depuis cinq ans, beaucoup de jeunes partent pour la péninsule. La navigation en voiture reste cauchemardesque. Les routes sont étroites, sinueuses, beaucoup de motos. Un jour on a dû rebrousser chemin parce qu'une portion était fermée (travaux imprévus). Pas de signalisation claire. Deux amendes non méritées pour stationnement contestable.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Playa del Duomo : petite crique avec sable noir, restaurant La Vaqueria en primera línea, 16 euros la paella

2

Parc national du Teide : randonnée Telesforo Bravo, paysage lunaire rouge/gris, accès par navette depuis Los Cristianos

3

Bar Las Goteras à Puerto de la Cruz : dominos avec locaux, ron miel à 4 euros, quesos de freír salés

4

Mercado de Puerto de la Cruz : moins touristique qu'on le craignait, papas arrugadas avec mojo rojo chez Casa de Miranda

5

Route TF-21 vers le sud : trois heures de trajet en voiture, étroite et sinueuse, ne pas conduire stressé

Album · 9 photos

Photos — Tenerife (nord et sud)

Dix jours à Tenerife : entre plages noires et routes de montagne chaotiques
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Conclusion

Et au final.

Tenerife, c'est hétérogène. Les endroits vraiment touristiques (Teide, Puerto de la Cruz) sont saturés et chers. Les petites criques, les villages côtiers, les conversations dans les bars locaux : voilà le vrai intérêt. On repartirait, mais moins longtemps et avec une voiture de location plus compacte. Le climat tropical m'a moins séduit que prévu — trop venté, pas assez chaud.

En résumé

Avis Tenerife (nord et sud) : carnet de voyage de 10 jours par marcandeol

Destination
Tenerife (nord et sud)
Pays
Canaries
Durée
10 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcandeol
L'essentiel

Tenerife (nord et sud) en bref

Pourquoi choisir Tenerife (nord et sud)

  • Contraste entre tourisme saturé et petites criques authentiques préservées
  • Paysages volcaniques et plages noires uniques en Europe
  • Vie locale accessible : bars traditionnels, dominos, rhum miel local
  • Parc national du Teide avec faune et flore lunaires uniques
  • Prix modérés hors saison, climat subtropical toute l'année

Pour qui ?

  • Voyageurs indépendants cherchant authenticité loin du tourisme de masse
  • Couples en quête de criques tranquilles et paysages volcaniques
  • Randonneurs intéressés par les sites volcaniques et montagne tropicale
  • Retraités européens souhaitant s'établir en climat tempéré

À éviter si…

  • Vous détestez le vent et recherchez chaleur tropicale intense
  • Vous exigez plages de sable blanc et eau chaude toute l'année
  • Vous préférez naviguer en transports publics ou à pied
  • Vous fuyez les foules : Teide et Puerto de la Cruz saturés en haute saison
À découvrir aussi
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Questions fréquentes

FAQ — Tenerife (nord et sud)

Quelle est la meilleure période pour visiter Tenerife ?

Mars est idéal pour les prix réduits après le rush touristique. Les températures sont agréables (autour de 22°C en basse altitude), mais prévoir des vêtements chauds pour le Teide où il fait 4°C à 3500 mètres. Le vent peut être fort, notamment en montagne.

Faut-il louer une voiture à Tenerife ?

C'est utile pour explorer, mais attention : routes étroites, sinueuses, peu claires, nombreuses motos. Le stationnement est piégeux (amendes contestables). Préférer un véhicule compact. Des bus locaux (Titsa) existent pour les trajets principaux comme Los Cristianos-Playa del Duomo.

Les plages de Tenerife sont-elles vraiment noires ?

Oui, notamment à Los Cristianos et Playa del Duomo, dû au volcanisme. Ces plages offrent un contraste visuel intéressant avec la Méditerranée. L'eau reste froide (18°C en mars). Les petites criques sont moins saturées que les stations balnéaires.

Le Teide vaut-il vraiment le détour ?

Le paysage lunaire existe : roches rouges, grises, paysage unique. Mais overcrowdement massif (centaines de touristes), sacs plastiques, drones illégaux. Le vent glacial (4°C à 3500 m) rend difficile une visite prolongée. Mieux vaut y aller en basse saison.

Quel est le vrai coût de la vie à Tenerife ?

Fruits frits, papas arrugadas, paella locale : 8-16 euros. Café cortado : 1,50 euro. Hôtel trois étoiles : 65 euros/nuit. Rhum local au bar : 4 euros. Les prix ont explosé depuis cinq ans selon les habitants.

Y a-t-il une vie locale authentique loin du tourisme ?

Oui, notamment dans des bars comme Bar Las Goteras à Puerto de la Cruz, fréquentés par des habitants jouant aux dominos, sirotant du ron miel. Playa del Duomo offre aussi un moment d'authenticité loin de la masse touristique.

Comment est le climat à Tenerife ?

Tropical mais venté en mars (22°C en basse altitude). Les conditions peuvent être brumeuses et grises au lever du soleil. En montagne, il fait nettement plus froid. Moins chaud que prévu, selon l'auteur.

Quels transports publics pour explorer le sud ?

Bus local Titsa (ligne 487 pour rejoindre Playa del Duomo depuis Los Cristianos). À prévoir : retards en hors-saison (45 minutes observées). Navettes payantes pour le Teide (45 euros/personne) depuis Los Cristianos.