Comment ça s'est passé.
On a décollé de Nantes à 14h30 sur un vol TAP Air Portugal, arrivée à Santa Maria vers 21h local. L'aéroport de Sal Rei est minuscule, genre trois files d'attente, chauffeur de taxi déjà là avec nos noms sur un papier. Première sensation : l'air chaud et salé qui tape d'un coup, 27°C à 22h, on sort de novembre français. Logement à l'hôtel Morabeza Beach Resort, chambre vue mer, 85 euros la nuit. Petit-déj buffet à 8h : fruits de la passion frais, fromage blanc local, café très serré. Les propriétaires, un couple portugais-capverdien, trop sympa, nous ont laissé du Wi-Fi une fois qu'on a expliqué qu'on bossait un peu. Jour 2, on loue un scooter chez João à la reception, 45 euros/jour. Erreur stratégique : partir sans vérifier l'essence. On tombe en panne à 8 km, sur la route vers Pedra Lume. Attente d'une heure en plein soleil, le thermomètre du tableau de bord affichait 38°C. Mec qui passait en pickup nous a ramassés, direction la station essence à Espargos, genre 5 euros d'essence pour remplir. Le mec voulait 10 euros de "guide", on a négocié. Pedra Lume, c'est clairement le spot à faire. La saline naturelle, on paie 5 euros, descente d'escaliers rocheux. L'eau est tellement concentrée en sel qu'on flotte sans bouger. Première vraie sensation : cette dureté salée sur la peau, le goût du sel quand on en avale un peu par réflexe. Les gars qui vendent les serviettes et l'eau de rinçage postés là, ils sont relous mais pas agressifs. 2 euros la serviette de microfibre, 1 euro l'eau douce pour rincer. Restaurants : on a mangé chez Casa Tropical à Santa Maria, spécialité le poisson grillé (robalo, 15 euros). Sauce à base de tomate, citron, oignon local. Le cuisinier qui sort du resto pour fumer et dire bonjour aux clients. Deuxième nuit, restaurant Kebab Sahara, acrapé, mec qui fait des murs tacos avec du poulet (5 euros les deux). Pain pas frais du tout, viande un peu douteuse, on a quand même mangé. Jour 4, excursion organisée avec Sal Tours (boîte en face du marché central de Santa Maria). 35 euros par personne pour aller voir Bufareira et les tortues au Viveiro. Guide sympa, on apprend qu'il fait ça cinq jours par semaine depuis quinze ans. Trois tortues géantes là-bas, l'une d'elles a 40 ans paraît-il. Moment marquant : on croise un groupe d'enfants locaux qui viennent avec leurs parents, pas des touristes juste des gens du coin. Ils rient en regardant les touristes un peu ridicules qui essaient de photographier les tortues. Ça remet les pieds sur terre. Praia de Murdeira, une plage hyper vide, 3 km de sable blanc, quatre bars-restaurants en tout. On prend une bière locale, Strela (1,5 euro) au Kost Brava, pieds dans le sable. Vent de fou vers 14h, le gars du bar dit qu'c'est l'harmattan qui commence. Odeur de désert porté par le vent, sec, ça gratte un peu dans la gorge. Jour 6, on essaie d'aller à Boa Vista en ferry avec Transportes Souza, depart de Praia à 9h. Le ferry c'est une barcasse de pêche reconvertie, cap serré. 45 euros l'aller simple, traversée 1h30. Boa Vista, c'était la capitale du trafic d'esclaves au 18e siècle, on visite juste le centre-ville historique, quelques maisons coloniales repeintes. Resto Mares à Sal Rei, restaurant minimaliste, deux plats du jour : riz et poisson ou riz et poulet, 7 euros. Pas dingue mais correct, proprio qui parle français avec accent capverdien. On a croisé un groupe de touristes allemands qui avait payé 800 euros par personne pour une "excursion écotourisme". Clairement arnaquée. On en a parlé à João en revenant, il nous a dit que c'était courant, les gens qui tombent sur des faux guides à l'aéroport. Derniers jours : plage de Ponta Leme, piscine naturelle, il faut y aller à marée basse, sinon c'est juste des rochers. On y va vers 15h, l'eau est à 24°C, super transparente. On voit des petits poissons multicolores. C'est là qu'on a croisé un groupe de dauphins à 200 mètres du rivage, c'est le moment qu'on va retenir, quand même.
Les bons plans repérés sur place.
Pedra Lume saline : flotter dans l'eau hypersalée, apporter sa propre serviette (les mecs au prix fort postés là)
Restaurant Casa Tropical à Santa Maria : robalo grillé avec vue sur le port, commencer par essayer le vrai prix avant de commander
Balade scooter Murdeira-Bufareira : tomber en panne c'est bête mais local au moins, essence à Espargos
Viveiro de Sal Rei : voir les tortues avec les enfants du coin qui trouvent ça normal
Ponta Leme à marée basse : piscine naturelle transparente, y aller seul pas avec un groupe organisé
Et au final.
Cap Vert c'est pas "magique" mais c'est vrai, c'est des plages désertes, du vent, des gens qui vivent normalement loin des circuits touristiques. On aurait aimé avoir plus de temps pour l'intérieur des îles, là on était trop côte et touristes. À refaire mais en octobre, pas novembre.







