Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à Colombo le 15 février vers 19 h. La chaleur nous a frappés dès la porte ouverte de l'avion — 32 °C, humidité collante, odeur d'encens et de diesel mélangés. Le trajet jusqu'à Kandy en bus de nuit par la route A7 a été une première galère : deux heures de retard, des poules dans le coffre, et un passager qui a vomi à côté de nous. Arrivés à 7 h du matin à la gare routière de Kandy complètement épuisés. Nous avons logé à l'Elephant Bay Hotel, petit établissement colonial rue Lakeside, chambres à 45 euros la nuit avec vue sur le lac. Le gérant, Roshan, nous a conseillé de visiter le Temple de la Dent (Sri Dalada Maligawa) tôt le matin pour éviter la foule. Levés à 5 h 30, nous avons emprunté la rue Colombo qui monte vers le temple. L'odeur du jasmin était presque écrasante. À l'entrée, des marchands nous ont imposé des fleurs en lotus — 200 roupies (0,60 euro), pratique locale un peu agressive mais sympathique. À l'intérieur du temple, l'atmosphère était dense : chants de moines, clochettes, cendres qui volaient sous les ventilateurs. Une femme âgée nous a expliqué que la dent de Bouddha était conservée dans une chambre sacrée qu'on ne pouvait pas voir. Déçu, honnêtement. Nous avons dû enlever nos chaussures, et les pieds collaient au sol chaud. Vers 10 h, nous avons déjeuné au Café Aroma en face du lac : lamprais (riz dans des feuilles de bananier) pour 380 roupies chacun (1,15 euro), excellent, un peu trop épicé pour ma compagne mais elle a apprécié après. Mercredi, nous avons pris un tuk-tuk jusqu'à la plantation de thé de Nuwara Eliya, à 35 km. Le chauffeur, Kamal, avait demandé 2 500 roupies (7,50 euros) mais en arrivant il en voulait 4 000. Première arnaque claire. Après discussion, nous avons payé 3 200. La route sinueuse à travers les montagnes était magnifique mais épuisante. Nous avons arrêté à la petite fabrique Pedro Estate où une femme très âgée nous a montré comment sécher les feuilles de thé. Elle nous a offert du thé à la cannelle servi brûlant dans une tasse en porcelaine — goût fort, tanin intense, le moment où elle a souri en voyant qu'on aimait. Ça m'a marqué. Le trajet retour s'est fait en bus public (ligne 41 depuis Nuwara Eliya vers Kandy), 180 roupies par personne. Assis à côté d'une mère avec trois enfants qui criaient. Nous avons souffert. Le soir, repas au Curry Leaf Restaurant : kottu roti (galette déchiquetée avec viande) et crevettes aux noix de coco, 1 200 roupies au total (3,60 euros). Excellent mais notre chambre a senti la friture toute la nuit. Nous avons ensuite pris le train de Kandy à Galle jeudi matin, ligne côtière, départ 7 h 15 de la gare centrale. Trajet de quatre heures, wagons de bois craquant, fenêtres ouvertes sur les rizières. Le vendeur de thé montait toutes les 30 minutes crier « thé, thé ! ». À Galle, nous avons exploré le fort de Galle (fortification du XVIIe siècle) — entrée 2 500 roupies. Les murs sont épais, les ruelles pavées, une dizaine de restaurants chinois touristiques nous ont assaillis à la sortie. Nous avons mangé des fruits de mer au Lighthouse Café sur la terrasse avec vue sur l'océan Indien : poulpe grillé, 1 800 roupies (5,40 euros), un peu caoutchouteux mais l'expérience en valait la peine. Dimanche, nous avons loué des scooters (15 euros par jour) et roulé vers la plage de Mirissa, 40 km au sud. Deux pneus crevés en chemin. Nous avons dormi à la Mirissa Beach Guest House, chambre simple mais propre, 35 euros. Le coucher de soleil sur l'océan valait vraiment le détour. Odeur de sel, bruit des vagues, un calme total après les temples bruyants. Le dernier soir, baignade à 18 h (eau à 28 °C, douce, sablonneuse). Repas tardif de kottu et de jus de noix de coco frais au bord de la plage — 600 roupies chacun.
Les bons plans repérés sur place.
Temple de la Dent (Sri Dalada Maligawa) à Kandy — arriver avant 6 h 30 pour les moines en prière
Plantation Pedro Estate près de Nuwara Eliya — vrai procédé de séchage du thé, pas de musée
Fort de Galle — murailles du XVIIe siècle, promenade sur les remparts au coucher du soleil
Plage de Mirissa — baignade tardive à 18 h, repas de fruit de mer directement sur le sable
Photos — Kandy
Et au final.
Dix jours bien remplis, mélange de méditation bouddhiste, de routes chaotiques et de plages tranquilles. Ce que j'ai moins aimé : le harcèlement constant des tuk-tuk, les prix qui gonflent pour les touristes, et l'humidité qui rend chaque trajet fatigant. Mais les rencontres humaines (Roshan, Kamal, la femme du thé) et les paysages valaient largement les galères.








