Comment ça s'est passé.
Arrivée à l'aéroport de Chiang Mai vers 14 h 30. Le premier choc : la chaleur humide, presque épaisse. L'air sent le diesel des tuk-tuk et les fleurs de frangipanier mélangées. On a loué un scooter Honda Click auprès d'un petit magasin rue Chiang Mai Land pour 150 bahts par jour (environ 4 euros). Erreur de débutant : on n'avait jamais piloté en Asie du Sud-Est. Les routes autour de la Vieille Ville sont un chaos organisé, les motos arrivent de tous les côtés, les feux sont plutôt des suggestions. On s'est installé au Ping Nakara Hotel & Spa, une belle guesthouse dans la Vieille Ville, à 1200 bahts la nuit. L'accueil y était personnel, pas du tout robotisé. Dès le lendemain matin, levé à 5 h pour voir le lever du soleil au Doi Suthep, le temple perché qui surplombe la ville. On y est montés à moto (grosse erreur de courage), en slalomant entre des camions de transport. Arrivé au temple vers 6 h 15, on était seul pour les premières minutes. L'air était frais, on sentait l'encens qui montait des autels, quelques moines commençaient leurs prières. Les marchés et la nourritureMarché Warorot (dimanche après-midi) : riz gluant aux mangues pour 30 bahts à un vendeur qui riait tout le temps. Les mangues étaient acides, pas sucrées comme prévu.Pad Thai au Huen Phen, restaurant local rue Rachadamnoen : 40 bahts. Excellent. On y est retourné trois fois.Marché de nuit Chiang Mai Gate (tous les soirs vers 18 h) : saucisses grillées au goût de coriandre, brochettes au poulet à 10 bahts. On a eu une légère intoxication alimentaire la nuit suivante. Rien de grave mais deux heures désagréables.Le moment le plus marquant : une rencontre avec Noi, une femme de 60 ans qui vendait des fleurs en tissu sur le marché. Elle parlait français, avait vécu à Marseille dans les années 1980. On a passé une heure à discuter, assis par terre. Elle nous a emmenés à son petit café derrière le marché où elle a fait du café de montagne. Goût sucré, terreux. On a échangé nos contacts Telegram mais sans illusions — on sait qu'on ne se reverra pas. Les temples et la religionWat Chedi Luang en milieu d'après-midi : pas grand monde, une chaleur qui tape vraiment. On a mal aux pieds après une heure de visite. Les fresques intérieures sont peintes à la feuille d'or, la plupart des touristes les ignorent complètement. On est restés bloqués 45 minutes au Wat Phra Singh parce qu'une cérémonie religieuse avait lieu. Les moines chantaient, un son profond et répétitif qui était étrange au début, puis presque apaisant. Les galèresOn a eu une crevaison avec le scooter en allant vers Baan Chang (le sanctuaire des éléphants). Le mécanicien du coin nous a demandé 400 bahts. On a dû attendre deux heures, assis dans sa petite échoppe qui sentait l'huile de moteur et la poussière chaude. Il regardait un feuilleton thaï à la télé. Pas sympa, pas méchant — juste indifférent. On s'est rendus compte qu'on ne parlait pas assez thaï pour négocier. Barrière linguistique classique. Baan Chang lui-même nous a déçu. Les éléphants avaient l'air épuisés, enchaînés sous le soleil. On s'est senti mal d'avoir payé 1500 bahts pour ça. On n'y est restés que 40 minutes et on a quitté. La visite du Musée Chiang Mai (rue Chiang Man) en fin de séjour nous a permis de mieux comprendre l'histoire locale. Entrée gratuite pour les résidents, 80 bahts pour les étrangers. Collections mal rangées, mais quelques pièces vraiment intéressantes sur le Royaume de Lanna. On a pris le bus de retour à Bangkok le 12e jour. Ligne Transport Co., départ 22 h, arrivée 6 h du matin. Neuf heures sur une banquette inconfortable. Un gars à côté de moi ronflait bruyamment. On s'est endormis en regardant des vidéos YouTube sur téléphone.
Les bons plans repérés sur place.
Doi Suthep au lever du soleil (départ à 5 h, seul jusqu'à 6 h 30, odeur d'encens et silence)
Huen Phen restaurant rue Rachadamnoen pour le vrai pad thai thaï à 40 bahts
Wat Chedi Luang en fin d'après-midi quand il n'y a quasi personne (15 h à 17 h)
Marché Warorot le dimanche, mangues fraîches à 30 bahts et ambiance de vrai marché local
Scooter Honda Click pour explorer autour de la ville (attention aux routes chaotiques)
Photos — Chiang Mai
Et au final.
Chiang Mai vaut vraiment le coup, mais la basse saison apporte aussi de la fatigue — l'air pollué, la chaleur vraiment oppressante l'après-midi, et des touristes partout malgré tout. On a adoré les rencontres humaines et les temples, mais la conscience morale sur le tourisme animalier nous a gâché un peu la fin du séjour. On y retournerait en novembre.








