Comment ça s'est passé.
Arrivée le 1er décembre par vol Thai Airways depuis Bangkok, terminal 1 à 6h du matin. La climatisation de l'avion était glaciale, contraste brutal avec les 28°C dehors. À Chiang Mai, j'ai pris un songthaew (minibus collectif rose fluo) jusqu'à la Old City pour 30 bahts. Le trajet : 45 minutes à respirer les gaz d'échappement, assis à l'arrière avec trois Thaïs et leurs sacs de marché. J'ai loué une chambre à la guesthouse Baan Hom, petite rue près du Wat Chedi Luang, 350 bahts/nuit. Propriétaire sympa mais wifi aléatoire. Les premiers jours, je me suis levé à 5h pour le lever du soleil à Doi Suthep, le grand temple au sommet de la montagne. Montée en scooter (location 150 bahts) sur une route qui zigzague. Pas mal de motos qui doublaient en face. Au temple, l'odeur de l'encens mélangée à l'humidité matinale – assez écrasante à respirer. Respectueusement assis pieds nus, j'ai regardé les moines réciter leurs prières, incompréhensible mais mémorisant. Marchés, repas et premiers accrocsLe marché de Warorot m'a happé un lundi matin. Claustrophobique, étouffant, ça sentait le poisson fermenté et les herbes fraîches. J'ai mangé un bowl de khao soi (nouilles curry) à un petit restaurant sans enseigne, coins de table collants, 40 bahts. Délicieux mais l'hygiène m'a stressé une heure après. Pas de problème digestif heureusement. Grosse galère le mercredi : mon scooter a crevé sur la route de Baan Tawai, le village des menuisiers. Arrêt sur le bas-côté, température ressentie 35°C, j'ai attendu une heure avant qu'un thaï me propose un coup de main. Réparation bricolée pour 200 bahts. Du coup, j'ai raté la visite prévue et mangé des satays frits au stand de la station essence, délicieux mais gras. Soirée au Chiang Mai Gate soi 2, bar routard rempli de Français. Bières Chang à 50 bahts, conversations superficielles avec des touristes. J'ai trouvé ça un peu vide comme moment. Là où j'ai vraiment connecté : samedi soir au Akha Hill Tribe market, petit marché artisanal en montagne, 45 minutes de route. Des femmes vendaient des textiles tissés main, du café fermier. J'ai acheté des bracelets à une grand-mère qui souriait beaucoup, 250 bahts. Elle m'a proposé du café à la cacahuète, goût sucré et étrange, mais son hospitalité m'a touché plus que n'importe quel monument. Temples, éléphants et une arnaquer à la rouletteVisite du Wat Phra Singh, temple dans la vieille ville. Or partout, stupas blancs, beaucoup de touristes avec des shorts trop courts. Les moines les ignoraient poliment. Entrée libre, donation 20 bahts. Gros piège touristique le jeudi : une agence m'a proposé une journée « éléphants en liberté » pour 1500 bahts. Promesse d'un sanctuaire éthique. C'était un camp traditionnel où les bêtes restaient attachées. J'aurais dû vérifier sur TripAdvisor avant. Session de bain avec eux quand même, mais j'ai senti la culpabilité en voyant leurs chaînes. Leçon apprise. J'ai également grillé 800 bahts au jeu de la roulette dans un bar (Spicy Gecko). Mec sympa qui « garantissait » un système. Évidemment arnaque classique. À l'hôtel, viande vache, j'en ai parlé au proprio qui a juste haussé les épaules. Dernier jour : détenteDimanche avant départ, j'ai trainé au Sunday Walking Street market (fermé les autres jours, ouvert 10h-23h). Énorme, bruyant, étouffant. Nourriture partout : crêpes à la banane, brochettes de poulet. J'ai mangé des mango sticky rice chez un vendeur répétée, 30 bahts. Sucre explosif, texture collante et chaud comme l'atmosphère autour. Dernier repas au restaurant Huen Phen, spécialité siam depuis 1910. Table en bois ciré, bouillon de poule parfumé, kaeng hang lay (porc au curry). 80 bahts. Endroit sans prise à touriste, clients locaux, bon signe. Propriétaire grognon mais cuisine impeccable. Vol Thai Airways retour 18h, j'avais laissé 200 bahts de pourboire à la guesthouse et mon scooter rendu indemne.
Les bons plans repérés sur place.
Doi Suthep temple au lever du soleil (5h d'accès, scooter 150 bahts) pour éviter la foule de 10h
Warorot Market le lundi matin pour le khao soi vrai (40 bahts sans enseigne), arrivée avant 9h
Akha Hill Tribe market en montagne (taxi 500 bahts aller-retour) pour les textiles tissés main et le café local
Huen Phen restaurant (vieille ville) pour le kaeng hang lay à 80 bahts, sans touriste
Baan Tawai village des menuisiers en scooter, mais vérifier le pneu avant de partir
Photos — Chiang Mai
Et au final.
Chiang Mai m'a montré la Thaïlande sans filtre : belle mais pas exempte de pièges touristiques et d'arnaque banales. Le rythme ralenti, les temples, les petits restaurants familiaux, oui. Mais les routes dangereuses, l'hygiène aléatoire, et cette impression d'être toujours légèrement arnaqué (transport, activités « authentiques ») m'ont empêchée de tomber dans l'adoration totale. Je reviendrais, mais plus vigilante.








