Comment ça s'est passé.
On a débarqué à l'aéroport de Kastrup le 2 novembre vers 11h, pas mal de pluie déjà. Trajet en train jusqu'à Copenhague Central Station (København H) : 36 DKK par personne, 13 minutes. Le conducteur a annoncé les stations en danois et anglais, ambiance très scandifuture. Petite galère à la gare : on cherchait notre hôtel pendant 20 minutes avec nos valises, un mec nous demande si on cherche quelque chose, on dit oui, il nous montre la mauvaise rue. On a trouvé seul finalement. Hôtel Astoria, Banegårdspladsen 4, chambre double 1200 DKK (160 euros) la nuit. Pas luxe mais propre. Dès le premier soir, on a senti l'odeur caractéristique de Copenhague : mélange de sel marin, bière blonde et pain de seigle grillé. Le vent du port était glacial. Temperature ressentie : 4 degrés. On a direct vu un type en vélo électrique zigzaguer entre les voitures, pas de casque. C'est ça Copenhague apparemment. Jour 1 et 2 : Nyhavn et le choc du prix Premier truc : Nyhavn. Les canaux aux façades peintes, les voiliers, tout ça existe vraiment. Mais les terrasses coûtent un fou. Un café au lait simple chez Café Nyhavn : 65 DKK (8,70 euros). On n'a pas pris de bière là-bas, les prix affichés tournaient autour de 100 DKK. On a compris qu'il fallait trouver les petits restos de quartier. Château de Christianborg (Christiansborg Slot) : entrée gratuite pour les jardins, 120 DKK pour l'intérieur (16 euros). On a juste regardé de loin, trop cher pour ce qu'on cherchait. À côté, les quais de Holmen avaient un charme tranquille à 14h, presque personne. Un groupe de canards avait squatté une petite zone herbeuse. Le silence était étrange après la cohue de Nyhavn. On a trouvé un vrai smørrebrød chez Høst, dans le quartier de Nørrebro : pain complet, hareng marinéé, oignons rouges, œuf en gelée, 95 DKK (13 euros). C'était très bon, mais avec un seul étage de garniture. Les touristes s'attendent à plus. Goût salé prononcé, un peu trop pour moi honnêtement. Jour 3 et 4 : Chrisiania, galère administrative, et vélos partout Christiana. On a pris le bus 9A depuis Rådhuspladsen (2,80 euros le ticket), 15 minutes. L'ambiance là-bas : petites maisons colorées, allées piétonnes, foires aux cheveux longs. Mais interdiction stricte de photographier. Un mec nous a demandé « photo ? » agressif, on a dit non. Ça a gâché un peu le moment. On a marché sans photos, c'était quand même intéressant : odeur de peinture, encens, herbe brûlée (on sait ce que c'était). Sorties par la même ligne de bus, 30 minutes d'attente. Pas cool. Jour 4, on a loué des vélos classiques (pas électriques comme les locaux). 60 DKK par jour à Baisikeli Bike Rental, Nørrebrogade. Première vraie galère du voyage : une chaîne est tombée au milieu de la piste cyclable, un bus a failli nous rentrer dedans. On a dû remettre la chaîne à mains nues, les doigts noirs d'huile. Le conducteur du bus a juste klaxonné, pas arrêté. On a compris qu'à Copenhague tu es responsable de ton engin. Pas d'assurance du loueur non plus, c'était écrit en petit. Avec les vélos on a fait le Rundetårn (la tour ronde, Borgtorget 1). Ascension en spirale de 209 mètres (pas d'escaliers normaux). Billet : 60 DKK (8 euros). Vue sur toute la ville de novembre grise depuis le haut. C'était calme et un peu vide. Le vent là-haut était brutal, on perdait l'équilibre. Jour 5 et 6 : Tivoli la nuit, hygge qui n'arrive pas Tivoli Garden (Vesterbrogade 3) en novembre c'est moitié fermé. Entrée 125 DKK (17 euros), quelques attractions de nuit, beaucoup de deco lumineuse. On s'attendait à plus de « ambiance festive ». C'était gentil mais vide. On a mangé des æbleskiver (beignets danois) avec confiture de mûre chez un petit stand : 60 DKK les quatre. Goût sucré attendu, texture très légère. Recherche de la fameuse « hygge ». On a visité trois cafés différents : ils étaient pas mal bondés de gens avec des laptops qui avaient l'air de travailler. Pas de vraie convivialité. Chez Pumpehuset (petit bar à Nyhavn bis), on a bu une Carlsberg (55 DKK, 7 euros). Un groupe de locaux à côté parlait danois super vite, impossible de capter des bribes. C'est peut-être pas fait pour les étrangers finalement, cette hygge. Jour 7 et 8 : Louisiana et départ Musée Louisiana (Gammel Strandvej 13, Humlebæk), 30 km au nord. Trajet en train S2 depuis Hovedbanegården : 84 DKK (11,50 euros), 40 minutes. Le musée lui-même était bien : art moderne, bâtiment cool en bord de mer, vues sur le détroit du Öresund. On a dépensé 140 DKK (18,70 euros) pour l'entrée. Mais c'était très calme, un peu vide aussi. On s'était dit que le Danemark était bondé de touristes, pas vrai en novembre. C'était presque l'inverse : trop peu de vie pour justifier les prix affichés. Dernier matin avant le départ (vol SAS 8h00), on a pris un petit-déj chez Grød (porridge shop, Jægersborggade 50) : 85 DKK pour un porridge mangue-coco avec granola. Temperature extérieure 2 degrés, c'était du feu dans l'estomac. Goût sucré, texture très épaisse, pas mal. Dernier trajet : bus 5A jusqu'à l'aéroport, 36 DKK, direct. Vol à l'heure.
Les bons plans repérés sur place.
Nyhavn au coucher du soleil (vers 16h30 en novembre), mais prendre un café ailleurs qu'à Café Nyhavn pour économiser
Smørrebrød chez Høst à Nørrebro : pain complet-hareng-œuf, goûter ce qu'on mange vraiment au Danemark
Vélo le long de la piste cyclable Nørrebro-Vesterbro tôt le matin : croiser les locaux qui font pareil, sans touristes
Louisiana Museum en train S2 : bâtiment posé en front de mer avec vue sur la Suède, endroit limite vide et reposant
Rundetårn au coucher du jour gris : spirale qui monte, vue 360° sur les toits, petit, pas bondé
Photos — Copenhague (København)
Et au final.
Copenhague c'est vrai qu'il y a quelque chose : les vélos, les canaux, l'architecture propre. Mais le Danemark est chéro, et en novembre c'est gris et vide. La fameuse hygge on n'a pas vraiment sentie. On a passé un bon séjour mais sans plus. À refaire? Peut-être en été et avec plus de temps pour les petites îles.








