Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport Ferenc Liszt de Budapest un mercredi matin, 7 h 30. Le bus 100E nous a déposés au centre-ville en 25 minutes pour 900 HUF (3 euros). Première impression : le froid humide de novembre mord les joues, et une odeur de châtaignes grillées flotte déjà dans la rue Andrássy. On a pris une chambre au Papillon Hotel, petit trois-étoiles sans prétention près de la place Deák Ferenc, 45 euros la nuit avec petit-déj buffet servi à 6 h 30. Le jour 1, nous avons flâné dans le quartier de Pest, un peu paumés. J'ai acheté une Flódni à la pâtisserie Szamos Marcipán (8,50 euros) – c'est une sorte de strudel aux pommes, raisins secs et noix, fondant à l'intérieur, croustillant dehors. Le goût sucré-salé m'a surprise. On a visité la Basilique Saint-Étienne gratuitement (fermée aux touristes mais ouvert à la messe de 17 h), puis direction le tram n°2 qui longe le Danube : environ 20 minutes depuis le centre, billet 850 HUF dans le kiosque Trafik. Le moment difficile : jour 2, nous voulions prendre le ferry Mahart jusqu'à Visegrád, une petite ville avec château médiéval en amont. Le bateau partait à 9 h de la gare fluviale Vigadó tér. Nous avons raté le départ de 15 minutes – un malentendu sur l'horaire, ma faute. Frustrant. Le suivant partait en fin d'après-midi. Du coup, on a dû reprogrammer. Mercredi-jeudi, les bains thermaux ont été notre repère. Nous avons choisi les Thermes Széchenyi dans le parc Városliget : 5900 HUF (18 euros) l'entrée journée. L'eau sent le soufre, forte, presque âcre. Les bassins sont immenses, l'eau jaune pâle à cause des minéraux. Il y avait environ 40 personnes dans l'eau chaude à 38°C malgré le froid extérieur – les Hongrois restent des heures là-dedans. Nous, on a tenu une heure. Les Thermes Gellért, de l'autre côté du Danube, sont plus compacts mais plus chics (6100 HUF). Préférence pour Széchenyi, moins cher et plus local. Pour manger, nous avons découvert deux restaurants différents. Le Café Gerbeaud (près du Bastion des Pêcheurs) : goulash à 3200 HUF (10 euros), correctement épicé, morceau de boeuf tendre, servi dans une assiette en grès. À côté, le Pálinka Shop vendait des alcools de fruits faits maison – on a goûté l'abricot (slivovitz), très sec, presque brûlant en gorge. Moins bon, le Mátyás Pince du côté touristique : cher, portions réduites, ambiance de théâtre pour touristes. 4800 HUF pour un poulet paprikash sans saveur particulière. Nous avons marché longtemps dans la rue Vaci utca (la principale zone commerciale piétonne), puis dans les petites ruelles du quartier juif avec sa Grande Synagogue. L'entrée à la Synagogue coûte 3500 HUF (11 euros), visite guidée incluse. Guide en anglais un peu pressé, mais on a vu les murs intérieurs, immense, froid, traces de restauration récente. Cimetière arrière à l'abandon, triste. Dernier jour, nous avons pris le bus n°16 depuis Pest pour monter au Bastion des Pêcheurs (Halászbástya), gratuit mais bondé de touristes. Vue sur la ville : c'est large, la Hongrie s'étale. Le Parlement depuis cette terrasse, c'est moins impressionnant qu'on le pense. Bilan nourriture : goûts forts, paprika partout. Pas toujours subtil, mais honnête. Les prix sont bas comparés à la France. Thermes justifiés, vraiment. Danube moins spectaculaire qu'en été, sûrement. Regret : nous n'avons pas eu le temps de visiter le musée des beaux-arts (fermé un jour).
Les bons plans repérés sur place.
Thermes Széchenyi dans le parc Városliget – bassins en plein air, eau minérale chaude, 5900 HUF, atmosphère locale authentique
Flódni à la pâtisserie Szamos Marcipán rue Andrássy – pâtisserie hongroise traditionnelle, 8,50 euros, saveur pomme-raisins-noix
Tram n°2 le long du Danube depuis Pest vers Buda – trajet touristique à prix local, 850 HUF le billet, vue dégagée
Bastion des Pêcheurs (Halászbástya) accès gratuit – terrasse panoramique au coucher du soleil, foule importante après 16 h
Café Gerbeaud près du Bastion – goulash traditionnel 3200 HUF, portion généreuse, ambiance locale tranquille
Et au final.
Budapest m'a laissé une impression de ville solide, pas glamour, avec ses habitués qui savent où aller et où ne pas aller. Les thermes valent le détour, les tarifs sont doux. Moins romantique que prévu, plus vrai. Je n'y retournerai pas forcément, mais sans regret non plus.







