Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport international d'Ivato vers 18h30, moite de sueur déjà. Le taxi depuis l'aéroport a coûté 50 000 ariary (env. 12 euros), un trajet de 45 minutes où le chauffeur s'arrêtait toutes les deux rues pour demander des indications. C'est là qu'on a compris que GPS n'existe pas vraiment ici. Notre hôtel, le Palissandre Côté Mer sur l'Avenue de l'Indépendance à Antananarivo, était corromppu et humide, mais le patron parlait français et ça, c'était déjà un luxe. Antananarivo nous a frappés d'abord par ses odeurs : le mélange de diesel, d'égouts à ciel ouvert et de brochettes grillées au charbon de bois. Partout. On a mangé un vary loco (riz avec viande frite) à la petite cantine « Chez Ny Aia » pour 3 000 ariary (0,70 euro), c'était bon mais gras. Les escaliers vers le Rova du Palais de la Reine qu'on a montés à 6h du matin pour le lever du soleil : 1 600 marches, les jambes qui brûlent, et une vue sur la ville enveloppée de brume orange. Ça valait le coup. Le problème, c'est qu'on voulait aller à Nosy Be en vrai. Le bus Air-Mad depuis la gare routière d'Andohalo ne partait pas à 7h comme annoncé. Départ à 9h15. On a attendu assis sur des bancs en bois sans fenêtre, à transpirer, écoutant des criaillements d'enfants et les cris des vendeuses de bananes et d'œufs durs. Le trajet a duré 8 heures pour 90 000 ariary (21 euros). On s'est arrêtés dans trois villages. Une femme à côté de nous vomissait depuis Moramanga. À Nosy Be, on s'est planté à l'Hôtel de la Mer, une affaire correcte avec terrasse vue océan, chambre à 45 euros la nuit. Le premier soir, on a fait l'erreur de dîner au restaurant touristique « Le Comptoir des Saveurs » : steak à 28 euros, viande dur, sauce ketchup dilué. On s'était sentis arnaqués. Les jours suivants, c'était mieux. Plongée avec l'opérateur local Bruno Diving, 80 euros par personne pour une sortie en bateau de 4 heures. On a vu des poissons bleus électriques, du corail noir pas totalement détruit. Le bruit des bulles sous l'eau, cette tranquillité. On a mangé du poisson grillé à midi sur la plage avec du jus de coco frais, 8 000 ariary, simple et excellent. Les enfants du village vendaient des coquillages en plastique ; on en a acheté un par politesse. Jour 6, on a loué un scooter pour explorer l'île. Erreur. La route vers le nord n'était pas une route. Deux crevaisons. On a attendu 2h30 sous un soleil à 37 degrés qu'un moto-taxi passent pour nous remorquer jusqu'à Dzamandzar. C'est la galère type à Madagascar : infrastructure qui promet beaucoup, réalité qui vous rappelle que vous n'êtes pas en France. À Antananarivo, on a visité le marché Analakely le matin à 7h : le bruit assourdissant des vendeurs qui s'interpellent, les odeurs de poisson salé et de fruits tropical écrasés au sol. On a acheté du gingembre frais pour 2 000 ariary le kilo. Les rues autour du marché étaient encombrées de vendeurs à la sauvette. On n'a rien acheté d'autre, par prudence. Derniers jours, on a traîné à Nosy Be, piscine de l'hôtel, chill. Repérage du coucher de soleil sur Nosy Komba depuis la terrasse de « L'Océan Bleu », une petite gargote locale sans touristes, rhum arrangé à 5 000 ariary, le ciel devenant rose pâle puis orange puis noir en 15 minutes. C'était méditatif.
Les bons plans repérés sur place.
Rova du Palais de la Reine à Antananarivo : grimper avant l'aube, vue sur la capitale endormie, 1600 marches, gratuit
Plongée avec Bruno Diving à Nosy Be : coraux et poissons bleus, 80 euros, bateau partagé 8 personnes max
Marché Analakely à Antananarivo : 7h du matin, fruits frais et gingembre, ne pas traîner, restez vigilant
Dzamandzar plage nord Nosy Be : sable blanc peu touristique, restaurant local avec poisson frais grillé, attention à la route de moto
Hôtel de la Mer à Nosy Be : chambre standard 45 euros, terrasse, pas de faux-semblants touristiques
Et au final.
Madagascar, c'est deux semaines qu'on ne regrettera pas mais qu'on ne revivrais pas non plus pareil. Les plages et les fonds marins méritent vraiment le coup, les gens sont gentils. Par contre, les transports et l'infrastructure touristique qui reste basique, ça use. Et les prix pour les touristes à Nosy Be, c'est devenu agressif.