Comment ça s'est passé.
Arrivée à 14 h 30 à l'aéroport international de Bandaranaike. Immédiatement, la chaleur m'a frappé—35 °C, humidité à bloc. Le taxi Uber vers Colombo (tarif environ 2 500 LKR, soit 8 euros) a roulé pendant une heure dans un trafic de fou. J'ai respiré les gaz d'échappement des tuk-tuk, entendu les klaxons constants : c'était Sri Lanka en version brute. Les trois premiers jours, j'ai logé au Colombo Fort Hotel, petite guesthouse dans le quartier de Fort, 35 euros la nuit. La chambre sentait la moisissure, l'air conditionné faisait un bruit infernal, mais l'accueil était sympa. J'ai visité le Vihara Mahadevi Park à pied, pris un café au Brown & Co. Coffee House (350 LKR, bon espresso). Le Musée National était fermé pour travaux—première galère. J'ai mangé un curry de poulet au New Asha restaurant (800 LKR) en observant les Sri Lankais du coin qui m'ignoraient royalement. J'ai pris le train de 6 h 45 depuis la Gare Centrale de Colombo vers Kandy (8 euros, classe 2). Le trajet dure 3 h. Les sièges en bois, les tunnels, la odeur du charbon de la locomotive : c'était vécu. À Kandy, j'ai descendu à la gare historique, puis walk jusqu'au temple de la Dent sacrée (Sri Dalada Maligawa). L'entrée coûte 1 500 LKR. Les moines chantaient, l'encens saturait l'air, des touristes occidentaux se prenaient en selfie près des reliques. Moment étrange—sacré pour les Sri Lankais, attraction pour nous. J'ai logé deux nuits au Kandy City Hotel (40 euros), vue directe sur le lac. Le soir, j'ai marché autour de Kandy Lake : ambiance calme, vendeurs de noix de coco qui criaient pour vendre leurs fruits. J'ai mangé un kottu roti (pâte feuilletée déchiquetée, curry, œuf) au Laksha Dhal pour 600 LKR—saveur intéressante, mais trop gras pour moi. Le train de Kandy à Nuwara Eliya (le train de montagne) : 2 h 45, départ 9 h. À ce moment, j'ai réalisé mon erreur. La ligne était hyper bondée, pas de réservation possible à part en 1ère classe (que je n'avais pas prise). J'ai été compressé entre des voyageurs locaux, mon sac écrasé dans les ailes. Mais les paysages compensaient : plantation de thé à perte de vue, collines vert foncé, arrêts minuscules dans des villages. Odeur de terre mouillée en arrivant en montagne (climat change d'un coup). Nuwara Eliya : ville coloniale, ville « de brume ». Température 15 °C le matin, j'ai mis mon pull pour la première fois du voyage. J'ai visité la plantation de thé Pedro Tea Estate (visite guidée gratuite, donation de 500 LKR). Un vieux monsieur m'a expliqué le processus de fermentation en tamoul, j'ai rien compris. Mais goûter le thé frais sortant de la plantation : saveur claire, légère, totalement différente du thé banal. Acheté un kilo pour 1 200 LKR. Logé au Grand Hotel Nuwara Eliya (45 euros) : bâtisse de 1891, couloirs sombres, un peu déprimant. Mais le restaurant servait un bon steak local. J'ai grimpé à Gregory's Lake le matin (5 h du mat, nuit noire), attendu le lever du soleil : nuages épais, pas grand chose à voir. Déçu, franchement. Retour à Colombo en bus de nuit (Intercity Express, 18 euros, 6 heures). Bus cramé, chauffeur qui prenait des virages comme un fou, j'ai dormi une heure sur trois. Arrivée à 5 h du matin au terminal centrale de Colombo. Dernier jour : balade au Galle Face Green, promenade côtière, j'ai pris un curry de crevettes au Ministry of Crab (3 500 LKR, 11 euros) : délicieux, trop cher pour le Sri Lanka, mais typique des adresses touristiques. Vols Air France vers Paris le jour 12 à 15 h 20.
Les bons plans repérés sur place.
Train de montagne Kandy-Nuwara Eliya : réserver 1ère classe, fenêtres ouvertes, plantations à 360°
Temple de la Dent sacrée (Kandy) : 6 h du matin pour éviter les groupes touristiques
Pedro Tea Estate : visite gratuite, achat de thé frais, bien meilleur qu'en magasin
Ministry of Crab (Colombo) : cher mais plateau de fruits de mer de qualité
Gare Centrale de Colombo : architecture coloniale, départ de tous les trains régionaux
Photos — Colombo / Kandy / Nuwara Eliya
Et au final.
Sri Lanka m'a marqué, pas toujours positivement. La chaleur, le chaos routier, l'arnaque touristique standard m'ont usé. Mais les trains, les plantations de thé, les moines au temple : moments forts. À refaire ? Oui, mais plus court (10 jours), et avec meilleure préparation logistique.
