Comment ça s'est passé.
Arrivée le 4 novembre par SAS (Scandinavian Airlines) à l'aéroport de Kastrup vers 14h30. Première grosse déception : la navette 35-minute coûte 36 DKK aller, pas les 15 € qu'on m'avait annoncés. On descend à Nørreport Station, pourtant à trois minutes à pied du Central Hotel & Café qu'on avait trouvé pas cher (780 DKK la nuit). La réceptionniste nous prévient : « Novembre, c'est gris, c'est humide, c'est bon pour les Danois qui savent skier.» Le choc sensori ressenti dès les premiers pas : une odeur acide de sel marin mélangée aux embruns du port de Nyhavn. Les façades pastel du quartier historique (nuances jaune beurre, rose pâle) sont viables mais le froid humide traverse les vêtements. On sent l'humidité des pavés mouillés. Les Danois circulent en Gazelle (vélos transportant des enfants) sans casque, imperméables aux rafales. Mercredi 5 novembre – Nyhavn et la déception du Tivoli ferméLevé à 6h45 pour profiter de la lumière. On prend un smørrebrød (pain de seigle garni) à Torvehallerne Market : du hareng mariné avec oignons rouges, 85 DKK. Goût très acidulé, presque agressif. À côté, les œufs de cabillaud (kaviar) sur pain beurré, 120 DKK – plutôt bon marché pour Copenhague. Une Nørrebro Amber blonde à 65 DKK pour chasser l'amertume. On file à Tivoli Gardens pour 125 DKK l'entrée, mais surprise amère : l'automne signifie fermeture de 70% des attractions. Les manèges restent, mais les files d'attente sont vides. Les kiosques sentent le caramel brûlé et la pomme rôtie. On n'y reste qu'une heure. Vraie galère culturelle : j'avais lu que Tivoli rouvrait en novembre. C'était faux. Temps perdu et argent gâché. Jeudi 6 novembre – Christianshavn et la CitadelleOn loue deux vélos Donkey Bike (180 DKK pour 24h). Premier moment marquant en négatif : frein qui lâche dans la descente de Knippelsbro, j'ai dû mettre pied à terre brutalement. Le cœur qui s'accélère. Humidité partout, on transpire sous le imperméable. Arrivée à Christianshavn, quartier plus résidentiel. Église de Vor Frelsers Kirke (55 DKK l'entrée) : vue circulaire sur la ville depuis le clocher à spirale. L'escalier qui monte à 400 marches est étroit. Les genoux brûlent. Déjeuner au restaurant Noma (pas possible : il faut réserver trois mois avant, et c'est 2500 DKK par personne). On va à Café Katz à la place, smørrebrød aux crevettes (150 DKK), café au lait (42 DKK). Le café est tiède, lait pas assez chaud. Service courtois mais lent, serveuse danoise avec ce sourire non-forcé typiquement nordique, l'air de s'en ficher un peu. L'après-midi à la Citadelle Kastellet : forteresse du XVIIe siècle, gratuit. Marche circulaire de 2 km. Le vent s'engouffre, on grelotte malgré le pull. Odeur de terre humide, de mousse. Un moment de calme vrai parmi les touristes asiatiques qui posent pour des selfies devant les remparts. Vendredi 7 novembre – Boîtes de nuit et bars du Meatpacking DistrictOn change d'hôtel pour le Vesterbro Passage (850 DKK). Plus branché, plus jeune, moins confortable. On teste la nightlife au Pumpehuset (boîte de rock sur Studiestræde) : bière Carlsberg 68 DKK à la pression, ambiance vraiment agréable, musiciens live. Vers 2h du matin, on croise des alcooliques danois désinhubés, bruyants, humeurs changeantes. On part. Samedi on reprend les vélos. Arrêt obligatoire au café Cofoco, Værnedamsvej (latte 52 DKK, croissant beurre 35 DKK). Endroit cosy, lampes en cuivre, gens sérieux sur leurs laptops. On troque le cliché du Danemark lissé pour celui du hipster qui paie cher pour du café moyen. Bilan sensori, chiffré et sincèreCopenhague en novembre : ville grise mais vivable, coût de vie élevé (budget 450 € pour deux, quatre jours, sans musées payants ni restau haut de gamme). Les Danois sont aimables mais distants. L'hiver arrive. Les vélos, c'est sympa mais c'est aussi une vraie galère pour nous, vacanciers clumsy. Les smørrebrød, c'est bon mais très acidulé. Le Tivoli fermé nous a vraiment énervés. Pas de moment « waow » marquant positivement, juste une accumulation de micro-moments corrects.
Les bons plans repérés sur place.
Torvehallerne Market : étals de smørrebrød frais, hareng mariné à 85 DKK, à côté du Nørreport Station
Vor Frelsers Kirke, spirale rouge à Christianshavn : escalier étroit de 400 marches, vue à 360° sur la baie, 55 DKK
Citadelle Kastellet : gratuit, forteresse circulaire en terre humide, marche 2 km, silence
Café Katz, Christianshavn : smørrebrød aux crevettes fraîches, café tiède, service lent mais authentique
Pumpehuset, rock live Studiestræde : bière Carlsberg 68 DKK, atmosphère jeune et vraie, vers 22h c'est calme
Photos — Copenhague (Københavns Kommune)
Et au final.
Copenhague est une ville qu'on a visitée sans la détester, sans l'adorer non plus. Le froid humide et l'absence de soleil pesaient. On a aimé l'architecture et le vélo, moins aimé les prix affichés (bière à 70 DKK, smørrebrød à 150 DKK, c'est léger pour le portefeuille) et l'ambiance touristique en automne. À faire plutôt en mai ou juin.

