Dix jours à Tenerife : entre plages noires et routes de montagne chaotiques
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Dix jours à Tenerife : entre plages noires et routes de montagne chaotiques

On a atterri à l'aéroport Ténérife Nord le 14 mars à 11 h 20. L'air sentait déjà l'océan et la terre sèche—cette odeur particulière des îles volcaniques qu'on retrouve partout ici. La Ryanair nous a débarqués…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à l'aéroport Ténérife Nord le 14 mars à 11 h 20. L'air sentait déjà l'océan et la terre sèche—cette odeur particulière des îles volcaniques qu'on retrouve partout ici. La Ryanair nous a débarqués rapidement, mais la file aux taxis s'est traînée quarante minutes. On a pris le bus 101 jusqu'à Santa Cruz pour économiser : 2,60 € le trajet, bien plus rapide que prévu. On s'est installés à l'hôtel San Cristóbal, rue Méndez Núñez, chambre 312. Vue directe sur la Plaza de España. Le premier matin, réveil à 5 h 30 pour photographier le lever du soleil depuis la Playa de Las Teresitas, à environ 15 km au nord. On a pris un taxi : le chauffeur a tenté de nous faire prendre le chemin long. On a repéré la manœuvre grâce à Google Maps. Arnaques touristiques classiques partout ici, faut rester vigilant. La nourriture et les détours gastronomiquesNous avons mangé des papas arrugadas avec mojo picón au restaurant Guantanamera, près du port. Les pommes de terre ridées trempées dans cette sauce piquante à base de ail et piment rouge—c'était simple mais mémorable. Prix : 8,50 € l'assiette. Le pain noir, le gofio, on l'a testé aussi : goût de noisette prononcé, difficile à manger seul mais excellent avec du fromage local. Marché principal à Santa Cruz, le mercado de nuestros señora de África : on y est allés samedi matin vers 9 h. Stands de poissons fumants, odeur de diesel et d'étalages frais mélangée. On a acheté des fruits de la passion locaux à 1,20 € la livre. Une femme nous a surfacturisé de 50 centimes sur les tomates—moment frustrant mais mineur. Le Teide et la catastrophe de la routeOn voulait accéder au sommet du Teide, le volcan qui domine l'île à 3 718 mètres. On a loué une voiture Opel Corsa chez Europcar pour deux jours : 45 € par jour. La route jusqu'au parc national du Teide est belle mais déstabilisante. Virages serrés, peu de barrières de sécurité, autres conducteurs pressés. À mi-chemin, la voiture s'est mise à surchauffer. Arrêt à une petite station-service près de La Orotava. Trente minutes pour laisser refroidir le moteur. Le vendeur du magasin a vendu de l'eau à 3,50 € la petite bouteille—oui, c'est cher, mais on n'avait pas le choix. On a atteint le parc vers 15 h. Le Teide surgit des nuages, pente douce mais impressionnante. On a marché jusqu'à Roques de García, une formation rocheuse rouge et noire, 2 heures de trail. Le vent était glacial malgré 17 degrés affichés. On avait oublié les polaires. Plages noires et jours fainéantsPlaya del Arenal en face de Güímar : sable noir volcanique, eau froide (17 degrés même en mars). On s'est baignés quand même. Sensation surprenante : le sable absorbe vraiment la chaleur du soleil. Après une heure au soleil, les pieds ne pouvaient pas toucher le sable sans douleur. On a déjeuné au chiringuito voisin : crevettes grillées, 12 € les portions, jus de papaye frais. Los Cristianos au sud : station balnéaire plus touristique. Restos de chaîne partout, mais on a trouvé une petite bodega tenue par une femme seule, El Rincón de Carmen. Vin blanc local (Blanco de Volcán), 6 € le verre, et croquetas aux fruits de mer sans prétention. Moment agréable, loin du fracas des groupes anglais trois tables plus loin. Les points faiblesInternet était sporadique à Santa Cruz dans notre hôtel. La piscine promettait 24 h d'accès : elle fermait à 20 h. Le troisième jour, on a raté notre bus de 14 h pour Las Cañadas en raison d'une mauvaise information du réceptionniste. Attendre quatre heures pour le prochain, c'était frustrant. Les prix touristiques gonflés à certains endroits (musée d'Art sacré : 5 €, murs vides et éclairage faible). Deux bons jours de pluie aussi entre le 19 et le 20 mars. On ne l'avait pas anticipé. Pas grave, mais ça limite les activités en extérieur.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Parc national du Teide : la route sinueuse vers Roques de García et les formations rocheuses volcaniques noires à 2 200 m

2

Marché du matin à Santa Cruz (Mercado de Nuestora Señora de África) : entre 8 h 30 et 10 h, avant la cohue

3

Playa de Las Teresitas pour un levé de soleil : sable blanc rare aux Canaries, parking à côté gratuit après 21 h

4

Restaurant Guantanamera (rue près du port) : papas arrugadas et mojo picón, environ 8-10 € par assiette

5

Bus ligne 101 depuis l'aéroport Ténérife Nord : 2,60 € vers Santa Cruz, 45 minutes, plus simple que taxi

Conclusion

Et au final.

Tenerife mériterait deux semaines plutôt qu'une. On revient avec de bons souvenirs : le volcan, les routes de montagne, cette sensation de sauvagerie entre les spots touristiques. Mais c'est une île où il faut s'attendre à l'arnaque mineure et à l'infrastructure bancale. Le rapport qualité-prix n'est pas excellent, mais l'expérience elle-même vaut le coup.

En résumé

Avis Tenerife (Santa Cruz et sud) : carnet de voyage de 10 jours par marcusexplore

Destination
Tenerife (Santa Cruz et sud)
Pays
Canaries
Durée
10 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcusexplore
L'essentiel

Tenerife (Santa Cruz et sud) en bref

Pourquoi choisir Tenerife (Santa Cruz et sud)

  • Contraste entre ville urbaine Santa Cruz et nature sauvage du Teide
  • Plages volcaniques noires uniques avec sable absorbant la chaleur solaire
  • Sommet du Teide à 3718 mètres, randonnée accessible en journée depuis la côte
  • Gastronomie locale authentique à prix abordables loin des zones touristiques
  • Diversité paysagère : côtes, montagne, désert volcanique en un même territoire

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête de paysages volcaniques et nature brute
  • Couples cherchant authenticité loin des resorts massifs
  • Photographes intéressés par levers de soleil et formations géologiques
  • Randonneurs acceptant les routes montagneuses chaotiques
  • Budget backpackers trouvant gastronomie locale à bas coût

À éviter si…

  • Vous craignez la conduite sur routes en lacet sans barrières de sécurité
  • Vous cherchez des plages avec eau chaude et températures estivales
  • Vous êtes intolerant aux arnaques touristiques mineures et surfacturages
  • Vous avez besoin d'infrastructure hôtelière ultra-fiable et Internet rapide
À découvrir aussi
TeideParc national du TeideSanta Cruz de TenerifePlaya de Las TeresitasPlaya del ArenalGüímarLos CristianosLa OrotavaRoques de GarcíaAéroport Tenerife NordLas CañadasMercado de Nuestra Señora de África
Questions fréquentes

FAQ — Tenerife (Santa Cruz et sud)

Quel est le meilleur moment pour visiter le Teide à Tenerife ?

Le Teide est accessible toute l'année depuis le parc national, mais les conditions routières se dégradent par mauvais temps. En mars, le sommet reste à 17 degrés avec vent glacial : prévoir des vêtements chauds même en basse saison. Les routes de montagne présentent des virages serrés et peu de barrières, rendant la conduite exigeante.

Combien coûte une location de voiture à Tenerife ?

Les locations chez les grands loueurs comme Europcar commencent à 45 € par jour. Attention : les moteurs surchauffent sur les routes montagneuses du Teide en raison des virages serrés. Prévoir des arrêts réguliers et vérifier l'état du véhicule avant de partir.

Y a-t-il des arnaques touristiques à Tenerife ?

Oui, particulièrement à Santa Cruz. Les chauffeurs de taxi tentent de prendre des itinéraires longs, l'eau en montagne se vend 3,50 € la petite bouteille, et les prix au marché peuvent être gonflés. Google Maps aide à repérer les détours. Rester vigilant aux petits surfacturages au marché de Nuestra Señora de África.

Quelles sont les spécialités culinaires à goûter absolument ?

Les papas arrugadas avec mojo picón (pommes de terre ridées en sauce piquante) sont incontournables, comptez 8,50 € l'assiette. Le gofio (pain noir aux noisettes) accompagne bien le fromage local. Au sud, les crevettes grillées en chiringuito côtent 12 € et le vin blanc local Blanco de Volcán 6 € le verre.

Est-ce qu'on peut se baigner dans les plages de Tenerife en mars ?

Oui, mais l'eau atteint 17 degrés en mars. Playa del Arenal et Playa de Las Teresitas offrent du sable noir volcanique qui absorbe la chaleur : après une heure au soleil, le sable devient brûlant pour les pieds. L'eau reste froide malgré le climat aride.

Quel transport utiliser entre l'aéroport et Santa Cruz ?

Le bus 101 depuis Tenerife Nord coûte 2,60 € et est plus rapide que les taxis, malgré des files d'attente à l'aéroport. Les taxis tentent souvent de faire prendre des itinéraires longs : utiliser Google Maps pour vérifier la route.

Combien de temps faut-il pour visiter Tenerife correctement ?

Dix jours permettent de visiter Santa Cruz, le Teide et le sud, mais l'île mériterait deux semaines pour explorer davantage sans se presser. Les routes montagneuses ralentissent les trajets, et les conditions météorologiques (pluies prévues 19-20 mars) limitent les activités outdoor.